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Automne 2009 - N°16
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SOMMAIRE
p3 Edito
PAROLE DE TERRIEN
p4 Double Je
p5 Conseils de la Fée Lune d'Automne
DOSSIER : L'INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE
p6 Tu t'en vas
p8 Au-delà de la mort, l'Amour
p9 Du désir d'enfant à sa non-réalité
p10 Paroles de foetus
p11 Mémoires cellulaires et IVG
p11 IVG et osthéopathie
p12 Le non-désiré
p14 Les adolescents et l'IVG
p15 A celles qui n'ont pu accueillir le germe de la vie
p16 Un cauchemar
p17 De l'avortement en conscience... à la contraception en conscience
TEMOIGNAGES : LORSQUE L'APPARENCE REFLETE L'INTERIEUR
p19 Sous les voiles, une confidence
p20 Image ou mirage ?
p21 Les 3 dimensions de la coiffure
p22 Etre soi, trouver son style, donner une bonne image de soi
p24 Quand l'âme devient, l'être vit !
p25 Annonces
p26 Abonnement
p27 Le Rêve d'une femme
p28 Portrait d'artiste : Isabelle Jeandot-Dollé
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EXTRAIT
Au-delà de la mort, l'Amour
Comme beaucoup de jeunes filles et femmes, j’ai subi une IVG pour moi c’est une IIVGO interruption involontaire de grossesse obligatoire. Tout est encore si vivant dans ma mémoire que cela me permet de vous faire ce récit pour le partager au moins avec une femme, celle qui le lira, ou peut-être avec d’autres femmes s’il est diffusé.
« Avec tout ce que tu manges en ce moment tu es enceinte !» Me dit une amie de mon compagnon.
« Mais non, je prends la pilule !!! » lui répondis je. « Ah ah cela arrive parfois, tu sais » me dit –elle.
……….
Quelques jours plus tard, je ressens une présence en moi qui s’adresse à moi. Cela me semble à la fois étrange et totalement naturel de communiquer intérieurement avec …avec qui justement ? L’âme me donne la réponse dès que je lui pose la question : « qui est tu ? » J’entends au fond de mon coeur « je suis une âme, en toi, je suis un garçon, n’est pas peur, je t’aime ». Que de douceur et de beauté. Ce fut le premier message.
Nous sommes en janvier 1985. J’ai 25 ans.
La magie s’arrête brutalement, la réalité m’étreins et m’emporte dans une panique, une torpeur terrifiante. Mais ce n’est pas possible je prends la pilule, que vais-je faire ? Que vais-je dire à mes parents ? Je ne peux pas leur annoncer. Le compagnon avec qui je sors va être furieux. J’ai très peur. Je me sens seule, je ne sais à qui m’adresser…
J’appelle ma gynécologue : prise de sang oblige. Résultat : confirmé. Je suis enceinte.
Je n’en parle pas à mes parents. Impossible pour moi de leur expliquer ce qu’il m’arrive.
Le compagnon de l’époque est très en colère « comment est-ce possible tu prends la pilule, pas question de le garder, tu le fais passer, tu n’est pas la première à qui cela arrive ». Il refuse de m’accompagner. Il me donne tout de même la moitié de la somme de l’intervention.
Je vais à l’hôpital pour prendre rdv pour l’intervention. Une femme me reçoit. « Etes vous certaine de vouloir avorter ? Réfléchissez bien. Ce n’est pas bien vous savez, il fallait faire attention. L’avortement c’est sérieux, ce n’est pas comme d’aller chez le coiffeur».
Je sors de cet entretien effondrée, évidement. J’ai le papier du rdv de l’intervention dans la main. En pleur, je ne sais à qui parler sauf à « mon enfant ». « Je suis terriblement désolée, je ne peux pas te garder, ce n’est pas possible pour moi, j’ai honte. Je te demande pardon».
Une souffrance psychologique terrible que je ne parviens pas à stopper m’envahie et m’empêche de réfléchir. Pourtant sa présence me rassure. « Ne t’inquiète pas, n’ai pas peur, tu n’es pas coupable. Je reviendrais. Ce n’est pas le moment pour nous ». Deuxième message.
J’ai dit à mes parents que je partais pour mon travail deux jours. Je prépare mon sac. Le 11 février 1989 je rentre à l’hôpital. Je suis dans une chambre seule. Une infirmière arrive. Mon dieu, c’est la sœur d’un copain de mon village. Tout de suite, je la supplie de ne rien dire à personne. Après quelques secondes son visage connu, sa présence me rassure vraiment. Je m’effondre dans ses bras, « j’ai tellement peur » lui dis je, « je ne veux pas avorter mais je n’ai pas le choix ». Elle accueille ma détresse. « Tout va bien se passer. Ne t’inquiète pas ». Dès qu’elle sort, j’ai envie de partir en courant. Qui puis je appeler ? Je pense à cette amie de mon compagnon qui avait remarqué mon grand appétit. J’arrive à la joindre.
Elle est très touchée de m’entendre. Elle arrive à mon chevet une heure plus tard avec un bouquet de fleurs. Je n’oublierais pas ce geste de bienveillance d’une mère, mais ce n’était pas la mienne.
