Rve de femmes
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N°47 - Ados et Sexualité : des réponses à leurs questions
N°47 - Ados et Sexualité : des réponses à leurs questions
N°46 - Abusée, violée, sensible et pleinement vivante
N°46 - Abusée, violée, sensible et pleinement vivante
N°45 - S'abandonner, s'ouvrir, s'offrir, ça s'apprend
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N°44 - Cultiver la joie
N°44 - Cultiver la joie PDF
N°43 - Rites des Premières Lunes
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N°42 - Une Sexualité Sacrée - Pour quoi ? Comment ?
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N°41 - L'alimentation vivante peut-elle restaurer la santé des femmes ?
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N°40 - L'appel de la Femme Sauvage
N°40 - L'appel de la Femme Sauvage PDF
N°39 - Se séparer sans se déchirer
N°39 - Se séparer sans se déchirer PDF
N°6 - Agenda lunaire 2016 - N°6 - PDF
N°38 - Une femme avec une femme
N°38 - Une femme avec une femme PDF
N°37 - Amour, tendresse, fluidité
N°37 - Amour, tendresse, fluidité PDF
N°36 - La fonction de l'orgasme
N°36 - La fonction de l'orgasme PDF
N°5 - Agenda lunaire 2015 - N°5
N°35 - Oser rêver grand et vivre ses Rêves pdf
N°34 - Sorcières, soeurcières, sourcières d'aujourd'hui PDF
N°33 - La Gynéco autrement PDF
N°32 - Les blessures sexuelles PDF
N°31 - Vivre en harmonie avec son cycle lunaire PDF
N°30 - Le Polyamour PDF
N°29 - Rites de purification PDF
  - Agenda lunaire 2013 - N°3
N°28 - La fidélité : à qui, à quoi ? PDF
N°27 - Tentes rouges, Cercles de Femmes PDF
N°26 - Clitoris et points A, B, C, D, E, F, G... - Parlons d'amour et de sexualité aux ados PDF
N°25 - L'argent, une valeur féminine - Décoder le calendrier Maya PDF
N°2 - Agenda lunaire 2012 - N°2
N°24 - Mystère et Puissance de la Matrice - Lorsque les Mères saturent PDF
N°23 - Femmes lunaires, femmes solaires - Secrets de beauté au naturel PDF
N°22 - L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF
N°21 - Les Archétypes - Accouchement Orgasmique PDF
N°1 - Agenda Lunaire 2011
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative PDF
N°20 - Saisons de vie - L'enfant... école alternative
N°19 - Réinventons le couple - Perceptions subtiles PDF
N°18 - Ménopause épanouie - Tao des émotions PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité PDF
N°17 - Contraception naturelle - Rivalité... Sororité
N°16 - L'IVG - L'Apparence reflète l'Intérieur PDF
N°15 - Le Sang des Lunes - Pretresses d'aujourd'hui PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin PDF
N°14 - Contes Initiatiques - Sexualité Yin
N°13 - Femmes en réalisation - Prière... action PDF
N°12 - Gratitude - Danse, Grand-Mère
N°11 - Du corps à l'esprit - Femmes de Pouvoir PDF
N°10 - Femme créative - Porter la Vie
N°9 - Semences pr l'à-venir / Mère Terre
N°8 - L'Esprit des Plantes - S'ouvrir à la Mort
N°7 - Le Don d'Amour - Sexualité Sacrée PDF
N°6 - Gai-rire de soi - Apprentie de la Vie PDF
N°5 - La Voix du Silence - Notre lieu de Pouvoir PDF
N°4 - Appel des Femmes... conscience planétaire PDF
N°3 - Responsabilité/Liberté - ...les Ados PDF
N°2 - Sororité/Coopération-Ménopause... Sagesse PDF
N°1 - Cycles du corps-Cycle Lunaire Féminin PDF
 
 
 
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L'Homme honore le Féminin - Histoires de Seins PDF - N22

> Extrait | > Galerie | > Portrait

SOMMAIRE

3 édito - Karine NIVON

PAROLE DE TERRIEN
4 êtes-vous un colibri ? - Collectif Colibris
5 Astrologie mondiale - Michèle RAULIN
6 L'équinoxe de printemps - Myriam MATOUSCHEK

DOSSIER
Quand l'Homme honore le Féminin

7 C'est une épopée que les relations
de la Femme et de l'Homme - Dr Gérard LELEU
8 Mon compagnon, miroir de mon masculin intérieur
Legend Keeper
9 Honorer la Femme... Des naissances à
la Naissance - Daniel MEUROIS GIVAUDAN
10 Quand l'homme honore le féminin - Pierre-André BLANC
11 Quand l'homme honore la femme - Arouna LIPSCHITZ
12 De l'intérêt de l'homme à honorer le féminin
Jacques FERBER
13 Quand l'homme honore le féminin... - Marie BRAIVE
14 La Fleur et le Jardinier - Bernard RUBIELLA
15 Et l'encre de mes nuits, soudain, se pare d'or
à ses sourires - Charlène FERES
15 Embrasser tes lèvres - Philippe REY
16 Les recettes de thérapies gourmandes - Bastienne MERCIER

TEMOIGNAGES
Histoires de Seins

18 Mémoires de seins, témoignage d'une mère
Cornélia-Louise BENDER
20 Aimer nos seins - Saïda DESILETS
22 Amazones - Régine
22 Maturité, au cheminement... Sain - Marie BRAIVE
23 Hommage à mes seins - Legend Keeper
24 Seins, sain, saint - Marie-Claude LULEY LEROIDE
26 Les seins de la vie - Pierre-André BLANC
27 Pendant 40 ans... - Régine
28 Un trait, un seul trait visible sous le sein
Geneviève

29 Publicités
34 Abonnement
35 Le rêve d’un homme - Gilles VERNOIS
36 Portrait d’Artiste - ève FOUQUET

 
 

 

EXTRAIT

Mémoires de seins, témoignage d'une mère

« I was drinking the milk, here… »
La petite se tient devant moi, yeux bleus lavande, cheveux emmêlés comme une touffe de chanvre. Deux menottes, potelées mais dures,
frappent sur mes seins. La gamine frappe de plus en plus fort, de ses deux mains, une question dans les yeux : « J’ai bu le lait, là… » « Oui,
Florie, tu as bu mon lait… »
Alors, elle se blottit contre mes seins, attire à elle sa petite soeur qui se cachait derrière elle, inquiète…
« Toi aussi, Elisabeth, tu as bu mon lait… »
Mes bras se ferment sur elles.
Treize mois ont passé. Un soupir d’une profondeur insoupçonnée soulève ma poitrine, pendant que ces treize longs mois défilent devant mes yeux. Derrière moi, treize mois d’absence sans aucune nouvelle d’elles, sans aucun échange. Période de vide, de mort, de silence.
Tout est aride autour de moi. La vie glacée.
Désespérance…
Mon coeur en déroute vient de vivre un bouleversement intense, il se dépêche de reprendre pied dans la réalité du moment présent. Juste ressentir.
Juste être là, ces deux gamines blotties au creux de mes bras. A genoux, je les serre sur ma poitrine, au plus près de moi.
Nous formons un paquet collé au sol, sorte de triade informe, en un lieu quelconque de la Terre, qui devient le centre de l’univers, et aussi le lieu d’une renaissance. Cet instant précis a un goût d’éternité. Je ferme les yeux, je respire profondément, rien d’autre n’existe plus. Je retrouve ce que je n’ai pas pu vivre pendant cette période : mes enfants dans mes bras, qui me font renaître à ma dimension de Mère.
Parties de Paris avec une amie, nous sommes arrivées à Copenhague tôt ce matin, pour retrouver mes filles et les ramener avec nous en
France. Pleine d’impatience et d’une excitation à peine maîtrisée, j’ai franchi le seuil de l’étage où elles vivent, depuis une demi-heure à peine.
Les flots d’une angoisse terrifiante m’envahissent, menacent de m’engloutir. Les voir, enfin, les toucher à nouveau, les respirer.
Mais, dès la première seconde, l’horreur me saisit : je ne « les » reconnais pas ! Si sûre encore, une fraction de seconde auparavant, de mon
amour, de la vie qui reprend son cours normal… Une horde d’enfants excités et bruyants tourbillonne autour de moi, en hurlant, en se chamaillant…
Où sont-elles ? Sont-elles dans ce groupe, où tous ces visages pâles mangés de grands yeux curieux semblent se ressembler ?
Je ne les reconnais pas. Mon amie restée en retrait ne dit rien. Je me retourne, le regard perdu, et réponds à son signe d’interrogation, en
secouant la tête : je ne les reconnais pas !

... la suite dans la revue n°22...

Cornélia-Louise Bender

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ci-dessous, VOS ECRITS qui ne sont pas parus dans la revue, faute de place

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VOS ECRITS SUR L'HOMME QUI HONORE LE FEMININ
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Quand l'Homme honore le Féminin


Quand un homme honore une femme, quand une femme honore l'Homme.
L'Homme dans sa grandeur, dans sa tripartition.
Un monde de création. Un monde au féminin.
Hommage à la Vie.

Histoire de reliance, d'Essence, de Sens...

J'ai été tentée d'écrire surtout sur le Féminin, mais ma dernière lecture « La vie et la mort de Gitta Mallasz », de Bernard et Patricia Montaud et Lydia Müller, me livre une telle richesse, une telle puissance. La réunion de l'Homme et de son féminin, le Féminin Eternel.
Une grande force et une confiance en image pour la suite du parcours.

