Rve de femmes
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N°46 - Abusée, violée, sensible et pleinement vivante
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N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend
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N°44 - Cultiver la joie
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N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une Sexualité Sacrée - Pour quoi ? Comment ?
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N°41 - L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
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N°39 - Se séparer sans se déchirer
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N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
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N°37 - Amour, tendresse, fluidité
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N°36 - La fonction de l'orgasme
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N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rêver grand et vivre ses Rêves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La Gynéco autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
  - Agenda lunaire 2013 - N°3
N°28 - La fidélité : à qui, à quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative
N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité
N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
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L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF - N25

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

3 édito - Karine NIVON
4 Appel au Don
5 Parole de terienne - Céline PORET Le travail collaboratif, un outil de développement personnel
6 nouvelles du Ciel - Michèle RAULIN
7 ENERGIE ET RITUELS DE SAISON Au coeur de l'hiver - Delphine LHUILLIER

8 DOSSIER : L'argent, une valeur féminine ?
9 L'argent au féminin - Patrick VIVERET
10 L'Argent, une valeur féminine - Vanessa MENDEZ
11 Argent, individualisme et éthique - Philippe LECONTE
13 La suffisance... Une valeur féminine ? - Lynne TWIST
15 Nouvelle économie et Monnaies plus YIN ? - Marc LUYCKX GHISI
17 L'argent et le féminin dans le zodiaque - Michèle RAULIN
19 N'attends pas la crise... Entre dans le J.E.U. ! - Amaryllis

20 PARTAGE : Décoder le calendrier Maya
21 Le calendrier MAYA : un outil d'actualité - Philippe WEBER
24 Vivre le Calendrier des 13 Lunes - Emilie METAIS
25 Comprendre le lien fondamental entre les calendriers et la conscience - Eden SKY

28 Thérapies gourmandes - Bastienne MERCIER
29 Les possibles à partager
34 Abonnement
35 Le rêve d’une femme - CatSay
36 Portrait d’Artiste - Shiloh sophia mcCloud

 
 

 

EXTRAIT

L'Argent, individualisme et éthique

L'argent, un des canaux par lesquels nous sommes reliés au monde.
Par quoi suis-je en relation avec le monde ? À cette question, les uns pourraient répondre : par mes relations avec les autres humains, ceux qui prennent soin de moi et ceux dont je prends soin. D'autres diraient : par mes liens avec la
nature, par l'air que j'inspire et que j'expire, par la lumière, par la chaleur, par la nourriture que j'ingère et ce que je rejette… D'autres encore diraient : par la beauté qui émane du monde et par la beauté que j'apporte au monde. D'autres pourraient ajouter : par le pouvoir dont je dispose sur le monde, du fait de mes droits de propriété ou du fait des fonctions que j'exerce. D'autres alors corrigeraient : par la responsabilité avec laquelle j'exerce ce pouvoir.
à cette liste très incomplète, il me semble qu'il faudrait encore ajouter l'argent, la monnaie. C'est un autre canal de relation
au monde qui est devenu presque universel aujourd'hui. Le contenu de nos porte-monnaie et de nos comptes en banque est lié à celui des personnes avec qui nous échangeons.
Chaque fois que l'un monte, un autre descend d'autant. Nous sommes en quelque sorte soudés les uns aux autres par nos portemonnaie et nos comptes en banque. Et la nature de cette soudure est la parole, la parole au sens où l'on dit : « Je tiens ma parole ».
Les pièces, les billets, les écritures bancaires ne sont que les traces visibles de ces paroles. Et l'on cherche à punir ceux qui ne respectent pas leur parole. Et l'on s'étonne de découvrir que de la monnaie peut être créée à partir de « rien ». Évidemment, si la parole n'est rien, alors la monnaie n'est rien. Ceux qui n'ont pas confiance dans la parole préfèreront
échanger leur « monnaie-rien » contre de la marchandise pesante et trébuchante, de l'or par exemple, qui tire sa valeur de l'existence d'un marché. Mais la réalité est complexe parce qu'une marchandise comme l'or peut recevoir certains des attributs de la monnaie.
Il faut revenir à l'essence. Une monnaie se reconnaît par le fait qu'un compte monte quand un autre descend ou qu'un portemonnaie gonfle quand un autre se vide. L'argent est un entre-deux ; il nous soude tous les uns avec les autres sur cette planète.

