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N°46 - Abusée, violée, sensible et pleinement vivante
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N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend
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N°44 - Cultiver la joie
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N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une Sexualité Sacrée - Pour quoi ? Comment ?
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N°41 - L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
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N°39 - Se séparer sans se déchirer
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N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
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N°37 - Amour, tendresse, fluidité
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N°36 - La fonction de l'orgasme
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N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rêver grand et vivre ses Rêves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La Gynéco autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
  - Agenda lunaire 2013 - N°3
N°28 - La fidélité : à qui, à quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
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N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
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N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
 
 
 
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La fonction de l'orgasme PDF - N36

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

03 édito / Karine Nivon
04 Sommaire
05 Ours / Cercles de Femmes
06 CARPE DIEM
07 L’air du temps / Frédérique Larcher
08 Astrologie mondiale / Michèle Raulin
10 énergie de saison / Sarah-Maria Samaya
12 corps accord
13 Réapproprions-nous le Savoir / Paola Broggi
14 Succulente ! / Saïda Désilets
15 Essences Féminines / Jutta Lenze
16 Matern'Elles / Carine Maia Phung
17 Balade Féminine / Hélène Cociovitch
18 La Révolution des Yoni / Sarita
20 Naturo Gynéco / Karen Morand
22 parfumer l’esprit
23 Courrier... CourriElle / Marion Delforge
24 Le coeur se livre / Julie Cabot Nadal
25 Célébrons la Femme debout / Christine Marsan
26 Le Rêve d'une femme / Jane Catherine Severn
27 dossier : LA FONCTION DE L'ORGASME
28 Une énergie illimitée / Benj. Rousseau Drouet
30 Fonctions de l'orgasme, mais qu'est-ce que l'orgasme ? /
Marie-Noëlle Lanuit et Jean-Claude Piquard
32 Des petites morts au grand saut / Katia ou Middaywoman
34 Orgasme, joie et plaisir vivant / Pierre-André Blanc
36 A la poursuite de l'orgasme / Almudena Ruiz Rey
37 Un air de métamorphose / Hélène Cociovitch
38 partage : L'ECOLOGIE GLOBALE
39 Une écologie globale... de l'être humain / Pierre-André Blanc
40 L'écopsychologie / Marie Romanens et Patrick Guérin
42 Ecoféminisme : vers un Intellect féminin radical / Mohammed Taleb
44 L'état du monde nous interroge / Geneviève Lebouteux
46 pour l'amour de l'art
47 Rubrikadabra : Yoga Bag / Karen Cayuela
49 gardiennes de la terre
50 Femmes de boue : Construire un mur tout en légèreté /
Nydia Solis Tzaquital
53 Faites-le vous-mêmes : Les produits d'entretien / Serena Deligny
54 nourritures terrestres
55 La diététique chinoise / Evelyne Aguilera-Aymard
56 Cuisine ayurvédique / Vibusha
58 Reportage : Festival du Féminin / Delphine Lhuillier
59 L'Agenda des Femmes
60 Bulletin de commande
62 Les possibles à partager
67 Petites annonces
68 Portrait d'artiste / Katarzyna Bruniewska-Gierczak

 
 

 

EXTRAIT

EXTRAIT DU THEME "LA FONCTION DE L'ORGASME" :

"Des petites morts au grand saut" - Katia BOUGUICHE :

" En fait l'orgasme est-il utile ? Comme l'art, il n'est d'aucune utilité, il est vital ! Vital à nous révéler la puissance de la vie, la déferlante de l'amour, le tremblement initial à toute naissance, la secousse qui délivre le fœtus ou le dernier spasme de libération à la mort. Secousse, spasme, contraction, toussotement, tremblement, bouillonnement, déferlement, explosion... les différents visages de l'orgasme comme un sursaut du vivant."

EXTRAIT DU THEME "L’ÉCOLOGIE GLOBALE" :

"Une écologie globale ...de l'être humain" - Pierre-André BLANC :

"La femme a une vision de la vie, de l’amour, de la formation et de la beauté qui est toujours globale. Elle réunit et rassemble tous les éléments et les particules d’une vie écologique. Son effort et son don d’elle-même pour former le vivant sont naturellement écologiques, ainsi elle garantit la pérennité de son travail sur la Terre."