C'est cela l'enseignement.
TOUT A SON SOMMET
ET LE SOMMET EST TA PLACE. » Dialogues avec l'Ange

Sur les hauteurs de ma foi, dans le temporel horizontal, je garde près de moi le merveilleux ouvrage : « Dialogues avec l'Ange » un document recueilli par Gitta Mallasz.
Plus la montagne est haute, plus je m'allège.
Suite à ces retrouvailles, à cette trace indélébile sur ma vie, j'ai souhaité rencontrer le couple Montaud à Chateauroux, pour mesurer que tout dans leurs actes est un honneur au Féminin.
Comme « La vie et la mort de Gitta Mallasz », magnifique hommage à une femme, à l'ange, au Féminin, au corps, à la matière originelle.
« Il fallait que je la rencontre, que je touche ses ailes, que je l'approche. » Bernard Montaud

Une découverte d'une belle âmie, mais aussi avec l'énergie intelligente qui nous constitue, la matière, le corps physique, notre dimension de la Mère.
Et cela va bien plus loin.

« L'aile des Anges et l'ombre des diables
sont devenues inutiles.
L'Ange ne s'envole pas – l'Ange est actif.
L'animal ne s'enfuit pas, il est doux et vit sans peur.
La graine pousse, n'est plus aveugle.
Et la pierre resplendit.
Le Nouveau, annoncé depuis longtemps, est né. » Dialogues avec L'Ange
Gitta fait partie de ces femmes accoucheuses de l'homme nouveau.
« Elle vous pousse tout de suite à l'essentiel » B. Montaud –
« D'un coup, d'un seul, l'humanité vraie reprend ses droits, laissant de côté ce romantisme infantile qui me faisait chercher son auréole. »
B. Montaud –

Par sa vie, son exemple, l'application, le dévouement à son rôle de porte-parole.
Par sa Tâche colorée d'humour et d'un grand amour arc-en-ciel, Gitta, le scribe des Anges, celle qui forme, nous dessine le pont entre le Monde créé et le Monde créateur.
Un lien entre Ciel et Terre. Et au centre l'Esprit Saint, La foi.
L'Homme relié dans un intemporel vertical.
Par cet honneur du Féminin, par ce pont de compréhension, j'englobe le Tout.

La mort physique de Gitta, c'est un voile qui se détache.
Derrière, pas de néant, mais une inlassable activité.

« Ne croyez pas l'honorer par vos larmes. La seule manière digne d'honorer Gitta est d'accomplir ce pour quoi vous, vous êtes venus sur terre. » B. Montaud.
Par ce passage derrière le voile, une nouvelle rencontre.
Avec soi, avec l'ange, avec le Tout.
L'éternel nouveau.
Naissance de l'Esprit Un, le fils, l'énergie d'Amour, l'Âme-Conscience.
La trinité unifiée.
La montée de la Mère répond à la descente du Père, au milieu, dans la mandorle énergétique, rencontre de la vibration de vie initiale.

Par ses choix de vie et sa générosité, par sa sensibilité d'ours et son accompagnement vrai, Bernard Montaud nous offre la possibilité, par le lien de Gitta, de placer notre attention et notre intention, sur le corps matière-lumière.

Qu'on regarde timidement, sur la pointe des pieds cette transformation, cette métamorphose, ou qu'on l'embrasse pleinement.
Cette transition c'est l'œuvre d'art de notre vie ici bas.
L'art d'incarner Fidélité – Familiarité – Fraternité – Féminité.
Dans ce présent, dans ce « ici et maintenant ».
Quand l'Homme honore le Féminin.
Par ce départ, grain de semence.
Reliance, essence, sens de la vie.

« La transition, c'est deux mille ans de tuerie ;
c'est l'époque de la Tuerie.
Et la Tuerie veut te tuer,
car elle veut tuer tous les hommes.
Le carnage est nécessaire pour que certains cherchent.
Avec ceux-là,
la Tuerie ne pourra plus tuer,
si le corps matière-lumière devient possible.
A cause de Jésus,
elle veut tuer, mais elle ne le peut plus.
C'est ça, La Transition.
Jésus a créé les conditions
pour l'accomplissement du corps matière-lumière.
Alors la Tuerie ne pourra plus tuer le corps intuable.
C'est ça, la Transition :
ACCOMPLIR LE CORPS INTUABLE. »

« En la confiant à d'autres mains, j'ai su, totalement su, que je l'aidais pour accomplir sa dernière Beauté. » B. Montaud
La dernière tâche de Gitta, est une graine d'amour.
Dans cet espace-temps, temple de sa vie, elle a rempli la brèche du manque à Être, de la tiédeur.
Dans ce moment intime, ultime, elle joue, elle jubile, elle incarne majestueusement son signe : le soleil.
Comme la femme revêtue du Soleil de l'Apocalypse. La Madone Intelligente aimante.
Avec simplicité, encore et toujours, dans ces derniers instants, Gitta rayonne comme une étoile.
Elle a très bien retenu et compris les leçons de son Ange.
« le corps de Celui qui délivre
n'est donné que pour donner.
Celui qui délivre n'est pas un homme-
Il est L'homme. » Dialogues avec l'Ange.

Rudolf Steiner affirme que l'image de la Madone est un remède qui guérit.
Gitta, par son plongeon de l'autre côté, par son travail de purification de son corps matière dense, par la purification de ses émotions, de son esprit; a été guidée, illuminée d'en haut.
Par ses actes, ses paroles, son exemple, elle nous guérit de l'importance du petit moi, de la personnalité, et nous ouvre le nouveau chemin de la Trinité Une.

La clé pour y accéder est de décupler en nous la force de l'Amour.
L'Amour pour soi, par le travail de connaissance, d'intuition et notre victoire sur les facteurs de la mort.
C'est dans cet espace du cœur; que Gitta a accueilli ses zones d'ombres, ses imperfections heureuses et a offert encore plus de lumière.
Et puis, l'Amour pour l'autre.
Elle, elle a accepté de mourir en lui et renaître en lui.
Dans cet Amour, ce sacré présent, le mystère de la Résurrection devient expérience.


« C'est justement ici que je prépare la vraie patrie, qui est le Ciel Et la Terre.
C'est ici que je mûris l'union de la lumière Et de la matière.
C'est ici que je découvre le temps juste, qui est l'éternité. Et le temps vécu dans l'instant présent.
Et si je vous ai donné le goût de cette VIE NOUVELLE, j'aurai accompli ma tâche. »
Gitta Mallasz

Voilà un voyage sacré, tel que vécu par Gitta et offert pour incarner le Féminin Eternel et s'élever au-dessus de la conscience de soi.
Une initiation moderne pour se sentir immortel au sein de sa divinité.


Christelle - Clochette
Esprit-Emergence.com
esprit.emergence@yahoo.fr
A paraître : « La métamorphose d'un papillon »

***

QUAND L’ANIMUS DE LA FEMME PARLE À SON FÉMININ SACRÉ

Avez-vous un masculin intérieur qui honore votre féminin intérieur ou qui le juge et le condamne ? À force de guider les femmes à naître à leur féminité et à retrouver leurs pouvoirs féminins, j’ai découvert l’importance de guider aussi les femmes à naître à leur masculinité, afin de leur permettre de développer un masculin intérieur qui les honore, qui les respecte, qui les protège sans les cuirasser. Beaucoup de femmes ont développé un masculin trop fort et ont sacrifié leur féminité. Ce masculin intérieur, appelé aussi selon Carl Jung, « l’animus », surprotège le féminin jusqu’à l’étouffer, l’emprisonner, le cacher, le renier, le juger. Il peut devenir un tyran et condamner la femme par des jugements très négatifs sur elle-même, sur son corps et sur ses créations. Il est urgent que la femme développe un animus positif, un homme de cœur intérieur, qui l’honore, la respecte, l’aime, la protège et qui lui permette d’amener ses créations dans le monde. La femme est invitée à développer un regard aimant et amoureux sur elle-même. Voici les mots que j’aime entendre de mon homme intérieur :

Chère Femme de mon cœur, ma Bien-aimée,

Je reconnais le caractère sacré de ta féminité
Je reconnais toute la beauté de ton Être
Je reconnais ton corps de femme comme un temple sacré, comme une coupe sacrée recevant toute la puissance de la Vie de la Terre et du Ciel.
Je reconnais ton amour, la grande ouverture de ton cœur. Tu m’encourages à accueillir, à dire oui, à être réceptif à la vie.
Je reconnais ta puissance féminine et l’importance de tes nombreux pouvoirs féminins telles l’écoute, la réceptivité, l’intuition, la sensibilité, la douceur, la tendresse, la lenteur, la patience, la profondeur, la solidarité, l’entraide, la créativité.
Je reconnais également ta nature masculine de femme active et solaire ainsi que tes pouvoirs masculins de femme aventurière, indépendante, fonceuse, pionnière.
Je reconnais ta grande sagesse, ton intelligence féminine qui se manifeste par ton intelligence émotionnelle, ton intelligence corporelle, ton intelligence créative, ton intelligence intuitive, ton intelligence mentale et finalement ton intelligence masculine qui est davantage intellectuelle et rationnelle.
Je m’engage à te valoriser, à t’honorer, à mettre mon masculin au service de ton féminin, à permettre à mon chevalier de te servir, de te protéger, de te faire rire, de te soutenir dans l’accouchement de tes créations, de t’encourager à venir avec moi dans le monde pour contribuer et faire une différence.
Pour agir, j’ai besoin de toi, de ton amour, de ta guidance, de ton intuition, de ta sagesse pour me guider dans des actions plus justes, plus conscientes et plus solidaires.
Je m’engage à te faire rayonner dans le monde pour amener plus de valeurs féminines.
J’accepte de m’unir à toi et de former un couple sacré, d’unir mon corps, mon cœur et mon âme afin que nous dansions chacune de nos deux polarités féminine et masculine.
Merci d’être là au plus profond de notre ÊTRE, au cœur de notre corps, de notre cœur et de notre âme. Je t’aime d’un amour infini…

Signé Ton Bien-aimé, ton Animus positif, ton Masculin intérieur

Sylvie Lüna Bérubé,
Auteur du livre « Dans le ventre d'Ève, à la découverte du féminin en soi » et du jeu de cartes « Les pouvoirs d'Ève » chez Christian Feuillette éditeur,

info@lunasol.ca
www.lunasol.ca / www.femininsacre.ca

***

Aspiration féminine à une inspiration masculine
A toi,

Ma sœur,
Mon autre,
Ma féminité.