La monnaie est une affaire de femmes
En inventant le micro-crédit, Muhammad Yunus [1] a découvert que c'est aux femmes qu'il devait prêter. Elles tiennent
mieux leur parole et sont donc de meilleures créatrices de bonne monnaie. Bernard Lietaer [2] va plus loin. Il soutient qu'il y a une relation entre la vénération de l'archétype féminin de la Déesse mère et l'apparition d'un système monétaire qui fomente une abondance durable. Il en cherche la trace jusque dans ces innombrables statuettes préhistoriques,
ces Vénus aux formes rebondies que l'on trouve partout. Plus près de nous, c'est souvent la femme qui, dans le couple,
tient les cordons de la bourse. Et pourtant, le monde de la grande finance est pour l'essentiel une affaire d'hommes et le monde financier est en grand déséquilibre. Ne faudrait-il pas que de véritables inspirations féminines apportent une vision plus généreuse des processus qui gouvernent la monnaie, et ramènent ainsi la prospérité ?


... la suite de cet article dans la revue n°25...

Philippe Leconte

www.lanef.com

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ci-dessous, VOS ECRITS qui ne sont pas parus dans la revue, faute de place

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Avoir ou être ? ... un cheminement aux facettes argentées ...

Le témoignage d’une femme. Un chemin qui se trace à travers les acquis, les croyances. Une quête faite de choix et d’expériences. Une ouverture à la vie et à son abondance.

Je suis issue d'une famille avec un fort patrimoine, de hauts revenus, une culture bourgeoise et protestante. L'argent n'avait pas d'histoire, pas d'odeur, il coulait de source, il n'y avait aucune reconnaissance ni conscience d'abondance, on en disposait, on n'en parlait pas.
Une autre particularité était que les femmes avaient depuis deux générations un très haut niveau d'études et leur indépendance financière avec un très bon salaire.
L'argent servait à nourrir la famille, à assurer une bonne éducation selon les critères du milieu, à payer les personnes qui s'occupaient des enfants et de la maison.
Les besoins fondamentaux étaient filtrés par le devoir et la raison, considérés dans l'austérité et toute forme de plaisir sensuel était coupable.

Mon adolescence, baignée dans la mouvance post soixante-huitarde, a marqué la rupture.
Rejetant les valeurs familiales, j'ai fait des études courtes pour obtenir rapidement mon autonomie. A 20 ans je gagnais ma vie, vivais en communauté et rêvais d'un monde où partage et égalité seraient les maîtres mots et où il ferait bon de se la couler douce.
J'ai passé alors toute une première partie de ma vie à chercher à me construire, dans un conflit permanent entre mes origines et ce qui essayait d'émerger du fond de moi.
J'étais boulimique depuis l'adolescence et j'alternais des phases de compulsions et des phases de restrictions sévères. Niant ma féminité, niant l'écoute de mes besoins réels, je suis partie à « la conquête du monde », fière de mon indépendance, travaillant et voyageant, bâtissant ma vie sur des valeurs masculines.

Ma relation à l'argent suivait également des cycles de contrôle et de relâchement. J'étais tantôt fourmi frustrée, tantôt cigale culpabilisée. J'obéissais aux injonctions de mon ego perturbé, de mon mental défensif. J'avais construit un système autarcique pour être sûre de n'avoir besoin de personne et de ne rien devoir à quiconque, un système anxiolytique pour ne pas ressentir les blessures profondes.
J'avais deux professions, travaillais parfois le jour et la nuit, je mettais les bouchées doubles pour assurer… l'ordinaire. J'étais fière, je me croyais autonome, je gagnais ma vie comme les masses laborieuses. J'avais un pied dans le système, un autre dans la marginalité, je bannissais la richesse coupable de tant d'injustices !
Je n'avais pas compris que je censurais en permanence le plaisir, la fluidité, l'abondance ; mon inconscient me poussait au contrôle, à l'efficacité, la quête de la perfection, de la justice.
Le résultat en a été, entre autres, une longue période de pauvreté, de refus des règles établies et de célibat.

