Rve de femmes
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N°46 - Abusée, violée, sensible et pleinement vivante
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N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend
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N°44 - Cultiver la joie
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N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une Sexualité Sacrée - Pour quoi ? Comment ?
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N°41 - L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
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N°39 - Se séparer sans se déchirer
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N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
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N°37 - Amour, tendresse, fluidité
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N°36 - La fonction de l'orgasme
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N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rêver grand et vivre ses Rêves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La Gynéco autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
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N°28 - La fidélité : à qui, à quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
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N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité
N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
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N°10 - Femme créative - Porter la Vie
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
 
 
 
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Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF - N24

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

3 édito - Karine NIVON
4 Parole de terien - Assoc. pour la biodiversité culturelle
êtes-vous un Créatif Culturel ?
5 nouvelles du Ciel - Michèle RAULIN
6 SOIN DE SOI Sacrée Beauté - Myriam MATOUSCHEK
7 Dossier : Mystère et Puissance de la Matrice
8 L'utérus et la création de la vie - Danièle FLAUMENBAUM
9 Vibration d'amour - Janine BOUTRY
10 La porte vers les Mystères de l'Intérieur - Saïda Désilets
12 Utérus royal - Pierre-André BLANC
13 Puissante et Mystérieuse Matrice - Dr Gérard leleu
14 Matrice, source sacrée - Catherine OBERLé
15 La force de la Matrice - Isabelle CHALLUT
16 La nature des choses - Legend Keeper Géraldine
17 Matrice, créatrice de l'Humanité - Nirmala GUSTAVE
19 Retour à la Matrice originelle - Agnès REBOUL
20 Partage : Lorsque les Mères saturent
20 Bienvenue dans le monde réel - Michèle RAULIN
22 Lorsque les mères saturent... - Pauline BEAU
23 La guérison de la culpabilité - Terenia POMAIKAI MOCNA
- Errata
Une erreur s'est glissée dans cet article. Nous vous prions de nous en excuser et de notifier la rectification suivante : première ligne de l'article lire ''L'amour des mères est saint'' et non pas ''l'amour des mères est sain''. -
24 Des mères à saturation-rétroaction - Marie-Louise DE MARTELAER
26 Quand vient le trop plein, je fais le plein ! - Marie BRAIVE
27 Prendre sa place - Audrey RIGAUX
28 Thérapies gourmandes Bienvenue dans votre assiette - Bastienne MERCIER
29 Les possibles à partager
34 Abonnement
35 Le rêve d’une femme - Daliborka MILOVANOVIC
36 Portrait d’Artiste - Mara Berendt Friedman

 
 

 

EXTRAIT

L'utérus et la création de la vie

Si l’utérus des femmes est un lieu vénéré pour sa puissance et son mystère, c’est qu’il a une fonction créatrice et que cette fonction est double.
Qu’il soit le lieu de la création d’un nouvel être, j’en étais informée par mon éducation, la société, mes études de médecine, mais qu’il soit aussi le lieu de ma création personnelle, où je puisse entretenir et développer ma vie de femme adulte par la sexualité, ça je l’ignorais complètement. C’est l’apprentissage de la médecine chinoise et l’alchimie sexuelle qui m’a appris que l’utérus s’appelait alors notre chaudron alchimique ou notre caisse de résonnance.
Commençons par sa fonction de reproduction ; L’utérus est alors la matrice d’une nouvelle vie, là où la vie se met en forme, où notre corps se modèle et acquiert ses fonctions. C’est le mystère de la vie qui se matérialise par l’empoignade de la force des désirs conscients et inconscients. La naissance de l’enfant est le témoignage, le fruit de cette rencontre particulière.
Et là tout nous échappe : que ce soit la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde qui a lieu dans le tiers externe de la trompe, que l’œuf fécondé se mette à migrer dans la trompe à l’aide de sa muqueuse ciliée pendant 3 jours, qu’il arrive et baigne dans la cavité utérine encore 3 jours avant de choisir le lieu où il va s’implanter pour se mettre bien au chaud dans la muqueuse utérine et formé le placenta, le sas entre la mère et l’enfant à qui il appartient.
Anatomiquement, l’utérus est un muscle creux, destiné à contenir cet embryon puis ce fœtus, en permettant son développement et à le laisser sortir lors de l’accouchement. Il subit des modifications incroyables qui portent sur sa morphologie et sa structure. Et de 6 à 8 cm de hauteur, pesant 50 grammes et contenant 2 à 3cm3 de l’adolescence à la ménopause, il passe à 32 cm pèse 1000 gr et contient 4 à 5 litres en fin de grossesse.
Tous ces changements et transformations de la matrice témoignent du mystère à l’œuvre de la force féminine, la force Yin de la pensée chinoise et orientale. Le corps de la femme est soumis de la puberté à la ménopause à des cycles, le cycle menstruel qui témoigne de notre malléabilité indispensable pour nous réaliser. C’est la fable du « Chêne et du roseau » ; le roseau plie et ne rompt pas pour pourvoir se modifier, s’adapter aux nouvelles situations et s’agrandir.
Le féminin, en tant que force qui nous anime est une force obscure, qui agit dans l’ombre, qui est réceptrice et accueillante, pour nous remodeler à l’intérieur et qui se manifeste autant chez les hommes que les femmes.
C’est de cette puissance de la matrice que dépend la santé d’une famille et d’une nation. En effet le développement d’une nation dépend du degré d’évolution des femmes : comment cette femme permet l’instruction des enfants, leur éducation tout en assurant une stabilité affective.