Tu m’as soutenu comme on soutient le monde,
De toute ta foi, de tout ton cœur.
Jamais tu ne m’as lâché, ou si peu !
Tu es là, à l’écoute de moi comme de toi,
À chaque instant, tu veilles au grain pour qu’il germe
Et donne le plus beau fruit qu’il puisse donner.
Et moi, je te regarde et je t’admire,
Je rêve de te ressembler,
Et, miracle de l’amour !
Je te ressemble !
Ta lumière a ravivé la mienne,
Et aujourd’hui,
Grâce à la générosité de ton cœur,
Je suis un soleil radieux,
Moi qui n’étais qu’une étoile éteinte !
Merci d’être là aujourd’hui,
Dans mon cœur et dans ma vie,
Toi ma sœur,
Mon autre,
Ma féminité.

Petit poème
J’ai dansé bien des nuits sous ta lumière bleutée,
Laissant mon cœur chanter de joie et d’amour.

J’ai pleuré aussi, d’émotions et de félicités,
En découvrant ton visage à contre-jour.

Et encore, aujourd’hui, je te regarde te rider
Comme une eau entre les rochers, qui court,

Et je te rencontre forte, douce, magnifiée,
De ce tout que tu m’as donné jour après jour,

Alors du plus profond de mon être émerveillé,
Après tant d’années partagées sans détour,

Je te le dis, JE T’AIME, ma tendre féminité !
Que tu sois reine, mendiante, ou troubadour !


De : fabienne pellizzari ‪ iyuski@hotmail.fr

***

Quand l’homme honore le Féminin


Quand l’homme, c’est-à-dire l’humanité au complet, hommes et femmes, honore le Féminin, il reconnaît la beauté de la vie, de cette énergie qui coule de la Source et émerge de la Terre à chaque saison, à chaque cycle.

Quand l’homme honore le Féminin, il respecte aussi en lui cette part de féminin qu’il porte en s’autorisant à révéler, à exprimer la capacité de son cœur à s’ouvrir pour s’émerveiller, célébrer, s’étonner et être touché intérieurement à travers toute la gamme de ses émotions et de ses sensations.

Quand l’homme honore le Féminin, il entre en résonnance profonde avec l’autre et réactive sa capacité intuitive.

Quand l’homme honore le Féminin, il reconnaît la Femme dans toutes ses facettes et non plus seulement, la mère, ou l’amoureuse, ou l’amante, ou la sœur, ou l’amie. En reconnaissant le Féminin et l’honorant, il l’inclue dans son monde, dans sa vision et permet à son féminin intérieur de se relaxer. Alors son corps d’homme se redresse fièrement en conscience, aligné et enraciné.

Quand l’homme honore le Féminin, il comprend et expérimente que la douceur peut lui permettre d’Être, debout, droit avec autorité, sans violence ni éclat. Par sa simple présence érigée, il veille et rassure, s’il est besoin. Il ne fait plus, il Est. Son « Non » est alors un Non d’amour, son « Oui » un Oui total aussi d’amour.

Quand l’homme honore le Féminin, il autorise le féminin à Être, simplement, à rendre sa présence tangible, et à rayonner sans condition.

Quand l’homme honore le Féminin, l’Homme et la Femme peuvent dialoguer à cœur ouvert.

Quand l’homme honore le Féminin, il permet à plus vaste de se manifester et le ciel peut s’ouvrir.

Quand l’homme honore le Féminin, il lui accorde sa place et naturellement, trouve la sienne à ses côtés.

Quand l’homme honore le Féminin, il permet à la gratitude, à la joie et à l’amour de se manifester.

Quand l’homme honore le Féminin, il est Homme, loin des stéréotypes machinistes ou outrageusement caricaturaux. Il honore son féminin intérieur et retrouve la voie de sa complétude.

Quand l’homme honore le Féminin, il honore d’abord sa part de féminitude, son féminin intérieur, le guérit, le pacifie, l’apprivoise, l’aime et s’ouvre ensuite à honorer avec gratitude le Féminin qui l’entoure.

Quand l’homme honore le Féminin, il est Homme qui pleure, qui rit, qui chante, qui vit pleinement, qui vibre et enchante, qui aime. Il est en vie, Envie, avec aisance et souplesse, libre dans son corps, dans le monde.

Quand l’homme honore le Féminin, il retrouve le Principe qui donne naissance, qui est en contact avec la matière, le quotidien, le tangible, il retrouve ses racines et ses pieds se posent amoureusement sur la Mère-Terre.

Quand l’homme honore le Féminin. J’aime son humanité.


Agnès Reboul
reboul.agnes@orange.fr

***

Le mariage intérieur, la voie de l’amour véritable conscient

« Tsaddé finale annonce la fusion merveilleuse du féminin et du masculin dans les Noces du Nouveau, dans la remontée des deux serpents entrelacés du caducée qui ne font plus qu’un ».
Carte extraite du « Tarot des Lettres Hébraïques » de Marie Elia

Une quête d’Amour omniprésente
La quête de l’Amour est présente partout.
Beaucoup de personnes cherchent et attendent de la vie un bonheur en provenance de l’extérieur, l’Amour extérieur à leur être,
On attend l'amour, on attend l'autre,
On attend que l'autre nous révèle, on attend d’être aimé,
On attend un sauveur, une sauveuse aux multiples visages.

Que cache donc cette quête?
Un manque, un vide que l'autre pourrait combler ?
Des qualités absentes en soi mais présentes chez l'autre?
Un amour extérieur à soi, le seul qui pourrait apporter le bonheur, restaurer l’amour de soi, guérir ses blessures et combler ses manques ?
Admirer et idéaliser l'autre en se coupant de son propre accomplissement ?
Une vie par procuration à travers celle de l’autre ?
La peur d'oser vivre et de suivre son propre chemin ?
La peur de la vraie rencontre en la rêvant, au lieu d'oser la vivre ?

La séparation et la dualité originelles
A l'origine une séparation intérieure a pris place : d'un côté l’homme Adam le masculin, de l'autre la femme Eve le féminin. Ils ont partagé et vécu l’Amour, à la fois deux et Un. Ils étaient deux soleils complémentaires, un Amour splendide et parfait.
Puis le 1er Adam et la 1ère Eve voulurent connaitre la dualité : Bien/Mal. Dès lors, la femme oublia qu’elle était un soleil et devint lune. L’homme resta l’unique soleil, confina la femme dans son rôle de « mère humaine » pour régner sur le monde, détournant ainsi le feu créateur de la femme.
Si on s'en réfère au mythe de Lilith, la 1ère femme d'Adam, ce mythe révèle toutes les peurs d’Adam qui les ont conduits aux conflits puis au départ de Lilith.
Leurs conflits portaient sur ce qu’Adam avait du mal à accueillir et à accepter : sa revendication d’égalité, sa domination sexuelle, son choix de la contraception, sa puissance féminine et sa liberté.
C’est ainsi qu’il a choisi en 2ème femme, Eve, plus passive, plus docile et soumise.
La sexualité de Lilith et d’Adam était tournée vers l’intérieur alors que celle d’Eve et d’Adam était tournée vers l’extérieur (la procréation).
Lilith et sa force solaire ont été diabolisées ôtant à la femme sa polarité masculine, empêchant la femme de pouvoir unir en elle « Eve et Lilith » mais aussi d’intégrer et d’incarner sa puissance créatrice.
Et le souvenir si fort laissé de l’amour « originel » partagé a conduit l’homme et la femme à vouloir le revivre. Il les a toujours poussés l’un vers l’autre dans cette quête éternelle « des retrouvailles » tant attendues.
La femme s’est sentie davantage « incomplète », elle a cherché en l'homme et attendu de l’homme ce qu’elle ignorait avoir ou pouvoir développer en elle-même.
Des femmes ont ainsi cherché à combler leurs manques et sont entrées dans une quête de perfection extérieure : l’homme idéalisé.
D’autres femmes sont entrées dans la revendication de leur égalité et/ou en guerre contre le masculin, en se coupant de leur féminin profond et sacré. Elles se sont ainsi éloignées des valeurs universelles d’Amour et de Sagesse qu’elles portent en elle.
Les relations fusionnelles ou basées sur un rapport de pouvoir (dominant/dominé) ont alors pris place entre hommes et femmes.
Le patriarcat a honoré et célébré la femme lunaire, ne laissant aucune place à la femme solaire.
La puissance de la femme a fait peur à l'homme. L'homme a ainsi gardé et maintenu au pouvoir ses forces solaires qui ont dominé le monde.
L'homme et la femme sont désormais invités à réconcilier en eux leur masculin et leur féminin (leurs forces solaires et leurs forces lunaires) pour cheminer vers leur unité intérieure.
Ce mariage intérieur les ouvre à l'amour profond de leur être. L’amour véritable conscient entre 2 êtres ayant cheminé vers leur complétude est alors invité à prendre place.
Cet amour développé pour leur être leur permet également d’accéder à une sexualité nouvelle.