...la suite dans la revue n°36...

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Et une fois encore, l’abondance généreuse de vos écrits déborde le panier des possibles de cette revue d’hiver, alors avec gratitude, voici les textes que nous aurions aimé partager également :

LA FONCTION DE L'ORGASME :

"L’orgasme" - Dr Gérard LELEU :

Nous parlerons de l’orgasme chez la femme car pour elle l’accès au plaisir suprême peut présenter des difficultés alors que chez l’homme ordinaire il est d’un automatisme sans surprise.

L’orgasme se définit comme un plaisir d’intensité maxima, de survenue soudaine, de durée brève mais qui peut se répéter, qui irradie localement mais aussi dans tout le corps. Il s’accompagne d’un état de conscience modifié : impression de félicité voire d’ivresse, d’amour débordant pour le partenaire, voire pour tout l’univers. Il est suivi d’une profonde détente et d’une jubilation qui chasse l’anxiété et les soucis.

Les points de départ de l’orgasme sont les sites érogènes bien connus : le clitoris, le fourreau vaginal et les mamelons. D’autres zones peuvent aussi déclencher un véritable orgasme tel le mordillement des lobules des oreilles.

Bien entendu, c’est le clitoris qui permet d’obtenir le plus facilement un orgasme, tout au moins quand c’est la femme elle-même qui le stimule ou bien une autre femme car seule une femme connait bien ce qu’il faut faire pour obtenir le summum du plaisir. Mais un homme aimant, adorateur de la féminité et prêt à s’initier à un érotisme plus raffiné peut arriver à combler sa femme.

Le vrai problème c’est l’orgasme vaginal par pénétration du pénis. Seules 3 femmes sur 10 l’obtiennent en début de carrière sexuelle. Pourtant la muqueuse vaginale comporte plusieurs zones érogènes : le fameux point G et les culs de sac vaginaux en particulier. Mais tous ces sites dorment, le vagin est « la belle au bois dormant », car contrairement au clitoris ils n’ont pas été –ou très peu- sollicités dans l’enfance et l’adolescence.

L’éveil du vagin se fera un peu à la fois à force de faire l’amour vers 25 ans voire 45 ans. Pour favoriser cet éveil il faut associer à la pénétration du pénis ou d’un jouet érotique une stimulation du clitoris. Et il faut que la pénétration se prolonge assez longtemps et que donc l’homme apprenne la maitrise de l’éjaculation.

Il faut savoir que l’orgasme peut revêtir toutes sortes d’intensité qui sont toutes valables : ce peut être de l’ordre du séisme, mais c’est aussi une douce volupté, comme en musique on a des symphonies ou des sonates. Ça peut être également un grand bonheur de sentir en soi l’homme qu’on aime.

L’obtention de l’orgasme vaginal est un « plus » auquel on peut aspirer. Ça ne doit pas être une obsession et son absence une tare comme le terrorisme de l’orgasme vaginal le fait croire. Car orgasmique vous l’êtes ne serait-ce que par le clitoris.

« Le nouveau traité des caresses » Docteur Gérard Leleu Editions Flammarion

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L’ÉCOLOGIE GLOBALE :

"La rencontre qui a bouleversé ma vie" - Alexandra DUGAST :

MAASAÏ : La rencontre qui m’a permis de me reconnecter à mon féminin.
En 2009, je suis allée à la rencontre du peuple Maasaï. Ce peuple de guerriers pacifiques, nomades et emblématiques d’Afrique de l’est.

Dés que je suis arrivée sur leur terre, je me suis sentie chez moi à ma place, ce sentiment, je ne le connaissais pas. C’était très nouveau et il me montait du tréfonds de mon ventre, de mes entrailles, l’envie de crier « FREEDOM » !!! C’était bouleversant.
Au contact des femmes et des hommes de ce peuple, j’ai senti l’appel de mon être profond, de mon âme, me disant qu’il était temps de ré-ouvrir mon cœur à moi-même, aux autres et surtout à cette force universelle du cosmos. Cette force, les Maasaï la nomment ENK’AÏ. C’est leur Déesse unique (le Féminin Sacré) avec qui ils sont en contact en permanence dans une grande humilité, intimité, douceur et gratitude.