Danièle Flaumenbaum
energetique.feminine.dflaumenbaum@hotmail.fr
sortie Poche de "Femme désirée Femme désirante" le 14 septembre

... Suite de l'article dans la revue n°24...

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ci-dessous, VOS ECRITS qui ne sont pas parus dans la revue, faute de place

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La matrice de vie polynésienne- Kumulipo

« Au-delà du temps et de l'espace, quand la lumière n'était pas encore là, seule l'obscurité totale de Po existait, l'Univers a été créé... ». L’ancien chant polynésien, Kumulipo, décrit le processus de naissance de notre univers ainsi que de tout être humain. Kumulipo c’est la matrice de la Création.
Les îles hawaïennes, l'un des endroits les plus isolés sur la planète Terre, sont restées pendant des siècles à l’écart de toute influence occidentale. Le peuple hawaïen a préservé une culture fascinante avec une sagesse reconnue par la science la plus avancée d’aujourd'hui. Hawaï est une terre très pauvre pour les archéologues, parce que leur culture n'a pas été construite sur des valeurs matérielles. Les maisons étaient fabriquées avec de l'herbe et du bois, donc elles ont disparu assez rapidement. Ce qui a été préservé pour des millénaires, beaucoup plus longtemps que tout élément archéologique, a été la sagesse de leurs chamans et guérisseurs.
Avant que toute chose soit créée, lorsque notre Univers n'était pas encore né, existait I'o- la source de Tout. Mais c'était Rien en même temps. I'o était une source de Potentiels. De I'o proviennent deux forces fondamentales - la Mère et le Père ultimes, la dualité. Lumière et obscurité, froid et chaud, long et court - notre univers connu a été construit sur ce modèle. Sans la Mère et le Père premiers, rien d’autre n’aurait pu être créé - dit l'histoire Kumulipo… Plus tard six enfants sont nés : six forces, six archétypes de la conscience. Dans le monde occidental nous sommes devenus conscients de trois d'entre eux seulement !
La conscience diurne est exprimée dans la forme féminine et masculine. La conscience diurne féminine est celle qui nous permet d'organiser avec clarté des centaines de tâches chaque jour et faire des projets pour le lendemain, le mois et l’année suivants. C'est le type de conscience le plus connu et utilisé dans la réalité occidentale. La conscience diurne masculine détermine la capacité pour des visions à long terme. En tant que professionnel vous utilisez la conscience diurne masculine lorsque vous vous projetez à long terme pour votre entreprise. Dans la vie privée vous l’utilisez lorsqu’avec votre partenaire vous construisez votre relation non seulement pour aujourd'hui mais pour un avenir lointain qui comprend le bien-être de vos enfants et petits-enfants.
Par la suite, dans la matrice Kumulipo, apparaît la conscience nocturne dans ses aspects masculin et féminin. Ce que Freud a approché, était connu par les anciens hawaïens bien avant que la psychanalyse ne soit créée. La conscience nocturne masculine se réfère à la capacité d'utiliser les informations que nous recueillons à travers les émotions. Les émotions vives déterminent un certain type de forces – la peur aide à protéger la vie, la colère aide à changer les conditions indésirables, la tristesse nous rappelle quelque chose d'important qui manque dans notre vie. L’habilité de lutter pour protéger la vie ou la famille est donc basée sur la conscience nocturne masculine. La conscience nocturne féminine est proche du concept occidental d’intuition. C’est par exemple quand vous pouvez sentir ce que vous devez faire, mais vous ne pouvez donner aucune explication rationnelle à votre décision. Les femmes, lorsqu’elles enfantent ont la conscience nocturne féminine hautement activée mais ont un grand défi culturel à relever. Ce n'est pas rationnel, ce n'est pas explicable de façon logique. Les femmes sentent le bon choix mais dans le monde occidental souvent elles doivent « cacher » la façon dont elles prennent des décisions à la différence des anciens hawaïens qui étaient fiers de développer et d'utiliser la conscience nocturne féminine pour faire les meilleurs choix.
Un autre type de conscience de la matrice Kumulipo est la conscience centrée sur le masculin. Ceci fait référence à la capacité d’expérimenter la Vie, non seulement par les petites tâches quotidiennes, ce qui généralement capte la plupart de notre attention, mais la Vie en tant que but le plus élevé, prolongée à travers les générations, transmise à nos enfants pour être continuée. La conscience de la Vie est la source de la plupart des valeurs profondes qui régissent nos choix et nos décisions de vie selon les anciens hawaïens.
La conscience féminine du centre de Kumulipo est la plus oubliée dans le monde moderne. Elle représente la conscience de miracles. Miracles signifient ici des solutions qui vont au-delà des capacités humaines de compréhension et qui pourtant peuvent arriver et donner des résultats matériels dans notre vie humaine. De nos jours les prières sont ce qui nous reste de ce type de conscience.
Quand l'Univers s’est manifesté, rempli des forces de la dualité et des six types de conscience, le temps est venu pour donner Forme à la nouvelle existence. Lorsque vous bâtissez une nouvelle maison, avant de commencer la construction proprement dite, vous déterminez la forme de votre maison -quel type de toit, la taille des chambres, combien de fenêtres, etc. Il en va de même pour toute création. Quand vous regardez le processus d'évolution vous voyez cette énergie dans des actions – depuis des millions d'années les formes de vie sur la planète sont en évolution – à la recherche du meilleur choix entre l'existence exprimée et l'environnement. De la même manière nous choisissons tous les jours quel genre de nourriture nous cuisinons, quelle robe nous portons pour la fête de ce soir... pour exprimer son propre Soi. Une autre force dans l'histoire Kumulipo apporte des qualités importantes pour la préservation de la nouvelle vie. La Mère Nature prend soin de toutes les formes qui ont été créées. Et les parents utilisent cette énergie quand ils prennent soin de leurs nouveau-nés, en trouvant en eux-mêmes la force et les compétences nécessaires qui, avant la naissance de l'enfant, étaient endormies, inexprimées...
Passion et amour résument la matrice de Kumulipo. Tout ce qui a été créé avec Amour et passion bénéficie de l’appui de toutes les formes et peut donner une nouvelle vie par la suite… Kumulipo se réfère à l'Univers comme un unique Être vivant, il se réfère ainsi à chaque être, et donc à chaque personne humaine. Comment la matrice Kumulipo nous aide aujourd’hui ? En suivant la carte de Kumulipo nous pouvons suivre le développement de nos qualités d'une manière organisée et arriver à une meilleure compréhension de nous-même. Dans la création de toute nouvelle existence nous pouvons suivre le modèle de création proposé par Kumulipo – un nouvel emploi, de nouvelles relations, un nouvel état d’être. Kumulipo donne une image claire de l'être humain comme un esprit du Potentiel universel exprimé sous une forme humaine spécifique. Kumulipo décrit toutes nos compétences à travers des capacités définies par un certain type de conscience, Vie éveillée et Amour. Cette matrice ancienne est une carte pour nos actions – depuis les visions jusqu’à la réalité créée.
Au cœur de Kumulipo réside, non pas l’amour romantique, mais la conscience de la vie, comme le plus haut miracle que nous, en tant qu'êtres humains, exprimons. Et prendre soin de la vie que nous représentons est le moyen de faire l'expérience de l'amour de la matrice Kumulipo. Un tel amour va au-delà des différences de caractère évidentes entre les partenaires, les enfants et les membres de la famille. L'amour du centre de Kumulipo nous rappelle que nous sommes des êtres cosmiques, qui avons dans nos mains la possibilité d’exprimer ce que nous désirons. Nous pouvons choisir d'exprimer l'Amour en prenant grand soin de la Vie sous toutes ses formes.