La nuit tombe, je me sens terriblement angoissée. Je n’ose même plus m’adresser à cette âme d’amour qui est en moi. Je me sens complètement perdue, mes larmes ne s’arrêtent plus. « Pardonne moi, je n’ai pas le courage de te garder seule face à mes parents, j’ai peur de leur colère. J’aimerais partir avec toi pour ne pas te laisser seul. TU NE TUERAS POINT m’a-t-on enseigné. Je me sens comme une criminelle…. Je t’aime si profondément au-delà de ce que j’ai pu connaître, au-delà de ce qui existe. Je me sens déchirée, détruite, je sens la puissance de la vie et de la mort si proche. Je pose mes mains sur mon ventre, comme un câlin, je prie toutes les prières que je connais…j’implore le Christ et la sainte vierge de me pardonner.
Au matin du 12, je vois le brouillard dehors. L’infirmière entre dans la chambre et me donne un cachet pour me détendre. « Je viens vous chercher dans une demie-heure ». Jusqu’à ce que je me retrouve dans la salle d’intervention ma mémoire est flou. Je me souviens que j’étais terrorisée. Ma gynécologue arrive. Elle me prend la main. « je vais te faire une anesthésie générale, tout va bien se passée». Je me souviens parler encore à l’âme qui vit encore, les larmes coulent sur mon visage, j’ai envie de dire stop, mais je commence à m’endormir. La dernière image qui me reste : les mains cramponnées à mon ventre et les jambes écartées…
Myma
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GALERIE
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PORTRAIT DE FEMME
| Marie-Claude LULEY-LEROIDE |
Je suis venue m’incarner dans cette vie-ci afin d’expérimenter le sens des responsabilités. En effet, lors
d’une vie précédente, je fus une fille « légère », vivant aux crochets des hommes et s’accrochant à eux en usant de ses charmes. Cervelle d’oiseau, mais suffisamment avisée pour se faire entretenir. Or donc, j’ai fixé mon choix sur un couple qui se regardait dans le blanc des yeux, inconscient de ce qui se passait autour d’eux, mais semblant incarner l’image parfaite du bonheur et de l’amour.
Là, aînée de 7, je constate qu’ils sont doués pour proliférer, pas pour élever. Je décide donc de me prendre en main, ne pouvant pas compter sur eux pour m’appendre quoi que ce soit. Je m’enferme dans mon monde, me nourrissant de toutes les lectures qui pouvaient me tomber sous la main, plus particulièrement les contes et légendes de tous les pays, afin de rêver à un monde meilleur et me plonge dans les études. Le père, déçu que son ainée soit une fille, lui programme un avenir d’enseignante, « c’est bien, pour une femme, çà lui permet d’avoir beaucoup de vacances et d’élever ses enfants ». J’ai donc « fait mes humanités », étudiant le latin, le grec, la mythologie avec délice, heureusement, les matières scientifiques étaient également présentes dans la section que j’avais choisie. Mais je rue dans les brancards, à l’origine pour contrer mon père et fais le choix d’étudier la Médecine. Je m’associe avec un homme généraliste, humaniste, créatif et une femme qui deviendra pédiatre. J’écope donc de la gente féminine que je vais accompagner des années durant et même jusqu’à ce jour, avec, j’espère, le plus de bienveillance, d’amour. Mes compétences se sont enrichies au cours du temps car au bout de 10 ans de médecine classique, j’ai pris conscience de ses limites et des effets secondaires des remèdes mis à notre disposition et à la faveur de problèmes personnels, j’ai expérimenté l’homéopathie, que j’ai ensuite étudiée. Ce fut une révélation, j’avais dorénavant les moyens d’aider les femmes en me basant sur leur constitution, leur tempérament, je pouvais enfin exercer une médecine individualisée au lieu d’une distribution de recettes standard. L’énergétique chinoise m’a permis de comprendre autrement le fonctionnement du corps humain, les Elixirs Floraux, de réguler les états émotionnels des patients en les aidant à prendre du recul par rapport aux situations vécues, etc. Le pied était dans l’engrenage, j’ai, et je, continue de me former, d’expérimenter,
pour moi et pour redistribuer. C’est ainsi que je travaille également en énergétique. C’est un vrai bonheur
de nous sentir accompagnés par les êtres de lumière. Je termine très souvent la séance en suggérant un acte symbolique.
J’insiste sur ce point, car la patiente participe activement à sa propre guérison et déprogramme son cerveau
des faits anciens qui l’ont blessée. La vraie guérison passe par le pardon à soi-même, aux autres et une pluie bienfaisante d’AMOUR.
J’ai également expérimenté que RESPONSABILITE n’égale pas CULPABILITE. Il y a trop souvent un mélange des genres. Je ne suis pas responsable de la tête que j’ai mais de la tronche que je fais !
Bref, m’éloignant de plus en plus de la Médecine officielle, j’ai eu envie d’en sortir, mais je me suis ravisée. Il me parait utile d’être à la frontière, à l’interface, et de surfer afin de faire le lien entre les 2 car les 2 sont nécessaires parfois. Grâce à mes guides, je peux lâcher le mental, me mettant à l’écoute de ce que j’ai à transmettre. J’ai également été mise à l’épreuve de lâcher mon côté autoritaire et dominant : en effet, la position de la femme, face à l’examen gynéco, est particulièrement humiliante, elle est en soumission complète, offerte, de par la position que nous lui faisons prendre, dénudée dans ses parties intimes et qui plus est, nous lui enfonçons un bout de ferraille froid et dur pour « regarder » et prélever. Voilà pourquoi je persiste et signe dans ce système afin d’y apporter le plus de douceur possible et de consolation car nombreuses sont les femmes qui ont été blessées au plus profond de leur être. |
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