Il n’y a pas de dogme, chacun vit sa relation à ENK’AÏ d’ÂME à ÂME. La Déesse-Mère est au ciel mais elle vit également en eux au point que les Maasaï disent : « La Déesse-Mère et nous sommes égaux ».
J’ai vécu cette connexion sur leur terre, je l’ai ressenti vibratoirement dans tout mon corps et mon âme et, comme mes sœurs et frères Maasaï, je me suis très vite sentie vivre au rythme de l’univers et non plus à celui de mon mental. Prier et rendre grâce à ENK’AI au lever du soleil, en marchant dans la brousse, en exécutant les tâches quotidiennes …tout cela en étant dans un état de joie permanent très naturel. Etat qu’il nomme : « ENCHIPAÏ ».

Les Maasaï ont cette conscience de n’être jamais seuls ; ils sont reliés à leur Déesse mais aussi à tous les Êtres. Ils ne vont jamais seuls et sont dans une ouverture merveilleuse à l’autre qu’ils considèrent comme un prolongement d’eux-mêmes.
Je me suis sentie pour la première fois de ma vie accueillie sans aucun jugement, sans aucune attente, juste dans une bienveillance pleine de douceur et d’amour. Légèrement déstabilisée au début, j’ai très vite et naturellement perçu en moi un grand changement. Plus besoin de masque, plus besoin de jouer à faire semblant et surtout un éveil accru de mes sens au contact des autres, de la nature et du cosmos.

Leur philosophie de vie est d’être dans la non résistance et ouverts à tous les signes, qu’ils proviennent de la nature ou encore de tous les êtres vivants. Ils ne sont jamais dans la dualité mais ont acquis la certitude tranquille que dans la vie tout fonctionne par paires. Ils sont donc dans l’accueil de tout ce qui arrive et remercient en permanence la Déesse-Mère pour les joies comme pour les difficultés qui sont autant d’épreuves pour grandir et éprouver leur foi totale envers ENK’AÏ. Et tout cela dans l’amour. Hommes et femmes cultivent et font grandir à chaque instant leur sensibilité féminine. Au point qu’en vieillissant les hommes se féminisent dans leur prénoms. La féminité (entendre le Féminin Sacré) est le reflet d’une grande force mais aussi d’une grande fragilité ; elle est le miroir de l’harmonie intérieure.

Cette fragilité, les Maasaï en prennent grand soin. Ils sont particulièrement attentifs aux autres, qu’ils entourent de tous leurs soins à certaines périodes de la vie comme l’enfance, la vieillesse, la maternité….ou toutes périodes de transitions ou nous sommes plus ou moins fragilisés.

Le contact charnel est important dans leur culture, je me souviens d’avoir été surprise d’être caressée sur les bras pendant que je discutais avec mes amies Maasaï. Ces échanges physiques sont des signes de douceur, d’amour et d’accueil total de l’autre. Une façon de dire à l’autre que l’on est totalement attentif à lui. Deux hommes ou deux femmes qui se retrouvent vont se prendre par la main et se caresser les bras tout en marchant et discutant.

Il n’existe pas de rapport hiérarchique chez les Maasaï chacun est son propre chef et respecte l’autre comme lui-même. Au même titre, il n’y a pas de rapport de possession ou de soumission entre les hommes et les femmes. Les hommes peuvent avoir plusieurs épouses et les femmes des amants. J’ai été très touché de voir combien les femmes d’un même mari n’avaient entre elles aucune jalousie, mais bien au contraire un vrai rapport de sororité. Chacune prenant soin des enfants de l’autre, s’organisant entre elles pour gérer la venue du mari dans leur maison (chaque femme construit sa maison et celle-ci lui appartient) en fonction de leur cycle respectif pour contrôler la venue des grossesses. Leur relation respire l’amour la joie et la gratitude. Ensemble, au quotidien elles effectuent des taches parfois difficiles comme aller chercher de l’eau, du bois…mais tout cela se fait dans la joie et le plus souvent en chantant. Ce sont des chants qu’elles inventent souvent et qui sont repris en cœur pour remercier leur Déesse.
Ils vivent au rythme de la nature et savent parfaitement la préserver, s’en servir pour se soigner et se nourrir (juste des plantes car ils ne chassent pas). Chaque femme et chaque homme a la connaissance des plantes et des rythmes de la nature. Leur écologie interne est totalement en accord avec l’écologie extérieure. C’est une triade parfaite. Cosmos, nature et être Maasaï forment un écosystème merveilleux.