« Ua ola loko i ke aloha » – L'amour est la source de Vie

A propos de l'auteur : Terenia Pomaikai Mocna est directrice du Centre de Recherches Trans-culturelles TM (Cross-Culture Research Center.TM). Elle crée des programmes d'éducation pour un nouveau monde en collaboration avec des professionnels de nombreux pays, elle donne des enseignements sur les relations ainsi que sur le chamanisme polynésien dans des organisations et pour des particuliers en Europe, à Hawaï, au Tibet. Plus sur: www.e-hooponopono.com et www.we-hawaii.com

Traduction de l’anglais : Ofelia Laval

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Le long chemin !

L’évolution de l’humanité comme la quête d’un équilibre perdu. Une longue histoire, conditionnée par la peur et le déni d’une puissance « différente », qui entame, à présent, un chapitre nouveau où la reconnaissance du sacré et la réconciliation des forces complémentaires pourront rayonner pleinement. Un appel aux femmes à réintégrer leur centre, leur utérus, siège de leur vérité.

Il y a quelques 100 000 ans, la race humaine a subitement pris un tournant que les scientifiques ne s'expliquent que plutôt mal. Pourquoi avons-nous, à ce moment, évolué en une seule espèce alors que les autres mammifères ont proliféré dans la diversité ? Les félidés, par exemple sont devenus lions, jaguar, panthère, couguar, lynx, chats, etc... Petit à petit, les différentes « races » ont disparu pour n’en favoriser qu'une seule : L'homo sapiens.
Une coïncidence extraordinaire : cette époque représente, dans le calendrier maya Tun le début de la conscience. Pour nombre de peuples premiers, ce sont les peuples de étoiles, (Sirius et Pléiades, surtout) qui seraient responsables de cet avènement.
Durant des millénaires, des femelles et des mâles humains et pléiadiens se seraient multipliés ensemble en Lémurie. Si, comme moi, vous êtes touchées par tous les récits de ce continent mythique disparu, c'est qu'un espace en vous se souvient de ce paradis perdu... La Lémurie, continent ayant existé bien avant Atlantide dans l'océan Pacifique, était polarisée Yin – Les indiens d'Amérique, certains peuples asiatiques et même les tibétains en sont issus.
Quan Yin, cet être qui a atteint l'immortalité grâce à sa sexualité sacrée était lémurienne.
Les Pléiadiens ont vécu ici, durant plus de 10 000 ans, avec nous, devenant nos ancêtres. Ces êtres de sagesse très évolués dont nous descendons ont apporté leur ADN divin et tenté d'insuffler à leurs descendants la conscience et le dépassement des dualités. C'est une part du mystère de notre ADN que la médecine actuelle traite encore de « trash DNA » ou ADN Poubelle.
Bien qu'ils aient amené un gros morceau du casse-tête pour le retour au plan divin, au Tout, l'équilibre entre les polarités féminines et masculines n'a cependant jamais été atteint, jusqu'à maintenant, sur cette planète.
Comme les mâles avaient la force physique, ils ont dominé et continué de le faire, domestiquant tout ce qui pouvait leur servir. Éliminant tout ce qu'ils ne maîtrisaient pas.