Le Couple Intérieur de l’homme nouveau et de la femme nouvelle
Le chemin de l'homme d'aujourd'hui se traduit par le désir de conjuguer force et sensibilité, force et douceur, force et instinct, senti et action.
Il est invité à s'ouvrir à ses qualités féminines, à honorer ce féminin en lui, et avant toute chose à l'accueillir et à l'accepter.

Le chemin de la femme consiste à unir en elle tendresse et force, douceur et action, réceptivité et créativité, Eve et Lilith (l’indomptable sauvage), l’aimante et la désirante, la sage et la fille de joie vivante, l’accueillante et l’initiatrice, la jeune fille vierge et la femme féconde, la tendre et la sauvage.
La femme peut vivre et être toutes les facettes de « La Déesse ».
Femmes et hommes sont invités à guérir de leurs blessures intérieures. Il s’agit là d’une guérison intérieure, « la guérison du cœur » grâce à l’amour profond et véritable de leur être.
En accédant à un juste équilibre entre leur féminin et leur masculin et en unissant en eux ces forces complémentaires ils cheminent vers cette Union d’Amour en leur être.

Tout un héritage d'années de patriarcat dont chaque homme chaque femme doit se délester :
L’homme guerrier qui tient « l’actif » et « le pénétrant » de « l’épée »
Et la femme qui représente « la douceur et la réceptivité » de « la coupe ».
Il ne s'agit pas là d'une quête revendicative, il est question au contraire de quitter tout enjeu, de quitter toute relation fusionnelle ou basée sur un rapport de pouvoir « dominant/dominé ».
Chaque homme est invité à s'appuyer et à intégrer ses forces lunaires (féminines) sans renier son masculin.
Chaque femme est invitée à s'appuyer et à intégrer ses forces solaires (masculines) sans renier son féminin profond et sacré.
Aux femmes donc de prendre à présent l'épée et aux hommes de tenir la coupe !
Il y a bien sûr des pièges à éviter :
La femme : ne pas aller vers un masculin trop coupant, tranchant, revendicateur voir castrateur qui la couperait de sa nature féminine profonde et sacrée,
L'homme : ne pas glisser vers une sensibilité et une vulnérabilité qui le feraient se couper de ses forces masculines.
L'amour auquel laisse place des hommes et des femmes qui ont cheminé vers ce mariage intérieur est un amour plus libre, plus ouvert, moins dépendant.
En effet, « la femme lunaire » qui va développer et ancrer ses qualités solaires, s’ouvre au véritable amour de son être, à sa complétude, quitte la dépendance à l'homme pour accéder à son autonomie.
Elle honore et célèbre son masculin tout autant que son féminin. Sa féminité s’en trouve davantage révélée.
Elle quitte la séductrice et le culte des apparences. Elle ne voit plus l’homme comme une proie ou un être à manipuler pour s'en faire aimer.
Son magnétisme intérieur jaillissant de l'amour qu'elle se porte opère de lui-même sans avoir à entrer dans un jeu de séduction. Elle devient « naturellement séduisante » par cet amour d’elle-même qu’elle rayonne à l’extérieur.
Forte et remplie de cet amour profond, elle ouvre son cœur et aime l'homme sans peurs.
Cette femme nouvelle s'appuie sur ses forces masculines pour créer et offrir au monde sa créativité reflet de son féminin profond et sacré. Elle assume et vit sa nature instinctive et sauvage.

« L'homme solaire » qui va lui développer ses qualités lunaires, honore le féminin en accueillant la femme à la fois dans son féminin sacré et dans toute sa puissance.
C’est un nouveau guerrier qui arrive soutenu par ses forces féminines : un guerrier pacifique, conscient, ouvert, souple et juste. Il cesse de livrer aveuglément d’inutiles combats dictés par ses peurs ou par sa quête de pouvoir.
Cet homme nouveau se déleste de ses armures et entre dans la légèreté d’être.
Il fait place à une virilité nouvelle, révèle son masculin en s'appuyant sur sa douceur, sur sa sensibilité, sur sa flexibilité et sa fluidité.
L'homme qui intègre ses qualités féminines et qui honore son féminin, accède à l’amour profond de son être, ouvre son cœur, accueille et exprime sa sensibilité et sa vulnérabilité.

Il ose la vraie rencontre avec la femme. Il a quitté ses peurs de la femme et du féminin profond et sacré : sa peur de la mort et de la castration, la peur de ne pas être à la hauteur. C’est ainsi que dans la sexualité, il abandonne la quête de performance.
En ayant contacté et intégré ses forces féminines, il est à l'écoute de son senti et de son instinct. Sa réceptivité et son intuition se développent. Une créativité nouvelle prend place, soutenue et nourrie par ses forces féminines.
L'homme ose la rencontre avec la femme sauvage et s'autorise ainsi à vivre son homme sauvage.
Le mariage intérieur qui s'opère chez les femmes et chez les hommes ouvre à une harmonie des plus grandes dans la relation amoureuse et dans leur sexualité.
Cet amour que les hommes et les femmes développent pour leur couple intérieur leur permet d’accéder à une toute autre dimension de l'amour. Ils quittent les jeux de pouvoir, les relations conflictuelles et font place à « l'amour véritable conscient ».
C’est un nouvel équilibre qui prend place, une relation vivante et harmonieuse.
L'homme et la femme se rencontrent et s’aiment sans enjeux et sans peurs, et s'ouvrent ainsi à l'amour véritable conscient. Le couple formé réunit non plus deux dépendances mais deux autonomies !
Vers une sexualité nouvelle, l’Union d’Amour Sacrée
Ces hommes nouveaux et femmes nouvelles vivent toutes les facettes de leur intériorité dans leur sexualité, dans cette Union d'Amour Sacrée, en entrant dans « la Danse de l’Amour ».
Le réceptif et l’actif en chacun s’entremêlent et jouent dans une grande fluidité. L’homme et la femme sont tour à tour : aimant(e), accueillant(e), sauvage, créatif/créative, inventif/inventive, désiré(e), désirant(e), doux/douce, tendre, ardent(e), initiateur/initiatrice, actif/réceptif, réceptif/actif, instinctif/instinctive, audacieux/audacieuse, entreprenant/entreprenante.

L’homme désire la femme avant de l’aimer et la femme aime l’homme avant de le désirer. L’homme révèle la femme dans sa sexualité et la femme emmène l’homme dans la dimension du cœur.
Mais finalement dans la rencontre de l’homme nouveau et de la femme nouvelle, tout se transforme, un mouvement s’opère, un regard nouveau peut être posé…
En effet, la femme sauvage peut s’avérer une véritable initiatrice pour l’homme. En assumant son feu intérieur, en se mettant à l'écoute de ses instincts et en vivant la vraie rencontre avec l'homme, elle invite l’homme à vivre « sa propre nature sauvage ». La femme sauvage peut ainsi révéler l’homme sauvage mais également l’amener dans la dimension du cœur.

La fin de la guerre des sexes
Les hommes et les femmes sont invités aujourd’hui à quitter le jeu de pouvoir entre sexes, quitter les rivalités et les revendications pour véritablement avancer ensemble main dans la main, le cœur ouvert, autonomes et alliés à la fois.
La société peut se trouver transformée ainsi par ces pas que font et feront ces hommes et ces femmes pour quitter l'illusion de "séparation" et intégrer leur Couple Intérieur et l’amour de leur être.
Que ce soit sur le plan relationnel, social, amoureux ou professionnel, de telles unions ou collaborations sont véritablement fécondes.
La complétude de ces hommes nouveaux et de ces femmes nouvelles n’enlève en rien à leur complémentarité. Ensemble ils peuvent offrir au monde de nouvelles idées, de nouveaux projets et de nouvelles créations !


Nathalie Le Corre-Sadok
Thérapeute psycho-corporelle et Accompagnatrice de Vie
http://accompagnerlavie.over-blog.com/


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VOS HISTOIRES DE SEINS

Petite fille j’ai rêvé d’avoir des seins, et aussi des poils sous les bras.
Cela m’intriguait, ce passage vers l’âge où on a des seins. Et je n’imaginais pas grand-chose de plus que ce changement.
Et encore… pas longtemps, parce que je repartais bien vite grimper aux arbres ou jouer au foot avec les copains.
Et puis vers 12 ans j’ai eu mes premières règles. Les garçons me regardaient différemment, avec davantage de désir que de camaraderie. Mes seins ont commencé à pousser. J’ai demandé à porter un soutien-gorge. Mais je l’ai choisi très simple, couleur chair, souple. Et j’ai fait mon entrée sur le terrain de foot de manière à ce qu’on le voie. Le regard des garçons a validé mon nouvel accessoire. Et je n’étais plus la même : nous n’étions plus une bande d’enfants, mais des préadolescents mixtes, et donc sexués.
En même temps, mes pulsions commençaient à apparaître, j’avais envie de chaleur sur mon sexe et l’odeur du printemps excitait mes sens.
Si j’étais fière de ce premier soutien-gorge, j’avais quand même du mal à le supporter. Ça serrait, ça empêchait de respirer, c’était contraignant de s’habiller avec un tel accessoire. Il était clairement un attribut de ma toute nouvelle féminité, une façon de dire que j’étais pubère. Et il me détachait de la petite sauvageonne qui prenait plaisir à enfiler slip/short/tee-shirt les matins d’été.
Sans m’y faire vraiment, je l’ai porté des années, appréciant de l’enlever l’été pour que les bretelles ne polluent pas mon dos lorsque je mettais un vêtement aux fines bretelles. Et je portais même des soutiens-gorge renforcés pour faire du sport. Toujours avec cette idée véhiculée par nos mères qu’un sein non maintenu tombe fatalement.
Jusqu’à mes 30 ans environ j’ai continué de m’embarrasser de ce bout de tissu pas pratique, qui devenait de plus en plus handicapant, jusqu’à devenir une coque de mousse aux baleines de métal. J’ai donc passé des heures à chercher les modèles sans baleines, aux formes les plus douces et naturelles.
Je préférais fureter à la bibliothèque que dans les rayons lingerie. Et c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré ce livre :
http://soignez-vous.com/2008/09/08/soutien-gorge-et-cancer-du-sein/
http://www.amazon.fr/Soutien-gorge-Cancer-sein-s%C3%A9duction-dangereuse/dp/2880581966
et ces études :
http://seinslibres.perso.sfr.fr/fr/etudes.htm