En thérapie depuis longtemps, je faisais toutefois de plus en plus les liens entre tous ces bouts de moi qui cherchaient à s'exprimer et à trouver une cohérence.
La pratique du massage m'a fait sortir de mon système autarcique.
Elle a commencé à transformer en profondeur la relation à mon corps, à ma féminité, à mes besoins profonds, aux désirs existants. Elle a enfin validé toute la place de l'intuition et du ressenti. Elle m'a ouvert également à l'expression de soi, à la communication, au lien intime authentique avec l'autre, à l'interdépendance.
Et petit à petit, j'ai pu entrer dans les valeurs plus féminines de l'argent : énergie, potentiel, circulation, échange, donner, recevoir, faire confiance, lâcher prise, ouverture, abondance.
J'ai compris que j'avais connu, dans ma famille, une sécurité financière en lien avec des valeurs patriarcales, mais le lien à la Vie elle-même était fait de restriction, de fermeture, de peurs. L'argent servait à asseoir une position sociale, à assurer un patrimoine, donnant une fausse sécurité. Il était utilisé chichement, stocké ou donné par charité. Il ne circulait pas librement, joyeusement.

S'en est suivie une autre période de vie, où, forte de ces expériences, j'allais construire une famille qui ne ressemblerait évidemment pas à celle dont j'étais issue !
C'était oublier le pouvoir de l'inconscient, de l'égo... Et puis il me restait quelques leçons à apprendre.
Une maternité tardive m'a chavirée, transformée, me reliant à l'universalité des femmes, de leur corps et m'a fait plonger dans une couche profonde de mon être-femme.
Les blessures mal cicatrisées se sont rouvertes, le lien à mon arbre généalogique actualisé.
Il me fallait prendre conscience d'où je venais, ma mère, ma terre, mes racines et où j'allais, mon père, mon ciel, mes branches. Il me fallait encore réparer, pacifier.
Et décider de ce que je souhaitais vraiment pour moi !
Toute une partie de moi s'ouvrait à l'accueil, à la douceur, à la fluidité, au dialogue, à la confiance, à la danse de la Vie.

J'ai réduit mon niveau de vie, travaillé à mi-temps, j'ai materné mon enfant, j'ai repris des études, j'ai fait des gâteaux pour l'école et j'ai accompagné les enfants au musée, à la piscine, dans les ateliers d'éveil et cela m'allait bien.
Toute une autre partie de moi s'armait de devoir, d'efficacité, de contrôle, refusant le plaisir, l'abandon, multipliant les injonctions et renforçant la culpabilité.
Et bien sûr j'avais choisi un compagnon alimentant ma loyauté à mes anciennes valeurs et croyances familiales qui sont donc revenues à fond !
Alors mes relations à la nourriture et à l'argent ont été emportées à nouveau dans la tempête de ce réajustement, dans la réactivation des conflits.

Pour moi l'argent permet, de façon basique,
• de satisfaire ses besoins vitaux (se nourrir, se loger, s'occuper de ses petits) et j'y vois le lien à la mère.
• Il permet également de s'accorder une place, une valeur sociale, une autonomie (profession, niveau socio-culturel, ressources propres) et j'y vois le lien au père.
• Il permet une circulation entre les besoins, les désirs et les potentiels, les ressources et j'y vois le lien au mouvement de la Vie.
Ces aspects ont donc été remis à plat, dans le rapport de couple, dans le contexte familial.

Dans le même temps, j'ai fait un grand saut dans le vide, tout à fait inconsciemment, en m'installant à mon compte, créant mon cabinet de thérapie manuelle et mes ateliers de développement personnel.
Larguant les amarres, l'insécurité a été démultipliée mais, comme c'était un processus de création, cela a été un miroir magnifique.
Je me suis trouvée en prise directe avec ce que j'étais, les blessures encore actives, la valeur que je m'accordais, ce que j'étais capable de donner, de recevoir, de lâcher dans un exercice quotidien avec une clientèle fluctuante, un certain contexte économique, des concurrents, des prix à fixer, de l'argent à demander, une administration compliquée, des statuts inadaptés, des charges injustes, une éthique à tenir etc. ( « Si j'avais su j'aurais pas venu » ).