En 1582, l'Église catholique a imposé le calendrier grégorien, celui-là même qui prévaut toujours dans nos sociétés « modernes ». Il paraît bien anodin, mais il visait consciemment à contrôler la conscience du peuple, à éliminer tout le spirituel de notre dimension. Désormais, ce dogme (diktat qu'il est impossible de remettre en question) n'admettait plus que ce qui était rationnel, physique et donc démontrable en réduisant toute la pensée collective au seul fait que la Terre tournait autour du soleil en 365¼ jours. Et l'inquisition a fait le même boulot d'anéantir tout ce qui n'était pas sous le contrôle exclusif du cerveau penseur... Et bien pensant, c'est-à-dire en accord avec le Roi, en accord avec l'Église. On a brûlé, sous tous prétextes, 4 millions de femmes !
La féminité, l'imaginaire, l'intuition et tout l'Univers spirituel ont été broyés, réduits en braise sous des couches, de plus en plus lourdes de matérialisme et de domination masculine.
Nous avons été, dès lors, limitées à ne plus explorer qu'un spectre réduit aux 5 sens corporels alors que nous sommes infiniment plus grandes que ce monde physique. Notre perception subtile du Monde, de la Vie, de l'Univers, du Grand Vide le dépasse largement...

Depuis une vingtaine d'années, l'essentiel des enseignements que je partage en Amérique et en Europe porte sur le Féminin sacré et l'urgence pour les femmes de redevenir, d'être des femmes...
Dans nos sociétés patriarcales qui élèvent ses filles comme des garçons c'est-à-dire dans la compétitivité, la valorisation du faire et de la performance, le déni du ressenti, la logique du cerveau rationnel... Bien peu du féminin subsiste... Ici, la vulnérabilité est de la faiblesse, l'imaginaire est naïveté, l'intuition, c'est « n'importe quoi » et la beauté un produit marchand.
Tout nous a tenues éloignées de notre ventre, de notre utérus. Notre ventre, selon la médecine, n'est qu'une mécanique à faire des bébés... A croire l'Église, c'est un objet du péché... La source même du péché originel ! Le système mercantile de la publicité en fait un produit lucratif. Très lucratif. Le seul espace acceptable pour notre utérus est celui de la maternité où la femme peut ouvertement être sensible et douce. Si bien que nombre de femmes ne savent plus être autrement que mères pour se « ressentir » femmes.
Pourquoi a-t-on réduit notre utérus à sa seule capacité à fabriquer des enfants de chair ? Parce qu'un très grand pouvoir y est caché. Et les Religions (elles sont toutes patriarcales) et les systèmes établis le savent ! Ce qui a le plus été interdit ou dénigré contient toujours la plus grande puissance qui fait peur, dérange ceux qui ont intérêt à ce qu'on ne la trouve pas.

Sous les diktats de la société d'exclusion, nous, les femmes avons cédé aux règles sociales de la vie moderne et sommes montées dans nos têtes. Hors de notre ventre, nous sommes décentrées et très manipulables. L'utérus est l'opposé du cerveau, il n'obéit pas à la raison mais à la Vérité féminine. Il est le lien direct à la Terre-Mère elle-même et aux lois universelles. Je réponds souvent à une femme qui ne va pas bien : « Ton centre de gravité est trop haut, descends-le dans ton ventre ».
Vivre « dans notre tête » fait de nous des robots. Bâillonner ou dénier les émotions mène à la peur, à l'agitation ou à la médication. Ce stress émotionnel est conservé dans l'utérus et bloque le plaisir et la créativité qui sont l'expression même de l'esprit féminin. Quand une femme se plaint une grande partie du temps, qu'elle médit allègrement des autres, souffre dans son corps et dans son cœur du sentiment de ne pas être aimée, de ne pas avoir sa place, de ne compter pour personne, c'est qu'elle a renoncé à ce qu'elle avait de plus précieux pour devenir « une bonne fille » ou une « brave femme » (la juste extension de la précédente). Et l'utérus en paie le prix car il stocke tout ce qui est quotidiennement refoulé.

On ne peut accéder à la richesse de tout ce que nous sommes que grâce à un utérus guéri et reconnecté à la Terre-Mère. La source de toute création s'y trouve... C'est l’hologramme du Grand Vide d'où tout provient, à l'échelle de cette planète. Il contient les potentiels infinis que la Déesse Mère a manifestés depuis la nuit des temps et tous ceux encore à créer par nos propres rêves et par nos mains.
Il n'y aura pas, à mon sens, d'équilibre entre le féminin et le masculin aussi longtemps que les femmes nous ne retournerons pas dans nos antres sacrées. Occupées à nous occuper de nous ! D'abord prendre conscience de l'étendu des dégâts, soigner et guérir nos histoires, nous réapproprier nos ventres et faire taire le mental...