Aujourd’hui je suis atteinte d’une maladie très douce : il s’agit de la « Maasaïitis » (maladie d’amour pour les Maasaï) et chaque jour je tente de mettre en application dans ma vie leur spiritualité qui agit écologiquement dans l’ici et maintenant.

Dugast Alexandra
dugast.alexandra@gmail.com

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"L'Echo du logis ou l’écologie" - Odile MONTEIL :

L'écologie pour la Terre et l'appel de la Grande Déesse sont les miroirs de notre Corps représentant notre Maison et notre Âme : l'écho de notre Grande Mère.

L'écho, celui qui se répercute partout et répète à maintes reprises.
Notre Habitation, notre Corps et notre Terre sont notre logis.
Nous parlons beaucoup d'écologie pour la Terre Mère, et en faisons notre chemin de Conscience.
Nous prenons soin de notre jardin, achetons et mangeons bio, utilisons des produits respectueux pour l'environnement, pour nos corps, notre maison, notre jardin.
Nous recyclons et limitons nos déchets... Tout ceci est bien bio.

Mais n'oublions pas la loi de la résonance, la loi de cause à effet... Ce fameux ECHO .
Notre Terre nous parle, elle nous manifeste ce qui ne va pas, se mets parfois en colère !
Tout autour de nous, la violence, les abus, la guerre, la pollution en tout genre nous désolent.
La terre nous parle et répète prenez soin de moi, prenez soin de vous !!!

L'écologie passe par chacun de nous mais pas uniquement à l'extérieur.
- Il serait souhaitable que nous nous occupions des guerres intérieures qui nous traversent et de les faire cesser. Il serait judicieux de prendre le temps de sentir ces émotions qui nous empoisonnent et de nous en libérer, en les accueillant, en regardant d'où elles viennent, en les exprimant.
Comme par analogie nous projetons la symbolique de l'eau pour nos émotions, alors nous pouvons sentir que les émotions polluent nos eaux intérieures et par répercussion les eaux de Terre Mère.
- Les pensées négatives qui passent et parfois tourbillonnent en nous, nous « plombent », nous font tourner en rond, nous empêchent d'avancer dans la « bonne » direction.
Comme cette convention symbolique est représentée par l'air, alors nous pouvons voir ces « chimique trails » balayer notre ciel, les gaz d'échappement envahir les villes, les usines polluer l'atmosphère.
- A chaque fois que nous nous faisons abuser sans rien dire, sans réagir, par peur de perdre l'autre, de perdre notre travail, ou bien parfois par ce que nous croyons que nous le méritons,
dès que nous nous maltraitons en n'écoutant pas notre corps, en acceptant la pression extérieure, de cause à effet nous acceptons inconsciemment les abus contre notre Mère Terre.
- A chaque fois que les Peuples Premiers sont maltraités (ce qui est le cas chaque jour d'une manière ou d'une autre) cela nous parle de notre Âme, de notre sagesse ancestrale, de cette partie en nous qui sait, que nous refusons d'écouter, de laisser s'exprimer...
- Dès qu'un Enfant souhaite prendre son envol, exprime ce qu'il souhaite faire ou être, bien souvent nous lui « coupons l'herbe sous le pied » (l'expression est bien parlante !).
C'est à notre Enfant Intérieur ou Femme ou Homme d'aujourd'hui à qui nous ne donnons pas sa juste place ! « Nous souhaitons le meilleur pour nos Enfants » : Est ce une logique sociétale ou une réalité bienfaisante pour eux ? Qu'est ce que le meilleur si ce n'est que de réaliser ces rêves, Être et agir selon notre Être Divin. C'est pour moi comme une déforestation, de ne pas nous laissez être et ne pas laisser nos enfants être ce qu'ils souhaitent.