Excellent exercice également pour comprendre les lois énergétiques qui nous régissent et le jour où on m'a parlé de la loi d'attraction et que je m'y suis intéressée, la transformation a été encore plus radicale. En fait, sans le savoir, je l'avais « appliquée » maintes fois.
Chaque fois que dans ma vie, je m'étais alignée sur un désir profond, qui me communiquait de l'enthousiasme, de la générosité, de la joie, que je m'étais abandonnée à mon intuition et à l'intelligence de ma vie et de la Vie, que j'avais fait taire mon mental bavard et trompeur et mon saboteur plein de peurs, s'étaient présentés à moi, sans aucun effort, travail, voyage, stage, rencontre, enseignement, maître, appartement, maison, cabinet, apport d'argent, sous des formes inattendues et parfaitement justes pour le moment présent.
Chaque fois que j'accumulais doutes, peurs, croyances erronées, ou que je me laissais contaminée par les doutes, peurs, croyances erronées de mon entourage ou de la société (merci les médias et propagandes en tous genres) je me trouvais confrontée à des difficultés de gestion (clientèle, administration, fuites d'argent etc...), des constrictions et frictions dans le déroulement de mon quotidien avec, bien sûr, répercussions financières…
Quel apprentissage ! Le fait d'être de plus en plus conscient permet de dédramatiser, de le voir comme un jeu de la vie, permettant de voir le Je à la loupe…
Ce n'est pas le chemin le plus facile, mais que de cadeaux à la clé !

2010 a été encore un passage. J'ai commencé l'année en me séparant de mon conjoint. Comme je n'avais jamais réussi à lui accorder ma confiance, nous n'avions pas de compte-joint ! Ce qui a simplifié bien des choses…
Je l'ai finie avec le décès de ma mère. L'accompagner dans les derniers instants de sa vie a été un cadeau incroyable, d’accepter totalement la réalité de notre relation, ses possibilités et ses limites.
Ces deux évènements ont retravaillé deux racines symboliques importantes pour ma sécurité intérieure et m'ont fait basculer dans une nouvelle phase de ma vie.
Je peux prendre toute la responsabilité de ce qui m'arrive, passé, présent, futur, avec tout l'apprentissage que cela demande… et mon budget en suit les fluctuations.
J'avais une forte prédisposition à aimer me plaindre, me complaire dans mes manques, je m'ouvre désormais à la responsabilité et l'acceptation, la confiance et l'abondance qui en découle ainsi qu'à la gratitude.

Quand je doute, je me relie à la nature, aux saisons. La Vie est abondance, pour faire quelques enfants des milliers d'ovules et de spermatozoïdes sont à notre disposition.
Dans nos jardins, le sol se prépare, les fleurs nous réjouissent le cœur, les fruits murissent, ceux qui ne sont pas cueillis nourrissent les oiseaux, ceux qui tombent à terre enrichissent le sol pour faire un humus prospère et le cycle se réenclenche.
Merci, merci, mère-si...

Là où je vis, est en train de se créer un réseau d'échanges, de partage et de solidarité (échanges de soins, de savoir-faire, covoiturage etc.) et je suis persuadée que ce sont des valeurs féminines pour aujourd'hui et pour demain.
Cet été, suite à un coup de cœur pour les sculptures de Véronique Viala, publiée dans votre revue, je suis allée la rencontrer, découvrir son univers et plonger dans ma Terre.
J'y ai retrouvé ma profondeur et ma beauté intérieure.
Je suis revenue avec une sculpture. C'est la première fois que j'ose m'offrir une œuvre d'art, que j'ose penser que j'ai les moyens de me faire un tel cadeau.
Elle m'accompagne jour après jour dans mon cheminement car elle est en écho incroyable avec « mes rivières profondes ».
Je me sens portée désormais par la « Pro Vie Danse ».

Sylvette Riéty
sylvetteriety@orange.fr
www.therapie-accordanse.fr


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L'argent doit-il vraiment devenir une valeur féminine ?