Aussitôt j’ai été convaincue du bien fondé des recherches de Sydney Ross Singer, et j’ai arrêté d’en porter.
J’ai donc retrouvé les sensations de liberté, pour l’habillage et la vie quotidienne, la bonne façon de se tenir pour que ma poitrine ne soit pas simplement deux seins qui ballotent.
Epaules droites, dos droit, pectoraux déployés, sentant mes muscles et non seulement mes glandes mammaires, je descendais les escaliers d’une allure princière.
Bien entendu, j’ai cherché alors comment me vêtir de manière à ne pas sembler provocatrice.
Hauts foncés et non transparents ; souvent près du corps voire moulants pour permettre d’être maintenue lorsque je devais courir ou prendre le vélo.
Tissus techniques contenant du lycra ou de l’élasthanne bienvenus pour faire du ski ou du VTT, de l’équitation ou du roller.
Certains hommes remarquaient la liberté de mes seins.
Mais j’ai vite compris que ce regard était aussi tributaire du mien. Si je n’y pense pas, que je n’y fais pas attention, personne ne le remarque.
J’ai failli répondre à l’appel de la publicité lorsque j’ai été enceinte, donc me dire que mes seins devaient être tenus. Et puis non, décidemment, je ne parvenais pas à porter cet accessoire que j’avais choisi pourtant en coton et très élastique.
J’ai donc passé deux grossesses et deux allaitements longs sans soutien-gorge. Et j’étais déjà habituée à avoir le bout des seins tanné par les tissus des vêtements au moment où j’ai commencé d’allaiter. J’imagine combien cela aurait pu être difficile si je n’avais pas eu cette habitude…
Par chance je n’ai pas une grosse poitrine, et je n’ai pas eu des fontaines de lait coulant sur mes tee shirts. Très peu de fuites.
Mes seins n’ont pas dégringolé jusqu’à mes genoux.
Ils se portent bien. Aussi bien que des seins libres depuis presque 13 ans. Non, ce ne sont pas de beaux seins fermes et ronds comme ceux d’une fille de 20 ans. Mais des seins mûrs de femme en préménopause. En place parce que mes pectoraux sont développés, que je fais du sport, que je muscle mes épaules et mon dos.
Aucun problème pour sortir mon sein pour allaiter, pour dormir dans un train couchette sans me contorsionner.
Le regard de mes hommes sur mes seins ? Le père de mes enfants tente de les reconquérir, parce que le plus jeune les considère encore comme les siens, est encore nostalgique, du haut de ses 5 ans, des moments de complicité de l’allaitement. Aussi il s’endort parfois encore la main sur un sein, tente de téter, pour se souvenir. Non : ils sont à moi leur dis-je.
C’est à la fois une façon de considérer cette zone de mon anatomie comme une autre, qui a une fonction naturelle, et une façon de regarder les hommes (qui sont susceptibles de porter un regard de convoitise sur ma poitrine) comme en disant « ce n’est pas seulement mes attributs sexuels qui sont à prendre en compte, c’est moi toute entière ».

lyjazz@gmail.com
Lyjazz

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ETRE FEMME MALGRE LE CANCER



L'impossible d'aujourd'hui n'est autre que le possible de demain...

Mon expérience :

Avant de m’occuper de faire les radiographies, je voulais terminer la formation que j’avais entamée, l’IFG.
Je sentais qu’il y avait quelque chose d’anormal en moi mais il ne me restait plus beaucoup de temps et je préférais terminer ma formation.
Je sentais une boule au niveau du sein. Mon sein me parlait…

Quand mon radiologue m’a annoncé les résultats des radiographies par téléphone, j’étais anéantie, bloquée, triste et j’ai pleuré et j’ai passé le tél à Jean, mon mari.
Mon sein hurlait, que lui avais-je fait subir ? J’avais fabriqué quelque chose de mauvais à l’intérieur de moi. J’étais en colère après moi, après ma mère, après mon mari.
Est-ce mes mauvaises pensées ? Le manque d’enfant, la relation avec ma mère ? Qui voulais-je nourrir ?
Extérieurement, à quoi j’allais ressembler ? Que deviendra mon sein ?
Mon mari ne m’aimera plus ? je ne ressemblerais plus à rien…

Jean m’a rassurée, encouragée et m’a dit « je serai là pour te soigner, et après tu iras avec ton pharmacien… » Pourquoi avait t il dit ça… quel pharmacien ??
Est-ce que je dois être avec quelqu’un qui me soignera… ou me surveillera… (Corps médical), est-ce quelqu’un qui aurait une profession stable (car la sienne était instable), est-ce parce qu’il se culpabilisait.

Cette période peut s’appeler « le déni ».
Elle n’a pas duré longtemps car j’ai repris le dessus et je suis passée à la phase « acceptation » de l’opération.

L’ACCEPTATION !
Qui m’a permis d’autoriser une opération de mon sein, un morceau de moi, de ma féminité était retirée.
Je ne m’attendais pas à la suite des événements, quelle fut ma surprise… la suite était un traitement de « chimiothérapie et radiothérapie », encore une fois « abattue »….

Mais cette fois, j’ai voulu prendre mon temps, ne pas démarrer de suite les traitements, me renforcer physiquement après l’opération, faire de la rééducation pour mon bras que je ne pouvais plus bouger.
Et je me suis renseignée auprès de mes connaissances médecins, radiologues avant de servir de « cobaye »….
Je ne voulais pas accepter n’importe quel traitement sans être informée.
Ce qui est rassurant, c’est que le traitement était identique en Métropole qu’à celui proposé à la Réunion.
Cela me donnait une sensation de maitrise des événements.

Mais je n’ai pas voulu être « stérilisée » mais le destin en a voulu autrement, ca s’est fait naturellement…
« Stérilisée », c’était faire une hormonothérapie, prendre des comprimés qui faisaient perdre définitivement le droit de « procréer ».

Avoir un cancer du sein, c’est perdre sa féminité : j’avais de beaux cheveux longs, une jolie petite poitrine…
Un bout de sein en moins, ou l’ablation du sein, la chute des cheveux, l’hormonothérapie, le teint horrible, la fatigue, la prise de poids, son image est détériorée.
L’impact des soins médicaux, et malgré les attentions de l’entourage, la qualité de vie est endommagée par un sentiment de solitude et d’isolement de la « vraie vie ».
Parlé et être écouté est essentiel.
Mais l’entourage, déjà suffisamment inquiet ne peut pas tout faire ou n’est pas apte à le faire.
Etre écoutée ne signifie pas être entendue et comprise.
Il faut pleurer car les émotions que l’on ressent ont besoin d'être extériorisées. Tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime...
Le plus dur pour moi est la perte des cheveux, c’est la perte de l’identité.
Il faut travailler sur l'acceptation de la différence, ce qui peut rendre plus tolérante et encore plus compréhensive.
Même si on est en colère lorsque l’entourage nous disait « la pauvre, c'est dur ce qui vous arrive. »
Alors que ce n’est pas l’entourage qui a été opéré ; perfusée injectée avec un poison dans les veines car il faut savoir que la chimio c'est quand même un poison qui brûle tout sur son passage.

On est pas obligé d'accepter certaines choses mais on peut les comprendre.

Je ne voulais pas la compassion des autres.

Pendant la période de traitement « chimiothérapie », j’ai beaucoup lu pour trouver la meilleure solution pour que ça se passe bien.
Ma devise est « REAGIR et non SUBIR ».

Alimentation : 1 fruit 1 légume par jour obligatoire pour ne pas maigrir
Vitamine C tous les jours
Antioxydants chaque jour, plantes, huiles essentielles…
Car les médecins ne donnent pas de conseil particulier, ils soignent le « mal » mais pas la conséquence.
Un magnétiseur, adorable, patient, discret, après chaque chimio me remettait sur pied rapidement pour me permettre de faire autre chose, de profiter des moments de calmes.
Les copains m’envoyaient chez le psy, j’y allais mais et il n’y avait pas de suite… car j’étais assez forte pour supporter cette épreuve.

Je m’échappais dans la peinture, avec ses couleurs, couleur vive de la vie, de la joie.
Je peints des femmes…. Pourquoi ? Recherche de mon moi intérieur ? De mon physique, un bout de sein en moins… Recherche de ma féminité ?… De mon identité ?
Ré apprivoiser mon moi…

La lecture : pour trouver la meilleure solution pour guérir : sur la santé, les plantes, l’alimentation, …..
Je me concoctais un mélange de plantes (niaouli…) à mettre sur mon sein après chaque radiothérapie.