Cet Écho du logis, qui dénonce ce que nous nous faisons et cette écologie peuvent elles ensemble changer notre humanité ?
J'en suis sure ! je suis persuadée que nous pouvons nous entraider à prendre soin de nous comme de notre Mère Terre. Que nous pouvons accepter nos erreurs, nos maladresses, nos ombres comme faisant partie de cette humanité en pleine transformation.
Prenons soin de nous, prenons soin de nos enfants, alors nous pourrons voir les changements sur la Terre et retrouver cette harmonie qui nous tient tant à cœur.

Monteil Odile
Soin énergétique, Massage, Méditation au tambour, Hutte à sudation pour Femmes, et Transmission des Enseignements du Conseil des Anciennes des 13 Lunes (mars 2015).
ee.odile@yahoo.fr


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"La source" - Isabelle SYLVIN :

L’eau, la terre, la végétation demandent à être soignés, les créatures aussi, l’humain y compris. Comment se fait-il que celui-ci détruise autant autour de lui? Et si on commençait à prendre soin de lui tout petit, ne serait-il pas amené à reproduire ces gestes bénéfiques?

Un hêtre est tombé ce matin, lui qui avait vu tant de vies passer. J’ai contemplé son tronc rompu, des larmes ont ruisselé sur mes joues et une longue méditation est venue m’habiter. En voici les fruits :
Des forêts sont dévastées par l’homme, des sources d’eau potable sont souillées, des espèces animales entières sont anéanties voire massacrées par ce même homme, des conflits et des guerres absurdes rendent la vie d’humains horribles. Deux possibilités s’offrent à moi qui me sent innocente de toute cela : soit je pense que c’est une fatalité (et je déprime ou je m’enferme dans des illusions), soit je m’attelle à faire ma part et je me réjouis de chaque goutte de bonté et de beauté que mes mains avec celles de mes sœurs et frères accomplissons.
Le mot « écologie » vient du grec oikos qui signifie « maison » et logos, « la science », « la connaissance ».

Ma maison, c’est déjà mon corps. Reconnaître son besoin de dormir ou de manger sainement est essentiel, et cela dès le plus jeune âge. Bien des maladies prennent leur origine dans le manque de sommeil ou une nourriture manquant de fruits et légumes frais ayant poussé naturellement. Il est si important de savoir repérer plusieurs fois par jour, si j’ai mal quelque-part. Ai-je besoin de plus de lumière? Une balade me ferait tant de bien... Ai-je besoin de détendre et fortifier mon corps? Nager une heure cette semaine devient impératif… Mais mon corps n’est pas seul à demander à être écouté.
Mon âme a tellement soif de reconnaître le caractère sacré de toute trace de vie. Merci pour l’eau, sacrée, qui constitue 75% de mon corps! Merci pour le chant des oiseaux, que j’ai tant envie d’imiter! Merci pour les regards purs que je viens de croiser! La louange désaltère mon cœur de sa source joyeuse.
Qu’en est-il des liens entre les habitants de la maison? Ils prennent forme dans l’accueil qu’on leur a offert dès leur naissance. Oh combien j’aimerais que toute femme, quelle que soit sa situation, caresse son ventre qui s’arrondit, soigne ses pensées, se protège des influences qui pourraient être nuisibles, cultive la douceur et la tendresse! Oh combien je souhaiterais que chacune puisse naturellement donner vie dans la confiance, l’intimité, le bonheur! Oh combien je rêverais que toutes puissent savoir que leur lait d’amour est un liquide précieux et irremplaçable et que leur bébé n’a pas la capacité de concevoir de caprice, mais est un être tout dépendant d’elle! « Je suis là pour toi mon bébé chéri, je suis si heureuse que tu existes, je suis si heureuse de t’accompagner et de te raconter la vie. » Que je désirerais que chacune murmure cela au creux de l’oreille de son tout-petit! Chaque bébé a le droit d’être porté, « d’avoir les bras », d’être câliné, cajolé inconditionnellement, d’avoir des temps où l’on rit avec lui, où l’on danse et joue avec lui, où l’on chante pour lui, sans lui prêter des intentions malignes ou manipulatrices qu’il n’a pas. Accompagné ainsi, le petit est dans la confiance, la sérénité et la joie. Il n’a pas besoin d’ « obéir », il n’a pas à être « dressé », ou à chercher à « être sage » : il suit l’adulte, il sait que celui-ci ne lui veut que du bien. L’amour attire. Les moqueries, les désirs de domination écrasent et font fuir l’enfant. L’écologie des relations entre adultes prend ses racines dans cette vie affective. J’ai la mémoire des bras et du cœur de celui ou celle qui s’est occupé de moi enfant. Tant que je n’ai pas senti, dans mon corps, dans le regard, dans la douceur de la voix d’une personne que l’amour est un puits intarissable, hélas j’errerai et parfois même, prendrai les chemins des destructions.