Traditionnellement, la femme est tournée vers le foyer, l'intérieur. C'est elle qui prépare les bêtes ramenées par le chasseur, allume le feu dans l'âtre pour faire cuire la viande et tanne les peaux pour en faire des vêtements. C'est elle qui enfante, nourrit et élève les enfants qui passeront les premières années de leur vie dans la chaleur du foyer maternel. Et la tradition marque toujours nos modes de vie, la femme met au monde et prend soin des tout-petits. D'ailleurs, n'est-ce pas à elle qu'est confiée le plus souvent la garde des enfants lors de la séparation des parents ?
Et si traditionnellement, la femme est tournée vers l'intérieur, l'homme, quant à lui, est tourné vers l'extérieur. Il est celui qui parcourt les contrées pour rapporter la nourriture, celui qui affiche ses exploits de chasse ou de combats, échange, décide, dirige. Il est l'être social. Simone de Beauvoir expliquait cette différence de rôles entre les hommes et les femmes par la différence anatomique de leurs sexes. Le vagin, à l'intérieur, est caché, secret ; le pénis, à l'extérieur, est voyant et exposé aux regards. Les rôles sont donc complémentaires et le lien que chacun entretient avec l'argent est fortement dicté par son genre social.
Mais qu'en est-il aujourd'hui ? L'argent est-il toujours l’apanage des hommes ? A voir l'initiative de certaines femmes africaines pour lutter contre la pauvreté par le biais de micro-crédits, on pourrait penser que non. Mais en France ? L'INSEE nous apprend qu'encore tout récemment (2008), une femme travaillant à temps complet gagne en moyenne 19,2 % de moins que son homologue masculin. L'argent n'est donc pas une priorité féminine. Et la pauvreté, la vraie, celle qui condamne à vivre dans la précarité de la rue touche plus fortement les femmes et les enfants. Triste constat...
Mais parlons de valeurs féminines cette fois. Car l'argent est une valeur, marchande peut-être, mais en aucun cas morale ou spirituelle. Les valeurs, donc, que l'on attribue à la féminité seraient des valeurs d'amour, d'empathie, de douceur, d'écoute et de solidarité. Est-ce compatible avec le fait de gagner de l'argent, beaucoup d'argent ? Et pour gagner plus, il faut aussi travailler plus comme cela a été dit dernièrement. Mais la carrière professionnelle n'est pas souvent compatible avec une vie de femme et surtout avec l'accès à la maternité. On sait les difficultés que les femmes ont à garder leur emploi ou à gravir les échelons si elles prennent un congé parental pour accompagner le tout-petit dans les premiers moments de sa vie. Et aux femmes de carrière de mettre leur vie de famille entre parenthèses, ce qu'on leur reprochera peut-être ensuite.
Alors le rapport des femmes à l'argent peut-il changer ? Et surtout doit-il changer ? Si l'argent signifie posséder et accumuler, est-ce dans notre intérêt de se l'approprier ? Par contre, si l'argent sert la solidarité et la dimension du cœur, les femmes ont toute leur place. Déjà, il faudrait élargir la définition de la paternité. Cela impliquerait un changement plus grand encore des mentalités et une volonté des pouvoirs publics de rendre le congé parental masculin plus séduisant qu'il n'est à l'heure actuelle (en effet, sa rémunération semble peu motivante). Ensuite, il faudrait que la femme soit en pouvoir de mener de front sa vie de mère et sa vie professionnelle sans avoir à choisir. Dans une société où l'homme et la femme accordent la même importance au travail et à la parentalité, chacun peut envisager un meilleur accès à l'argent.
Mais finalement, peut-être devrions-nous revoir son importance et son rôle dans notre société. Où en sont les valeurs humaines de paix et d'amour ? D'après Omraam Mikhaël Aïvanhov, maître spirituel du XXème siècle, « si les femmes s'unissent dans le but sublime de régénérer l'humanité, elles gagneront l'estime des hommes. De nouveau, ils seront obligés de les respecter, de les admirer, de les estimer et d'être inspirés par elles. L'époque qui vient sera celle de l'amour : cela signifie que ce sera l'époque de la femme. »

Euriel Bourreau
www.naturopathie-clisson.fr
contact@naturopathie-clisson.fr
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GALERIE

   
 

 