J’ai été initiée au reiki et je l’utilisais chaque jour sur moi pour atténuer les effets du traitement.
Les mains dégagent de la chaleur qui calme comme une mère avec son enfant. Je me cajolais…


Les fleurs de bach…. « douleur, peur, panique, tristesse, désespoir »…. Trouvons la solution !

A chaque fois, j’ai rencontré des personnes sur mon chemin qui m’ont permis d’ouvrir une porte sur ce qui était bien pour moi.
Merci la VIE.

Et le zen…

Le zen m’a beaucoup apporté, pas besoin de parler…. On ressent, on se comprend… Respect du silence…
Ca m’a permis de comprendre l’acceptation, car en position de zazen, les jambes sont complètement anesthésiées et pour supporter il faut inspirer et expirer jusqu’au plus profond de soi et se concentrer sur celle-ci ou sur la posture ; sentir si le corps est bien positionné, on le ressent en fermant les yeux, s’il est bien centré pas trop à gauche ou à droite…
Faire en sorte que le corps rejoigne l’esprit. L’équilibre !
Laisser passer les idées sans les retenir, lâcher prise…


Fin du traitement !
Tout est fini…….
Drôle d’impression !
Plus rien, tout est fini !
Quoi faire ? on revient à la réalité, sur terre …
On me laisse « en plan »…. Débrouilles-toi maintenant, tu es guérie.
Suis-je guérie ? faut il que je continue à faire quelque chose ?
Et le suivi tous les 2 puis 6 mois….
On est encore dedans et en même temps c’est fini….

Il faut du temps pour réapprendre à être dans la vie de tous les jours, la fatigue, faire comme si de rien n’était avec les autres, leur regard, elle a eu cette maladie qu’on ne veut pas nommer… le « cancer », ça fait peur car on ne connaît pas…

Je n’ai voulu voir personne pendant cette période, juste mon entourage, quelques amis proches.
Même pas ma mère, je n’ai pas voulu qu’elle participe à mon état, mes émotions, je voulais me débrouiller seule…
Je ne voulais pas qu’on pense ou qu’on fasse des commentaires sur mon état de santé.
Pas de « faut garder le moral…» Et alors ? si on ne l’a pas on « meurt »…
Et ne pas attirer l’attention sur moi est une manière d’atténuer le mal car pas de pensées négatives de la part des autres (la pauvre, elle va mourir… ça se guérit… ?).

Le « après »… Les questions fusent dans tous les sens : Pourquoi, ou pour… quoi…. Qu’y a-t-il à retenir de ça, qu’elle est la raison, qu’ai-je fait ? Dans une autre vie, dans celle-la ? …
Dans la famille y a-t-il eu des cancers du sein, la sœur de ma grand-mère mais je n en ai aucun souvenir, …ce n’est pas cela.
Un livre de Descartes que j’ai lu bien avant mon opération, sur une fille qui est atteinte d’un cancer qui meurt car son mari trouve horrible une statue de pierre avec un sein en moins, ce n est pas ça j espère, sensible mais à ce point…
Ce livre m’a marqué et j’ai fait un transfert avec cette femme rejetée par son mari.

Je me suis trop embarquée dans des pensées néfastes pour mon corps :
pas d’enfant, Jean qui ne s’occupait pas des siens et les avait rayés de sa vie et qui n’en voulait pas d’autre…
J’envoyais des petits mots aux enfants avec une enveloppe timbrée pour qu’ils reprennent contact avec leur père.
Moi l’enfant par rapport à ma mère à qui je ne voulais pas ressembler… Je ne voulais pas prendre sa place « en temps que mère ».
Je ne voyais pas le rôle de maman comme ca !
Apres le cancer, c’est une période ou l’on ne peut pas penser sans pleurer. Oui nous sommes guéries mais qu'est que l'on en fait ? On ne se reconnaît plus en tant que nous. Et qui sommes-nous en fait ? Le savons-nous vraiment ?

Effectivement à l'annonce de la maladie et durant les traitements c'est difficile et ce qu'on oublie c'est aussi le après.
Comment se reconstruire ?
Comment se retrouver ?
Comment se reconnaître ?
Tant de questions que l'on peut se poser et qui aident lorsque l'on se met face à soi-même à se trouver enfin...

On vit la maladie et sa vie différemment.

C’est le meilleur moment pour s'occuper réellement de soi, de se cocooner. Qui d'autre que nous-mêmes pourrait le faire aussi bien que nous ? C'est vrai que l'on pourrait croire ou dire que c'est égoïste.
Cela fait preuve d'un peu d'égoïsme à la différence que c'est d'apprendre à se connaître à s'occuper de soi à se donner pour après pouvoir donner aux autres.
Comment peut-on donner aux autres si on ne se donne pas à soi ? L'équilibre n'existe pas si on ne prend pas soin de ses propres besoins en premier.
C'est peut être aussi le moment de trouver le sens de sa vie. Qu’est-ce qui est VRAIMENT important ?

Lorsqu’on parle d'extérioriser les émotions c'est tout simplement parce que l'émotion est une amie c'est la boussole qui nous donne la direction à prendre. Ce n’est pas toujours agréable. Et si on ne l'écoute pas elle va s'imprimer au niveau du corps jusqu'à la somatisation et à la mal_à_dit...

Lorsque que l'on se pose des questions dont on n'a pas les réponses on se fait du mal pour rien. Alors plutôt que de se poser la question « Pourquoi » ? Essayons de nous poser la question « Pour quoi » ?
Le « pour quoi » nous permet de travailler sur nos vraies valeurs... C'est super de vouloir se montrer forte.
Les yeux des amis de la famille ne voient que l'essentiel qui est l'amour. N'est-ce pas une grande valeur ?

La clé d'une vie peut être la "Com_uni_ca_tion" pour une "guaie_ri_son"... Pour moi ce fut une "re_naissance"...

C'est vrai qu'il y a pire dans ce monde mais si notre corps réagit et nous envoie des messages aussi confrontants c'est parce que nous avons chacune ou chacun à notre propre niveau, quelque chose à travailler et à apprendre en changement positif et constructif chacun en soi.
Reste à être à l'écoute de notre corps pour en déceler le sens.

Toutes les théories sont de la littérature car lorsque l'on passe par là il faut réellement le vivre. Lorsque l'on exprime notre "mal être" on a surtout besoin d'une oreille pour nous entendre plutôt que de conseil.

L'expérience apprend plus que le conseil. Cette expérience et qui m'a fait sortir "en_corps" plus fort.

Chacune est différente et chacune doit faire ce travail même si c'est difficile et on n’en ressort plus forte car on a toutes les ressources en soi pour y arriver.

Ce n'est pas une philosophie mais notre vie et ce que nous vivons au quotidien.

Mon corps était important avant mon cancer. Oui il a changé et alors ? Mon mari m’aimait comme je suis.
Je suis heureuse de me réveiller le matin et voir le ciel avec ou sans nuage. Ecouter le vent dans les feuillages des arbres a côté de chez moi, de voir les belles fleurs, les oiseaux. Entendre les enfants rire. Tous ces petits riens…
L'essentiel est ce que je vis aujourd'hui.
La vie à présent, c'est du bonus alors il faut la savourer.

Aujourd'hui il faut « par_donner » car j'ai trouvé le vrai sens de ma vie.
Aujourd'hui mon cancer a été un clin d'œil à la vie.


Je ne serai jamais plus comme avant, je vis pour moi.
J'ai perdu toute cette insouciance que j'avais, j'ai quitté le monde de l'enfance pour entrer dans le monde de l'adulte, bien malgré moi. J'ai découvert que j'existais.
Le résumé de tout ça, il est plus facile de se reconstruire avec de l'Amour près de soi.

A chacune de mes confrontations à la mort, je suis changée, modifiée, intensément ou pas, suivant le degré de ma chance de l'avoir évité.

Dans ma vie, je souhaite ne plus me disperser, régler un problème après l'autre, à la recherche de l'équilibre. Chaque pierre va devoir être retaillée pour ne plus me demander autant d'effort. J’ai les instruments, la force, pour y parvenir.
Mon temple intérieur, je veux le restaurer et ainsi voir au-delà.

Corinne Jean Mougin

cocoluc@orange.fr

***

J’ai toujours eu des gros seins. A l’adolescence, quand mes copines avaient de jolies poitrines menues, délicates sous les t-shirts, j’arborais un 90D qui s’affirmait dans toute sa splendeur. Petite, de stature fine, les hanches étroites, ces seins me semblaient parfois avoir été empruntés à quelqu’un d’autre. Une grande femme aux allures hollywoodiennes, une italienne plantureuse, une diva d’opéra, une prostituée. En tout cas, ils étaient trop gros pour être tout à fait miens.

Engoncés dans des soutiens-gorge trop vastes, dissimulés sans succès sous des t-shirts informes, mes seins trop épanouis ne me rendaient pas très épanouie. Cet afflux d’hormones, à cet endroit de ma personne, affichait une sensualité qui me dépassait. Une adolescente timide dans un corps de femme fatale, je n’étais pas prête.

Les regards des hommes mettaient mal à l’aise la jeune fille que j’étais. Je sentais se poser sur moi une attente, un imaginaire auquel je ne savais pas répondre. Des regards qui me gênait parfois tant je sentais qu’ils s’adressaient à une partie de moi qui ne me ressemblait pas.
Puis je grandissais, je devenais femme et, au fil du temps, les regards sont devenus flatteurs. Petit à petit, je découvrais l’étrange pouvoir que j’avais sur la gente masculine. Un pouvoir encombrant, dont je ne savais pas encore jouer, mais qui était là incontestablement. Je me familiarisais avec ces regards. J’apprenais à les apprécier, à les ressentir non comme une offense mais comme une marque d’intérêt.