Ma relation à l’environnement en est donc fortement influencée. Si je me sens accueillie dans cette vie, quel besoin ai-je de vouloir exploiter? J’ai déjà ma place. Je ne suis pas poussée à jalouser, encore moins à tuer. J’observe la vie autour de moi : celles des personnes qui vivent autour de moi, mais aussi des animaux, la beauté des couleurs, des lumières, des mouvements de la nature. J’en apprends que chaque chose a sa place, comme moi j’ai la mienne. J’apprends aussi que chaque chose et chaque être est unique, avec sa propre histoire et ses particularités.
Mais que faire si je crois que la fatalité m’englue forcément dans des souffrances dont je ne suis même pas responsable? Ou si même je n’ai pas conscience que ma vie passe tandis que je vois les images de mon écran défiler?
Il est temps de l’éteindre et de comprendre que chaque seconde peut être vibrante de vitalité, y compris quand ce sont des secondes de bon repos dont j’ai tant besoin. Il est tant de soigner mes plaies pour ne pas les faire suinter sur les autres, notamment mes enfants ou sur mon chat, mon chien, ou mes collègues ou mon homme ou ma femme. Il est tant de leur offrir bienveillance et pensées positives, qui cherchent à comprendre, à compatir, à voir et à mettre en valeur leur beauté. Si mon regard s’arrête sur ce qui ne va pas, que ce soit pour en comprendre la source et comment trouver une solution : trouver le geste tendre, la parole apaisante, le regard de gentillesse ou le silence de vérité.

Ce jour-là, quand je rêve d’un monde meilleur, j’imagine que chaque être humain prenne conscience de prendre soin de la vie, de l’infiniment petit à l’infiniment grand et de ne pas oublier, de planter, de temps à autre, quelques faînes, aux détours des promenades, en respirant à pleins poumons et en se sentant libre de lever la tête vers les branches magnifiques, ouvertes comme des bras généreux et bons qui bercent le vent.

SYLVIN Isabelle
Animatrice d’ateliers parents-bébés
isylvabell@yahoo.fr
Blog : Un Nid de Douceur, unniddedouceur.blogspot.fr


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"Je suis en vie, pas contre elle !" - Yann MARTY :

Une confiance et une reconnaissance faite aux femmes équivalente à celle faite aux hommes : sujet de société ou question vitale ? Les deux, bien sûr, mais si on évoque régulièrement le premier aspect, le deuxième semble ne pas exister. Il est pourtant tellement nécessaire...

Socialement, on pourrait résumer la situation par «Nous essayons de faire mieux», et puis un curieux goût reste derrière, quelque chose de lourd, d’inidentifiable empêche d’y croire. Un nébuleux sentiment que c’est tellement plus profond, global. Et vient cette phrase des indiens Kogis «on ne peut pas créer un futur si on ne sait pas qui on est et d’où on vient». Tellement évidente. Pour changer les choses, il faut comprendre qui nous sommes, donc d’où nous venons. Juste trouver un début à ce déséquilibre homme/femme que nous vivons aujourd’hui, donc trouver quelques traces d’un équilibre précédent.