En 2008, sur une île sacrée d'Hawaï ( ex Lémurie !) s'est tenue une grande cérémonie dont nous a témoigné Drunvalo Melchisedek, dans son livre : L'après 2012 ou l'émergence du féminin sacré. Dans cette cérémonie qui marquait la fin d'un cycle de 13 000 ans et le passage étroit de la précession des équinoxes – un homme, représentant tout le Masculin a remis cérémonieusement le pouvoir à une femme, représentant le Féminin lui demandant de porter cette énergie au niveau de l'équilibre essentiel pour la suite du monde.
Nous pouvons toutes ressentir que le vent a tourné ; quelque chose d'encore indéfinissable mais bien perceptif est arrivé... Comme le printemps sous la neige chez moi : on sait que c'est là même si en apparence rien n'a changé. C'est dans l'air qu'on respire, dans les sourires sur les visages, les yeux qui regardent véritablement, dans les initiatives qu'on voit partout, sur le net ou dans la rue...
Ce vent ne nous est plus contraire... il favorise l'éveil et la guérison, la conscience et la reprise de possession de notre pouvoir. Notre Planète, nos sociétés, nos vies personnelles ont un urgent besoin de cet équilibre pour restituer la Beauté, la Joie et la Compassion que le Féminin seul peut apporter.
… et qu'il en soit ainsi !

Bhakti sagesse.bhakti@sympatico.ca http://www.sagesse.amerindienne.com

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LA REVANCHE DE LILITH

Thérapeute et psychanalyste transpersonnelle, de récentes expériences d’accompagnement m’amènent depuis peu à m’interroger sur l’identité féminine et sur ce qui se joue dans l’intimité homme-femme. Tandis que je méditais les sujets proposés par Rêve de Femmes pour ce numéro automnal, une pensée jaillit des entrailles de ma psyché : derrière la mère qui sature, c'est la femme qui crie sa rage d'être ignorée ! C’est la revanche de Lilith, chassée du paradis pour avoir refusé de se soumettre à une condition féminine imposée par un tiers.

Le mythe fait de Lilith la première femme. Parce qu’elle exprime son désaccord quant à la position à adopter durant l’acte sexuel, elle subit la colère divine et se voit remplacée par Eve, une créature née de l’homme et destinée à devenir la mère de ses enfants. La morale implicite de cette histoire serait que Dieu a voulu la femme pour servir l’homme et lui donner descendance, il serait donc de son devoir et de sa responsabilité de lui obéir ; si elle cherchait à sortir de sa condition, elle serait bannie. Si ce conflit des genres s’est actualisé historiquement à travers un rapport de forces entre sociétés matriarcale et patriarcale -engendrant des inégalités sexuelles - Il met également en scène deux figures archaïques du féminin, ancêtres de la maman et de la putain.

Première dans le récit, Lilith l’est peut-être aussi dans la structure de notre psyché. Elle serait alors la femme sauvage, instinctive, le féminin brut et mystérieux, l’appel à l’expression libre de soi-même, tandis qu’Eve apparaîtrait comme un féminin « domestiqué » par l’expérience et la confrontation avec les normes de l’environnement. Si comme Lilith, nous aspirons naturellement à épanouir notre identité authentique, nous nous heurtons tôt ou tard aux conventions sociales dominantes (Adam). Se pose alors à nous un choix douloureux : devons-nous privilégier le respect de son intégrité (Lilith) ou la reconnaissance sécurisante du groupe (Eve) ? Autrement dit, sommes-nous prêt(e)s à faire l’audacieux pari de l’autonomie en nous émancipant du joug d’autrui, quelles qu’en soient les conséquences ?

Lorsque nous écoutons nos peurs et nous renions pour épouser les désirs de l’autre (individu ou groupe), nous transmutons notre Lilith intérieure en Eve. En tant que femmes, cela signifie que nous acceptons implicitement de nous subordonner ou de sacrifier notre épanouissement au profit de celui de nos maîtres (généralement le compagnon, l’enfant, l’arbitraire de notre milieu…). Identifiées de gré ou de force à la fonction maternelle, nous nous « dépersonnalisons » pour devenir instrument de bonheur, de plaisir, et nous oublions l'essentiel : prendre soin de nous-mêmes afin de mener à terme la réalisation de notre être. De mères en filles, de générations en générations, nous nous faisons complices de conditionnements socioculturels qui nous encouragent à n'exister qu'à travers notre dévouement à l'autre dans une expiation où Lilith et Eve se rejoignent. N’oublions pas en effet que si Lilith prend le risque de la marginalisation en suivant l’appel de sa vérité, Eve se voit sévèrement punie le jour où elle « craque », prouvant ainsi qu’une posture docile générée par la peur n’est pas tenable sur le long terme…

En juxtaposant plus qu’ils ne les opposent les figures de Lilith et Eve, ce récit fondateur nous révèle que l’une ne va pas sans l’autre car elles sont ombres et lumières de notre féminin blessé. Transposé dans l’espace-temps de notre réalité ordinaire, ce duo s’incarne à travers des mères terrorisées de voir partir leurs enfants, des femmes usées ou frustrées d’avoir trop materné, chamboulées de découvrir qu’elles sont plus qu’une épouse/mère de famille/femme d’intérieur/bonne fille… Etc. Lorsque notre Eve intérieure sature, Lilith n’est jamais loin, opérant une percée spectaculaire (divorce, adultère, changement radical de vie personnelle et professionnelle) afin de nous faire prendre conscience de cette vérité fondamentale : l’appel de la vie est plus fort que la peur. Résister à cet élan c’est s’épuiser dans un combat contre la nature et contre soi-même, en se faisant simultanément victime (Lilith) et bourreau (Eve). Unissons plutôt Lilith et Eve pour guérir nos blessures, délestons-nous de nos peurs inutiles et chevauchons le flux de la vie le cœur en joie.