Il faut dire qu’ils étaient beaux les seins de mes 16 ans. Ronds et tendres, pleins, généreux, gorgés de vie et de promesses. Un hymne à la joie. J’en étais fière. Alors j’ai lâché les pulls trop larges et suis rentrée dans l’ère des petites robes serrées. Avec délectation je faisais plonger les hommes dans mes décolletés profonds. « Mes seins sont mes appâts, mes joujoux extra, les hommes en tombent à mes genoux. »
J’ai joué les femmes fatales, un vrai rôle de composition tant la timidité ne m’a jamais lâchée. N’empêche, c’était bon de faire tomber dans mes bonnets tous les hommes qui me plaisaient.

J’ai longtemps eu ce rapport contradictoire avec mes seins. Grâce à eux, j’attirais les hommes, mais je me demandais toujours si, qui j’étais, leur plaisait ou si c’était ma plastique sur laquelle ils flashaient. C’est sûr j’aurais pu poser dans « Lui » ou dans « Playboy ». Mais moi je voulais que l’on m’aime pour moi, en entier. Pour mes seins certes, mais pas que.

Très tôt est née l’idée qu’ils étaient trop gros pour moi et qu’un jour je les voudrais plus petits. Qu’un jour, plus tard, quand ils auraient descendus d’un cran, je me ferais opérer.
Les années ont passé avec mes seins plantureux que j’aimais, puis que je n’aimais plus, puis que j’aimais de nouveau. Au fil de mes amours, de mon estime de moi, de ma confiance, de mon lâcher-prise.

Puis est venu le temps de la grossesse, ces seins qui grossissaient encore, mais où cela s’arrêterait-il ? Ma fille est née et je n’ai pas voulu l’allaiter tant était terrible la peur de sentir mes seins encore plus gonflés tout le temps de l’allaitement.
Un soir, deux ans plus tard, je me suis regardée dans la glace et je me suis dit que le moment était venu.

L’opération pour réduire ma poitrine était devenue une évidence. Mon mari, qui adorait mes seins, m’a soutenu. Je me suis mise à la recherche d’un bon chirurgien. Ou plutôt d’un excellent chirurgien, un homme auquel je confierais la délicate mission de façonner des seins qui me ressemblent.
Je l’ai trouvé très rapidement. La façon dont il m’a regardé, la confiance que j’ai tout de suite eue en lui, j’ai su immédiatement qu’il était la bonne personne.

C’est un 14 février que je me suis fait opérée. De tous beaux seins pour la saint Valentin, un cadeau d’amour pour moi.
Aujourd’hui, mes seins sont magnifiques. Ils ne sont toujours pas petits, mais quand même plus qu’avant.
Et ils sont superbement ronds, pleins, généreux et gorgés de vie. Un hymne à la joie.

karine.ravier@free.f
http://votrenaturo.blog4ever.com

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Le Sein Maternel Idéal
Au cours de l'automne, lors d'un atelier d'art thérapie, j'ai été amenée à modeler de la terre avec les pieds … Le bloc d'argile avait été préalablement chauffé et une bassine d'eau chaude était à notre disposition pour y tremper nos pieds, au besoin.
Le contact de la terre chaude sous mes pieds m'aidait à déconnecter mon mental, à
m'ancrer et à accueillir mes sensations corporelles. Je malaxais d'abord la terre, la
pétrissais, la frappais de mes talons, enfonçais mes orteils dedans. Je prenais le temps de goûter et apprécier la sensation de l'argile qui se faufilait entre mes orteils. Je mouillais mes pieds dans l'eau chaude afin d'adoucir mon contact avec la matière matricielle et entrer plus profondément en lien avec ma vulnérabilité et les mémoires inscrites dans mon corps, mais inaccessibles par le biais du langage des mots.
Je lissais alors la terre, savourant le toucher soyeux entre mes pieds et l'argile chaude et mouillée. Puis je la rassemblais et la lissais à nouveau. Progressivement, la proposition que me faisait mon corps se présentait à mon esprit : un sein …
Je rejetais d'abord cette idée en bloc. Et je recommençais à pétrir, malaxer, lisser la terre, la malaxer encore. Mais, peu à peu, je me détendais et m'ouvrais à cette invitation émergeant du tréfonds de mes entrailles : modeler un sein avec mes pieds. Dès lors, je m'appliquais à rassembler l'argile et la façonnais en forme de mamelon généreux. J'allais jusqu'à y déposer un téton en son sommet.
À la fin de l'exercice, nous avons pris un temps pour partager notre ressenti en rapport avec notre création. Ensuite, l'animatrice de l'atelier nous invitait à nous questionner sur ce que nous voulions faire de notre modelage : le conserver et l'emporter avec nous, ou aller le déposer quelque part dans le jardin ou dans la nature ? …
Mon premier réflexe a été de vouloir l'emporter. Mais à l'écoute des envies de chacune des participantes, l'une d'elles a eu un profond écho en moi, qui touchait à quelque chose de l'ordre de la réparation, mot qui m'était venu à l'esprit durant le modelage de ce sein.
C'était le désir d'aller déposer cette terre façonnée dans une rivière …
J'aimais beaucoup l'idée que cette boule d'argile, symbole de maux de l'âme qui ont du mal à se dire, puisse être caressée par l'eau sur son passage et se diluer doucement pour rejoindre la substance de la Terre Mère. Laisser ainsi s'accomplir le processus de réparation par le passage du Temps et de l'Eau. Laisser les maux, déchargés dans cet amalgame d'argile durant l'atelier, se disperser et se mêler aux éléments pour être purifiés et régénérés. Et par ce lent cheminement de la matière, me retrouver moi-même allégée et peut être lavée de cette blessure profonde que je ne savais pas encore nommer.
C'est sur le trajet du retour que j'ai compris le sens que je pouvais donner à ce sein qui avait émergé d'entre mes pieds. J'avais récemment pris conscience que la frustration que je ressentais régulièrement dans ma vie de couple était en rapport avec le manque d'amour que j'avais éprouvé dès ma plus tendre enfance. En rapport aussi avec le besoin compulsif de combler ce manque dans des plaisirs extérieurs à moi même.
Manque qui m'avait entraînée dans des conduites additives diverses (tabagisme, consommation excessive de marijuana, dépendance affective …). Mais surtout, j'avais mis le doigt sur une des clés de cette spirale frustrante : jamais personne n'arriverait à combler pour moi ce manque d'amour originel. En d'autres termes, il est inutile que j'attende que ce manque soit un jour comblé ; il fait partie de moi et je dois maintenant apprendre à vivre avec et à en prendre soin par moi même,
sans exiger de mes compagnons (inconsciemment bien sûr) qu'ils réparent ma blessure originelle en endossant le rôle que ma mère avait si maladroitement
joué alors que j'étais un nourrisson.
C'était alors clair pour moi : ce sein d'argile représenterait ce « sein maternel idéal » que ma mère n'avait pu incarner pour moi. J'imaginais donc tout un rituel qui concorderait avec la prochaine lune noire, afin de me libérer du poids de ce sein maternel idéal décevant. Et je préparais scrupuleusement le texte que je voulais prononcer à cette occasion. Je m'efforçais de n'omettre aucun des aspects de la relation à ma mère dont je souhaitais m'alléger et rédigeais la moindre formule que je prévoyais de dire.
Mon intention était d'enterrer ce sein d'argile dans le sable, sur la plage, pour qu'il se
dissolve dans l'eau de mer. Je conclurai la séance sur mon vœu de faire le deuil de la part frustrée de moi-même et amorcer un processus de pardon à ma mère biologique, à ma mère intérieure et à moi même.
J'étais fin prête et j'avais tout prévu.
Pourtant, la vie devait me dissuader d'accomplir cet acte symbolique selon mon plan.
Deux jours avant la lune noire, à l'heure près où j'avais planifié ce rituel, ma mère a eu un accident de voiture. Multiples fractures, sérieux traumatisme crânien, dix jours d'hôpital et, à l'heure où j'écris ce texte, elle en a encore pour plusieurs mois de rééducation en centre d'hébergement médicalisé.
Je culpabilisais rapidement, établissant des liens avec mon projet de rituel. Consciente du pouvoir des mots, je me demandais si les formules que j'avais rédigées, telles que « Par ce geste, je restitue à la Terre Mère ... », n'avaient pas engendré des conséquences bien au-delà de mes intentions. Peut être que leur pouvoir dépassait largement mon entendement ?
Toujours est il que je maîtrisais mal le maniement de telles formules et que je n'avais
qu'une notion très vague des rituels de lune noire, n'en ayant encore jamais pratiqué.
Je réalisais aussi que le texte préparatoire que j'avais écrit dressait la liste de toutes mes amertumes et en rendait ma mère responsable de par ses maladresses vis à vis de moi dès les premiers mois de ma vie. Peut être aurais je dû être plus prudente dans le choix des mots ? Analyser plus profondément la question afin de ne pas diriger mes intentions contre ma mère ? Centrer d'avantage le texte et le corps de ce rituel sur ce dont je souhaitais me libérer personnellement sans omettre d'assumer la responsabilité de mon propre ressenti ?
À la première occasion, je partageais mes craintes avec un groupe d'amies dont je me sens très proche dans nos démarches spirituelles. « Crois tu vraiment que tu as autant de pouvoir ? » Cette question gênante en forme de boutade m'a pourtant aidée à préciser ma perception des choses. Je ne m'attribue pas personnellement ce pouvoir. Je l'attribue aux mots, aux formules utilisées, formules réputées magiques selon certaines traditions ancestrales.
Les retours de mes amies m'ont aussi aidée à désamorcer la culpabilité que j'éprouvais alors, et alléger la part de responsabilité que je pouvais légitimement endosser. Mon intention première était de restituer à ma mère sa part de responsabilité dans les manques que j'ai éprouvés enfant. Son accident était peut être la conséquence de sa réaction à ce mouvement que j'amorçais dans ma vie. Réaction qui lui appartient. Réaction dont la responsabilité lui incombe. Responsabilité que je dois renoncer à endosser.
Toujours est il que, depuis cet accident, nos relations se sont intensifiées, mais aussi
enrichies et approfondies sous de nombreux aspects. Je suis très présente auprès d'elle pour l'accompagner à travers cette épreuve, alors que mes visites auparavant étaient plutôt dispersées, voire sporadiques. Je lui procure les soins que je suis en mesure de lui donner à ma manière. Je prends la place qui me semble juste pour moi à ses côtés.
Je revisite en gros plan les tenants et aboutissants de notre relation, sans pour autant me focaliser sur ce qui me frustre, ni alimenter outre mesure mes blessures originelles. Les circonstances font que mon regard sur elle s'attendrit et que je peux m'ouvrir aux aspects positifs de sa personnalité et de notre relation. Je prends conscience de l'ampleur de l'amour que j'ai pour elle et de celle de mes ressources pour le lui communiquer. Je la sens réellement reconnaissante et touchée par mes marques d'attention. Je suis en mesure d'accueillir sa gratitude, ses demandes d'aide et l'amour qu'elle me porte à sa façon.
Quelque chose de plus fluide et compatissant, mais aussi plus humble et plus doux, est en train de se développer entre nous et dans ma relation à moi même.
Et j'ai parfois la sensation que mon attitude à son égard depuis le jour de son entrée à l'hôpital nous permet de vivre quelque chose de l'ordre de la réparation. À mon niveau, la réparation se joue dans le fait de trouver enfin mes propres moyens de lui témoigner mon amour. De son côté, il me semble qu'elle est en train d'apprendre à me faire confiance et de se rendre compte qu'elle peut compter sur moi, que je réponds présente dans les moments difficiles.
Du même coup, ma relation à moi-même se transforme. Je m'organise et je structure mon temps afin de pouvoir m'occuper aussi bien de ce qui me tient à coeur dans ma vie personnelle, que de ce que l'incapacité actuelle de ma mère me demande de gérer pour elle. Je prends enfin ma vie en main et je pose des actes concrets pour assumer pleinement mes responsabilités de femme adulte et pour avancer sur le chemin de la réalisation de mes rêves. J'en retire beaucoup de satisfaction et je gagne de la confiance en moi et en mes capacités.
Quant au sein d'argile, je lui ai trouvé une autre fonction, tout aussi symbolique. Parfois, au creux de la nuit, à la lumière de quelques bougies, je le prends sur mes genoux. Je pose alors ma main gauche sur sa rondeur et j'écoute ce qu'il a à me dire. Il me parle de ma part d'ombre et lui prête sa voix. Il me permet de mettre des mots sur ce qui se cache derrière mes frustrations, mes difficultés à prendre ma vie en main, mes ruminations … Il me permet de me mettre à l'écoute de cette toute jeune enfant blessée en moi. Il me permet de la laisser exprimer, avec ses mots à elle, toutes les questions, les incompréhensions, les colères, les humiliations, les manques qu'elle a très tôt appris à taire et à enfouir au plus profond d'elle même,
au point de se couper de ses émotions et de son propre ressenti.
Après des années de cheminement par différentes formes de psychothérapies et d'éveil de la conscience, je peux aujourd'hui laisser une place dans ma vie à mon enfant sauvage, sans qu'il ne la domine. L'écouter m'ouvre de nouveaux champs de compréhension de mon intériorité. L'écouter me fait entrevoir la possibilité d'en faire un allié, d'apaiser mes conflits intérieurs et me réconcilier avec moi même,
en douceur. La possibilité aussi de concrétiser mes rêves à travers des actions, dans le respect de moi-même et de ce que je suis, et dans une sensation d'unité, d'accord et d'adhésion de tout mon être, dans sa globalité, sous ses diverses facettes.
Qui sait ? Peut être l'accident de ma mère aura-t-il eu l'effet réparateur que j'attendais de ce rituel : pouvoir enfin me délester de ma rancune à son égard et la pardonner, ainsi qu'à moi même, afin de pouvoir m'autoriser à être une bonne mère envers moi-même ? Peut être que l'expérience que je traverse en ce moment avec ma propre mère me permettra de m'autoriser enfin à être mère à mon tour, et prendre le risque de représenter un jour pour ma descendance, un autre sein maternel idéal imparfait ?
NB
nb.grainesdelune@free.fr