Des expressions d’équilibre homme/femme sont bien perceptibles à travers les monuments mégalithiques. Les dolmens, tumulus, cairns sacralisent les profondeurs de la terre, l’eau, la mort et la naissance : une symbolique féminine. Menhirs, pierres levées sont adressés au ciel, à la lumière, expriment un élan : symbolique masculine. La formes de ces sites sont très explicites. Le troisième type de mégalites, les cercles de pierres, sont symbole d’équilibre : seule forme dont aucun point n’y est plus important qu’un autre. C'est un espace de rencontre et de co-création. A travers les sites mégalithiques, la volonté d’équilibre féminin/masculin est assez évidente. La sacralisation de ces ensembles montre que cela constituait l’essence même de l'existence de ces peuples dans le vivant.

Les premières traces tangibles de désacralisation du féminin apparaissent à travers le mythe de «Gigamesh» en 2800 av. JC 1. L’homme veut explicitement réduire, détruire le pouvoir de la Déesse. Il veut devenir un «Dieux», c’est-à-dire faire entrer sa vie dans un autre temps que sa dimension humaine : il devient l’origine qui traversera le temps. Destruction, viol systématique, négation pure et simple de l’existence de l’autre, la femme, la prêtresse, la Déesse. L’objectif n’est pas seulement la volonté de mettre à terre, mais aussi celui de faire disparaitre, de faire oublier l’existence même d’une histoire précédente. De fait, nous parlons de «préhistoire».

Depuis ces temps, la constance de la dynamique prendra une dimension civilisationnelle, la moindre résurgence d’un pouvoir féminin sera systématiquement écrasé. Ce mouvement trouvera son terme avec la «chasse aux sorcières» qui est une volonté de solution finale : l’éradication déterminée des savoirs féminins. Cette folie durera 400 ans et se terminera vers 1750. C'est-à-dire hier ! 4500 ans de réduction et de destruction de ce qu’est et représente la femme, et nous voilà au siècle des lumière dont l’objectif est de «dépasser l'obscurantisme et de promouvoir les connaissances». Le berceau de la science... masculine. L’homme pose les bases du monde fondé sur la science que nous connaissons. Aujourd’hui, la vie normalisée est-elle possible sans cette science ?
L'environnement social dans lequel nous vivons est fondamentalement masculin. Dans ce contexte-là, il est devenu possible de parler de parité et les femmes ont pu ouvrir les portes de l’université... pour apprendre le savoir des hommes.

Le problème, c’est que ce monde fondé sur le masculin nous mène à de tels déséquilibres (biodiversité, climat...) qu’il devient nécessaire d’identifier pourquoi l’homme s’est lancé dans une telle lutte contre le pouvoir/pôle féminin ?
Une seule réponse me semble être à la mesure de la question : la volonté d’exister en soi, de ne plus dépendre du pouvoir immense de la femme. La vie passe par elle, le principe se passe en elle. Elle est le centre. L’homme, pour se relier au principe du vivant, à la co-création, ne peut qu’être autour d’elle, aller vers elle. Sans elle, il ne fait pas partie de la vie. Il est certainement devenu insupportable que sa sacralité passe nécessairement par la sacralité de la femme. Par cette volonté égotique, l’équilibre fondamental du «trois» (cf. les trois sites mégalithiques - les deux pôles qui génèrent l’oeuf...), tellement perceptible au néolithique, a été rompu : l’objectif n’est plus de participer au principe du vivant, mais de valoriser, de diviniser un pôle.

Depuis ce temps, l’homme est sorti du principe de l’équilibre du vivant, et l’ensemble de l’humanité a été entrainé dans cette quête complètement inconsidérée et dévastatrice. Françoise d’Eaubonne en initiant la notion «d’écoféminisme»2 parle précisément de ce sujet.
Les effets de ces 5000 ans de conquête mortifère nous obligent à constater que la reconnaissance du féminin et du masculin sans prévalence est un principe fondamental qui, s’il n’est pas respecté, met en péril l’équilibre vital.