Muriel Rojas Zamudio
http://refletsmrz.blog4ever.com

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Les couleurs de mon voyage initiatique vers l’Utérus, calice de vie

J’ai été la légataire des souffrances utérines de ma famille. L’utérus, ce vase, ce calice où la vie se crée dans une mystérieuse alchimie d’amour était devenu au fil des générations la poubelle de la honte, de la violence, de la frustration, de la peur. Les femmes si fortes, si puissantes de ma famille ont été ainsi persuadées de leur prétendue faiblesse, indignité, recroquevillées sur leur ventre blessé où pleurait leur calice souillé par la méchanceté du monde.
Enfant née de la génération 68, j’ai été élevée par mon père et ma mère avec l’idée qu’être une femme est une fierté, est sacré, tout en voyant les souffrances des femmes qui m’entouraient et qui criaient « être une femme est un enfer ». Je me suis révoltée, j’ai d’abord rejeté en bloc cette féminité qui me faisait souffrir à chaque lune, qui entravait mes relations aux autres, qui les transformait de façon malsaine. Je n’étais plus un être humain, j’étais une femme avec un utérus contenant toutes les projections sociales, sexuelles, émotionnelles et autres qui ont pu se créer depuis le début de la civilisation. Ensuite j’ai essayé de profiter du fameux « pouvoir féminin » que nous avons sur les hommes, me servant de cette « muselière à utérus » que nous appelons la pilule, du « carcan respiratoire » que nous appelons soutien-gorge et des « échasses qui nous coupent de la Terre-Mère » que nous appelons chaussures à talons. J’ai gagné dans cette histoire de remplir encore plus mon utérus-poubelle et de brimer mon utérus-trésor. Je l’ai fait par amour de l’autre, par désir de l’autre, par faim de l’autre pour remplir mon vide intérieur. Toutefois je ne me suis jamais vraiment coupée des enseignements des femmes primordiales qui me paraissaient si loin de mon quotidien mais si vrais. Et le jour où mon amour de l’autre s’est brisé et où j’ai compris que c’est dans l’amour de moi que je pourrai libérer mon utérus-poubelle et regagner mon utérus-trésor, le voyage initiatique sur les pas des femmes primordiales a vraiment commencé.
Au cours de ce voyage j’ai fait la rencontre de flacons d’huiles bicolores remplies des merveilles des mondes végétaux et minéraux, ainsi que des sciences ésotériques des mondes humains et des Autres Mondes. Tout en eux m’a parlé de la Femme. De celle qui est un Etre Humain sans partage, de celle qui est une Déesse, dont l’Utérus est la Caverne des Mystères, le Saint Graal de la Vie. Chaque flacon est une facette de l’être complet, un principe, un archétype.
« Nous sommes les couleurs que nous choisissons. » Face à ce mur de 109 flacons, ce mur de couleurs si intenses, de lumière, mon esprit a été hypnotisé, mon corps attiré comme par un aimant. Ma main s’est levée pour toucher les flacons qui me parlaient. Un rituel qui me soutient depuis 3 ans maintenant. Ces flacons font partie d’un système de guérison énergétique appelé Aura-Soma. Je voudrais ici parler de trois flacons que j’ai choisis, utilisés, et qui m’ont guidée, aidée et qui m’ont donné la matière pour reconstruire mon utérus-trésor où je me sens désormais prête à créer un enfant de la vie et de l’amour.
Le premier est le flacon 104 « Archange Chamael », un magnifique rose moiré d’argent sur une base de magenta. Malgré toutes mes révoltes anti-féminité j’aime le rose. C’est le guérisseur de ma petite fille intérieure qui ne voulait pas grandir, qui ne se sentait pas assez forte pour grandir. Pour Vicky Wall, la créatrice d’Aura-Soma, le rose est la couleur de l’utérus. C’est la couleur de vie et de passion du rouge illuminée pour devenir couleur de préservation de la vie, d’amour inconditionnel, de non-agressivité. Et le magenta est l’amour « d’en haut », l’amour des anges, l’amour de Dieu-Déesse. Ce flacon a été celui du lâcher-prise sur la dureté avec moi-même, mon flacon aussi d’acceptation de ce que je suis, une femme. J’ai même utilisé l’huile dans mon vagin pour guérir mes sensations de brûlures qui venaient lorsque je ne respectais pas les ressentis de mon corps. C’est le flacon « Accepte tes limitations, tes souffrances, arrête de t’imposer des choses qui te font du mal, prends soin de toi ».
Ensuite j’ai utilisé le flacon 105 « Archange Azreal » corail irisé d’or sur corail. Je n’ai pas eu le courage de l’utiliser la première fois qu’il m’a appelée. Et il m’a obsédée pendant 2 ans. Le défi que le corail et l’or me proposaient était de (re)devenir la Femme-Déesse, la femme sauvage, celle qui justement est pleinement reliée à son utérus-trésor et le laisse rayonner et la guider. Au bout de 2 ans j’ai sauté le pas. J’avoue que le chemin accompli avec lui fut rude physiquement. Azreal est l’archange coranique du deuil et il permet de travailler au niveau des mémoires cellulaires et il a fait ressortir beaucoup de douleurs, de maladies de mon utérus et de mon ventre pour un bien : la libération. Cette huile a été aussi la guérisseuse de mon bol chantant tibétain dans lequel j’ai commencé à créer à cette époque des élixirs. Symboliquement, ce fut la partie visible ma capacité à (re)créer avec mon utérus et l’eau des émotions et de l’intuition.
Enfin celui que j’utilise en ce moment, choisi le jour charnière de mes 30 ans : 92 « Gretel » corail pâle sur olive. Ici je retrouve la petite sorcière qui ne veut pas devenir la méchante sorcière, tellement emplie de souffrance et de dégoût de soi qu’elle ne vit que pour la souffrance des autres. Le Flacon « Gretel » est la clairvoyance du monde et des autres, sans illusions et sans amertume. Il permet à la petite Gretel de voir clair dans le jeu des adultes et de botter le train de la peur de la vieillesse amère, de ceux qui ont renié leur beauté intérieure, leur trésor. Ici j’ai retrouvé le corail de la Femme-Déesse mêlé au rose de la petite fille reposant sur l’olive du Saint-Graal, de la Femme-Leader, du soi qui s’exprime par le cœur. C’est le pont dont j’avais besoin pour réunir la Fille et la Femme. 92 est le chiffre qui permet de régler la dualité incarnée dans le 2 vis-à-vis des mystères de la matrice symbolisés par le 9. Cette dualité où la Femme et la Fille se font face dans ce lieu de pouvoir. Elles peuvent se reconnaître dans ce lieu de création qu’est la matrice comme une même essence à un stade différent de leur expression-incarnation. Gretel, la petite sorcière blanche peut enfin se permettre de grandir, de devenir la sorcière arc-en-ciel dont le corps de lumière peut bénir, soigner, aimer, créer à partir de son utérus-trésor-graal-chaudron rayonnant de vie et d’amour.
Chaque flacon Aura-Soma est un pas sur le chemin initiatique de la quête du Graal, de la reconquête devrions-nous plutôt dire, de ce lieu secret au plus profond de nous, la Matrice, où se place le Maître. La fusion amoureuse de l’Esprit-Maître-Père et de la Matière-Argile-Matrice-Mère éveille l’Enfant Divin Créatif. C’est en notre Matrice, notre Caverne que nous pouvons renaître, méditer et matûrer pour devenir des Femmes-Humains Libres et Complets.