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Éclosion incontrôlée

Aujourd’hui à 37 ans… j’assume mon

 

 

GALERIE

   
 

 

PORTRAIT DE FEMME

Gilles Vernois
« L'homme est-il concerné par l’accouchement ? ». Drôle de question ! Et ça me fait penser à deux amis. Thierry : la grossesse de sa compagne, il ne l’a pas souhaitée. Mais le jour de l’accouchement, il est là. Et il assure. Mots doux, gestes tendres, présence réconfortante. Il est là : de tout coeur ! Denis, lui, le jour J, il a envie d’exploser, quand on lui dit : « nous allons faire une césarienne à votre femme. Sortez, monsieur !». Alors il sort. Et il pleure. Mais deux heures plus tard, c’est lui qui accueille son bébé en peau-à-peau.
Et il est là : coeur-à-coeur…
Je suis un homme de base : longtemps, les valeurs féminines m’ont été étrangères. Qui plus est, j’ai traversé l’enfance avec une mère présente-absente, une soeur très éloignée, et sans grand-mère. Résultat : je suis entré dans la vie avec toutes les valeurs du petit mâle : agressivité, esprit de compétition, goût du
combat… mâchoires serrées et poing fermé ! Alors quelle découverte, années après années, que de m’ouvrir à la Femme ! Et de sentir s’éveiller en moi le sens du respect. La délicatesse, la joie. Et par-dessus tout : l’amour de la vie. De ressentir l’amour de la vie pour nous. Comme une secrète bienveillance, par delà
les difficultés. Alors le poing s’ouvre. Ma main reçoit. Je ressens de la gratitude.
Et de là, l’envie de participer. Contribuer.
A la vie ? Mazette. Mais comment ?
Grossesse, accouchement, naissance : monde de femmes, a priori. Etranger au mien. Sauf que. Depuis quelques années, le projet (encore à venir !) d’être père me gagne. Donc, ça m’interroge. Et notamment, depuis l’accouchement d’une amie « entre les chants et les roses ». Tiens ? On peut donc accoucher dans la joie, la puissance et l’harmonie ? Oui monsieur, bienvenu dans une nouvelle réalité ! Pourtant, la réalité est têtue : pour beaucoup de femmes, l’accouchement reste un moment difficile. C’est l’épreuve, dira-t-on.
Soit. Mais la maltraitance, c’est quoi ? Car combien de femmes dans leur accouchement se sentent objet, pas respectées, déshumanisées ? Industrialisation de l’accouchement ! Et personne ne fait rien ? Si, bien
sûr. Des initiatives fleurissent, partout. Pour mieux répondre aux besoins réels de la femme, et de l’enfant. Obstétriciens, sages-femmes, doulas, couples : tout le monde s’y met.
Mais alors, comment puis-je résister à l’envie d’y participer ? Hélas, je n’ai ni la compétence, ni la disponibilité : que puis-je faire ?
Rien, ou très peu. Mais quand même… Le peu que je peux ! Tiens, par exemple : pourquoi ne pas mettre
un peu d’argent au pot commun ?
Car, chef d’entreprise, j’ai quelques moyens. Or à quoi bon investir (encore ?) dans ces chimères (financières) au nom (usurpé) d’« assurance-vie » ? J’en suis convaincu, à présent. La meilleure assurance pour la Vie, c’est d’investir dans… nous : l’Humain. Voilà comment, ces trois dernières années, je me suis engagé - et réjoui ! J’ai écouté les suggestions d’un obstétricien, de deux sages-femmes, d’une doula. Et j’ai utilisé une petite part de mon revenu pour contribuer à des initiatives. Un projet de maison de naissance.
Un documentaire sur les sages-femmes traditionnelles au Mexique. Quatre sages-femmes cherchant à faire une formation complémentaire. Un café-parent à l’île de la Réunion. Un master de Recherche Appliquée sur la relation materno-foetale. Une femme célibataire, dans le besoin d’être accompagnée par une doula. Gouttes d’eau, que tout cela ? Oui. Ou granules, homéopathiques. Ma part de colibri, en tout cas ! Vais-je continuer ?
J’aimerais bien. Un parmi d’autres. Car des milliers de gens admirables (obstétriciens, sages-femmes…) font déjà tant, au quotidien ! J’admire aussi le nombre d’hommes, pères ou futur-pères, qui mine de rien ont envie d’aider. Leur femme, bien sûr. Mais aussi l’humanisation de la naissance, à leur mesure.
Certes : les femmes enceintes n’ont pas « réellement » besoin d’être « aidées ». Elles ont avant tout besoin d’être connectées à leur puissance - et de sécurité affective (m’a t-on expliqué). Mais alors, souvenez-vous :
vous pouvez aussi compter sur votre homme. Et sur son coeur. Car malgré ses égarements
ou sa pudeur, il est là, dans son coeur.
Gilles VERNOIS
gilles.vernois@free.fr
 

 

 
 

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