PORTRAIT DE FEMME

CatSay
Je suis créatrice de ma vie, la petite et la grande. Celle de dedans et celle de dehors. Comme mon monde, le grand et le petit. Celui de dedans et celui de dehors. Il paraît même que mon décor est à mon image : enfants, amis, famille… amours et bien sûr : emmerdes aussi !!!
Ma petite vie est remplie d’emmerdes ! Alors que la grande est emplie d’étoiles ! Dans
ma petite vie, il y a tout ce qui m’a amenée aujourd’hui à être dans la précarité. Dedans
il y a mes choix, dont la rencontre avec le père de mes fils. Dans cette vie, il y a tout ce
qu’une femme peut donner : l’amour, la vie, le temps, l’oubli de soi… Il y a aussi la foi en
un homme, en ce qu’il est, en ce qu’il fait… Il y a deux magnifiques garçons… Il y a le sens
des responsabilités, la quête de l’harmonie. Et il y a une femme qui ne sait pas tout faire…
Elle ne sait pas prendre le temps de gagner sa vie… Mais, quand même… Sa grande vie ne lui échappe pas. Dans ma grande vie, il y a tout ce qui m’a amenée à être ce que je suis
aujourd’hui. Artiste peintre, astrologue, maître Reiki. Dedans il y a la quête de qui je suis, d’où je viens, ce que je fais ici et où je dois aller…
Cette grande vie est née avec moi, alors que la petite vie a pris forme au gré des rencontres
et des choix… Oh Grande Vie en moi qui me dit tout le temps qu’une Colonne de Lumière est
infaillible à l’intérieur de moi !!! Alors je vous raconte ce qu’il s’est passé et qui témoigne de ma difficulté à être partout et tout à la fois, et surtout à oublier de travailler avec cette énergie qu’est l’argent… Parce qu’au fil des années, cette vie de femme, mère et associée, a laissé en friche une femme qui a eu le tort de ne rien demander pour elle…
Cette expérience et le temps qui passe approfondissent en moi des réflexions : le père de
nos enfants est-il notre amant ? Est-il notre compagnon de vie ? Le lien avec la maternité
ne nous donne-t-il pas la place de la mère et non celle de la femme ? Bref, je n’étais
plus amoureuse. Et je m’ennuyais. Bien sûr.
Mais je l’aimais, ce père de mes enfants… Alors j’ai entrepris de le préparer à la séparation.
Pendant des mois, je lui ai expliqué, raconté ce que j’avais à l’intérieur de moi et qui demandait à vivre une autre force. Ces mois longs et durs de préparation m’ont
amenée à m’offrir un voyage et ce voyage allait être le tournant… à mon retour je lui
annonce, c’est la catastrophe pour lui. Deux mois après, il est hospitalisé. Un cancer.
Mon rêve de liberté s’effondre. Je ne partirai pas. Je ne referai pas ma vie. Je l’accompagnerai jusqu’à son dernier souffle 11 mois plus tard.
Ces 11 mois ont été d’une dureté absolue et tout s’est dégradé... Sa santé, son travail, la société, les finances… Il aura été pourtant dans un combat terrible, portant son espoir infini jusqu’au bout. J’aurai été à ses côtés, comme j’aurai pu mais dans une tendresse absolue. Il aura fallu que j’affronte toute seule le redressement de la société puis sa liquidation. Il aura fallu que j’aille plusieurs fois au tribunal, de fait pour mes responsabilités de gérante mais aussi pour une assignation de notre propriétaire avec expulsion pour 6 mois de loyers impayés. Il aura fallu que je demande à la mairie un logement social en urgence, que j’organise ce déménagement alors que Jean-Marc était alité.
Il ne s’était pas remis du redressement de sa société et il est parti 3 semaines après sa liquidation… le 21 mai 2011. à bout de force. Nous n’étions pas mariés, je n’ai aucun droit. Je suis au RSA désormais, seule avec mes fils, je découvre l’univers de ceux qui aident des femmes comme moi : assistantes sociales, CAF, fonds de solidarité… Je peux vous dire qu’il y a beaucoup d’humanité et nous pouvons être fiers de notre système social, en France. J’ai réussi à reprendre mes pinceaux au mois d’août… mais tout cela ne suffira pas pour vivre décemment tous les trois de ce rêve immense en moi : être tout ce que je suis dedans moi et dehors moi. être artiste dans notre société est un souffle trop haut pour le plus dense, être astrologue, maître Reiki, encore un artisanat spirituel, alors que : la sagesse, les sciences, les arts sont la base d’une culture qui s’élève. Qu’une société s’en détourne… et elle devient décadente.
Paris n’existerait plus… Hum… d’ailleurs, à propos de sagesse de vie, de science des chiffres et de l’art de s’en servir, il n’y a qu’un endroit où j’accepterai d’être caissière, c’est à la Fnac. Mais sans expérience, ni relations… c’est foutu d’avance !
Alors, est-ce que quelqu’un connaîtrait le directeur de la Fnac Val d’Europe ?!!!!!!
Et c’est là-dessus que je vous quitte, sur cette note d’humour sur laquelle rebondissent
sans cesse les rayons de ma Colonne de Lumière, ce Grand Rêve de Femme que je suis
et resterai, envers et avec tout !
 

 

 
 

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