Question : comment parler d’un tel sujet sans être dans la veine masculine, démonstrative, analytique (comme je l’ai fait ici, quoi !) ? Comment parler de cela par nos actes, le cœur et l’émotion ?
Et si chacun-e imaginait SA façon propre de le vivre et de le communiquer ? Vos différentes approches génèreraient une belle diversité d'expressions !
Bon, je fais une proposition (qui n’aura aucun sens sans les votres !) : Exprimer qu’humains nous faisons partie du vivant ? Faisons tomber les signes de notre appartenance à ce monde en rupture avec la vie : dénudons-nous. Exprimer une sacralité sans la prévalence d'un pôle ? Utilisons l’art pour mettre une intention, une révérence : peignons-nous intégralement ! A l’assemblée nationale ou dans un meeting de marchands d’armes ? Et, pour la compréhension des observateurs, peut-être ce message : «Je suis en vie, pas contre elle».

Aller, à vous de jouer, à vous de proposer...

1 : Avant les Dieux, la Mère universelle - F. Gange (Landa ed.)
2 : Le féministe ou la mort - F. d’Eaubonne (Ed. P. Horay)

Marty Yann,
éditeur, auteur
www.landa-edition.fr
yann.marty1@free.fr

 

 

GALERIE

 

 

PORTRAIT DE FEMME

Jane Catherine Severn
La Menstrualité, le Saint Graal de notre temps

Jeune femme en Nouvelle-Zélande, je détestais mon cycle menstruel qui me faisait sentir maussade et inférieure. On m’avait dit que c’était la malédiction d’Eve, la punition de la femme. Puis un jour, je l’ai appréhendé sous un œil différent. J’ai réalisé que le cycle des femmes s’accordait avec celui de la Lune. J’ai alors senti la terre bouger sous mes pieds et tout changer en moi : je suis parfaitement conçue, comme la Lune, c’est-à-dire changeante. Moi et toutes les femmes.

Toute excitée, j’ai recherché plus d’informations sur ce sujet merveilleux. Je n’ai trouvé qu’un silence mystérieux, un vide, une souffrance. Je me suis donc résolue à poursuivre mes recherches ailleurs. Le seul endroit pour résoudre ce mystère était de sonder le corps et la vie des femmes. Aussi ai-je appris à connaître le langage secret des hormones. Là, lors les changements mensuels et des périodes de transition de la vie des femmes, caché de tous, tel le Saint Graal, j’ai pu trouver un trésor enfoui, une connaissance complexe et exquise, parfaite et résolue qui m’ouvrait à un autre monde. Ce savoir appartenait à toutes les femmes.
Le travail de ma vie serait de le leur restituer.

En effet, en chacune de nous réside un modèle merveilleux : la matrice à travers laquelle s’opère le développement du Soi de la femme. Sous l’influence des hormones, cette merveilleuse matrice s’exprime à travers les 4 « M » de l’existence des femmes : la Ménarche ou premières règles, les cycles Menstruels (au jour le jour), les grands changements de la Ménopause et l’étape suprême de la Maturité. Or, bien que chaque femme du monde vive cette réalité complexe et sacrée, elle ne porte pas de nom. Mais alors, comment se reconnaître dans un modèle qui n’est pas nommé ? Aussi en 2001, ai-je créé mon rêve, Luna House et le terme « Menstrualité » pour que l’on puisse parler de soi d’une nouvelle façon.

Les 4 « M » de la « Menstrualité » sont un Tout holographique dans lequel chaque partie est intimement reliée aux autres. Comme les fonctions et les changements du corps, la « Menstrualité » contient toutes les variations d’humeurs, d’énergie, de conscience, d’émotions et d’états spirituels qu’expérimentent les femmes au fil de ces 4 « M ». Une fois que nous connaissons la raison d’être de ces fluctuations, elles ne sont plus sources de souffrances. Commence alors le travail de l’alchimiste intérieur qui nous forge, nous distille et nous affine en des êtres complets.
 

 

 
 

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