Emilie « Elijah » Bourdet
Sorcière-chamane-guérisseuse moderne et nouvelle praticienne Aura-Soma
mounier.emilie@wanadoo.fr

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LA MATRICE

Il est un lieu par lequel tout être qui naquit à ce monde, est passé.
Ce lieu est Tout. Il contient le meilleur, comme le pire.
Toutes nos souffrances, toutes nos peurs, toutes nos angoisses,
toutes nos haines, tous nos doutes, toutes nos joies, tous nos projets,
tous nos désirs, tout l'Amour y sont présents.
C'est ici la source de tout et le reflet de la Source du Tout.
Ces 9 mois contiennent le passé à réparer, le présent à vivre et le futur à réaliser.
Prendre connaissance et reconnaissance de son histoire fondamentale en lien
avec la Structure de l'Être, c'est aller à la rencontre de son être intérieur,
au plus profond du soi, pour le libérer du « négatif subi » afin de se révéler
pour Aimer et Être en Paix.
S'il est un endroit où le joyau fut caché, alors, c'est dans cet antre matriciel.
Il contient le plus grand des Mystères.
Toute la Connaissance y est inscrite où dualité, trinité et unité sont intimement liées...

Texte d’Ouverture aux Révélations Poétiques de Cécile LANG le 2 janvier 2008



La MATRICE et Le UN

C'est dedans qu'il y a tous les trésors cachés...
À nous de les trouver pour bien nous Révéler.
Toute forme vivante est d'Essence subtile
Et il y en a une, plus subtile que toute,
C'est celle de l'être humain qui doit tendre vers le UN.

Pour réussir cela et devenir Hume Un,
Il a fallu cacher tous les trésors du Un.
Si chacun y travaille et retrouve les cachettes,
Il sera éclairé par la Lumière de l’Être
Qui lui donnera alors tout le trousseau de clés ...

C'est avec Patience, Amour, Sincérité
Qu'il pourra prendre alors chacune de ces clés.
Si certaines sont bloquées, dans des cadenas rouillés,
Ne pouvant pas s’ouvrir et ainsi libérer,
Par sa Lanterne Vivante, l'Être éveillé aidera.

Si on sait regarder avec les yeux d'un ange
L'origine des souffrances et tout faire basculer
Pour que chaque Être Humain retrouve son joyau .
Alors homme, femme, enfant, tous trois réconciliés
Retrouveront leur Place et Révéleront ceux qu'ils Sont.

Tout est dans la matrice pour qui cherche bien à être
Tout est dans la Naissance pour qui cherche bien à faire.
Être ou faire dans leur coin ne servent pas à grand- chose,
Mise à part s'éloigner de la Réalité
Et ne continuer qu'à tout détériorer.

Si Être et Faire s'unissent et ne sont plus ennemis
Alors peut naître ainsi cet enfant dit « divin »,
Transformés en amis, s'opère l'Alchimie,
D'où vibrera le Trois pour que l'Un se Révèle.
Tout est dans le Tout et rien n'existe sans l'Un.

C'est ainsi qu'on comprend que l'Amour est Enfant,
L' Amour manifesté de celui qui est UN
Ne pouvant être là si Matière et Esprit
N'avaient pas fusionné pour que l’Âme existe
Et ainsi Révéler la vibration du UN.


Cécile LANG Révélation Poétique du 7 Janvier 2008
2 extraits du Livre - Recueil « Les Révélations de l’Être »
et de L’Album CD « Rev EL Hum 1 » de Cécile LANG

site www.etrehumain.biz

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GALERIE

 

 

PORTRAIT DE FEMME

Daliborka Milovanovic
D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu un rapport problématique, parfois
résigné, parfois conflictuel, avec ma féminité dont, tour à tour, je niais ou exacerbais les
caractères. Être une femme n'est pas chose aisée dans nos sociétés séculairement organisées sur un modèle de domination masculine et ceci en dépit des conquêtes féministes des quarante dernières années. Être une femme et tout ce que cela implique à savoir avoir un corps de femme, un statut social de femme, ne me semblait guère enviable. Aussi ai-je pendant longtemps nourri et valorisé en moi des comportements habituellement considérés comme masculins. Les « filles » me paraissaient faibles, futiles, inintéressantes. Scénario assez classique, me dira-t-on, auquel nombre de femmes succombent quand elles
ne parviennent pas à assumer pleinement cette féminité qui ne cesse de s'imposer à elles périodiquement, parfois violemment, le corps ne pouvant jamais être complètement travesti ou trompé ni par les théories égalitaristes ni par la chimie hormonale du « petit comprimé miracle ». Il est cependant un processus qui nous rappelle avec force à notre biologie et
nous précipite parfois avec toute la brutalité dont le corps est capable au coeur de
cette différence, de cette spécificité que d'aucuns voudraient gommer ; c'est le devenir mère.
La naissance de mes enfants a été pour moi le point de départ d'une réconciliation avec soi et avec le sexe féminin, et l'épanouissement d'un sentiment inespéré ; l'amour complet de soi.
Mes grossesses et mes allaitements ont mis en branle un véritable changement de paradigme.
J'observais avec émerveillement la puissance du sexe qu'on qualifiait de faible. Une naissance à la maison, en dehors de l'institution hospitalière, lieu de perpétuation de « l'incompétentisation » des femmes par les figures traditionnelles de l'autorité que sont l'expert et le scientifique, et un allaitement au long cours m'ont permis de prendre conscience de mes compétences et partant, de mon droit à l'autodétermination.
Mon être-femme n'était pas une malédiction mais une voie possible pour une
émancipation, une réhabilitation. J'ai alors eu accès aux ressorts les plus profonds et les
plus complexes des maltraitances ordinaires que subit le sexe féminin ; la déliquescence
du tissu social, l'atomisation de la famille, les diktats et injonctions à la performance de
type mâle de l'égalitarisme borné, la permanence d'injustices sociales, et notamment professionnelles, de nature sexiste, la quadrature du cercle de la conciliation entre les besoins de la mère et les exhortations à faire « comme si » la maternité n'avait absolument
aucune conséquence. Je me suis progressivement sentie appartenir à un « corps » en souffrance, le « corps des femmes ».
Je comprenais que l'épanouissement et l'autonomie de celles que je qualifiais désormais de
« soeurs » passaient par l'entraide (et pas par l'auto-suffisance ou l'autarcie) et la transmission des expériences (transmission horizontale radicalement opposée à la domination verticale des experts, médecins, psychologues, professionnels de la petite enfance, etc.). Ainsi, je me suis investie dans différents projets associatifs comme celui de soutenir les femmes qui souhaitent allaiter de La Leche League [1] ou encore celui de promouvoir l'accompagnement non médical des femmes enceintes de Doulas de France [2]. Cette fréquentation intime des femmes et de leurs besoins les plus élémentaires a été décisive dans l'élaboration de mes thèses sociologiques et programmes pour un changement de paradigme social nécessaire à une authentique émancipation des femmes.
J'ai eu envie de transmettre plus largement ces idées nouvelles sur le féminin, la maternité,
l'éducation, etc. Dans ce souhait, j'ai été rejointe par Violaine Bideaux-Petit, une « amie
de lait » avec laquelle j'ai fondé les Éditions du Hêtre [3] dont le projet central est précisément le respect de notre nature et la recherche de l'autonomie. Depuis toujours amoureuse des livres et « plumettiste » assidue, convaincue que l'autonomie ne peut se conquérir sans l'accès à une information complète et juste, soucieuse de rigueur scientifique, le medium du livre m'est apparu comme une évidence. Ainsi, depuis 2009, je sélectionne avec mon associée les auteurs ou les ouvrages à traduire à même d'occuper cette ligne de front. Ce faisant j'espère réaliser mon rêve de femme pour les femmes : transmettre la valeur et la beauté d'être femme.

[1] http://www.lllfrance.org/
[2] http://www.doulas.info/
[3] http://editionsduhetre.fr/
 

 

 
 

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