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Cultiver la joie PDF - N44

> Extrait

SOMMAIRE

02 Livre-toi
03 Édito / Karine Nivon
04 Sommaire

06 Carpe Diem
07 L'air du temps / Frédérique Larcher
08 Astro mondiale / Daniel Testard
10 Énergie de saison / Marie Pénélope Pérès

11 Corps Accord
12 Faites-le vous-même / Serena Zigrino
13 Essences féminies / Anne-Julie Yonnet
14 L'ayurvéda au féminin / Nathalie Geetha Babouraj
16 La révolution des Yoni / Mahasatvaa Ma Ananda Sarita

17 Parfumer l'esprit
18 Editions Rêve de Femmes
20 Le coeur se livre / Sylvie de Berg
21 Nuit féconde / Marie-Laure Dellea-Loisance
22 Célébrons la femme debout / Christine Marsan
23 La peur de la mort / François de Landorre

24 Tissons nos liens
25 Couples en chemin / Françoise Berry
26 Vers une parentalité bienveillante / Cendrine Pasquier
27 Matern'elles / Clémence Laloue
28 La vis s'invite / Marie Bareaud
30 Vue d'ado / Lisa

31 DOSSIER : CULTIVER LA JOIE
32 Mettre en couleur sa vie et ses envies / Nancy Canet
34 Le yoga des carottes / Séverine Millet
36 La joie ? / Hélène Charbonnier Teljesseg
38 A la source de la joie / Pierre-André Blanc
40 Au coeur du désespoir, la grâce / Emmanuelle Maré-Vichard
42 Nourrir la Joie, nourrir la Vie / Bernadette Pierrard
44 Cultiver les émotions, récolter la joie / Pascale Bernard
46 Ce jour-là / Daniel Testard
48 Un temps pour soi / Claire Hérino-Imbert

49 Pour l'amour de l'art
50 Se relier au vivant par la création / Emmanuelle Mounier
51 Portfolio : Florence Santoni

56 PARTAGE : LES RELATIONS MERE-FILLE
57 Le flambeau / Chrystelle Bobel
59 Ces filles qui m'ont fait devenir mère / Plume Blanche
60 Une merveilleuse épopée d'amour / Samia-Mawiina
62 L'amour de mère en fille / Eva Wissenz
64 Mon guide de montagne(s) (russes) / Ana Stephan
66 Une histoire sans fin / Legend Keeper Géraldine

68 Gardiennes de la Terre
69 Femmes de boue / Nydia Solis Tzaquital
72 Des racines dans la ville / Marie Gullí Démarre

73 Nourritures terrestres
74 La cuisine ayurvédique / Vibusha

76 Bulletin de commande
78 L'Agenda des Femmes
80 Pubs
84 Le Rêve d'une femme / Cristina Laird

 
 

 

EXTRAIT

DOSSIER : CULTIVER LA JOIE

11 TEXTES de :
Laure GUIGARD
Marie-France Omedes Pichot
Yola SARRAT
Rejane Allons
Brigitte Bontemps
Pascale Lecoq
Nathalie Sauron-Raisin
Franck Aubert
Virginie BERTRAND de MARLES
Peggy CASSAGNES
Plume Blanche



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Texte 1 - L’écoute de toutes ses émotions

Écouter nos émotions pour libérer la colère, la tristesse et la peur et laisser notre joie profonde et innée jaillir de nous !

La joie fait partie de la famille des émotions que nous ressentons, avec la colère, la tristesse et la peur. Elle nous dit que nous sommes satisfaits, c’est-à-dire que des besoins en nous sont satisfaits. Elle est associée au plaisir, à la détente, à un ressenti agréable…

Avec l’émergence de la pensée positive, on peut penser que la joie et le bonheur se développent en se concentrant sur les choses positives.
Alors, oui, le fait de se concentrer sur ce qui nous satisfait, ce qui est beau autour de nous, ce que nous avons, ce que nous sommes capables de faire, sur ce dont nous sommes fiers-fières, sur ce qu’on aime, contribue à cultiver la joie et le sentiment de satisfaction.
Cet outil permet de se rappeler que, à chaque instant, je peux ressentir les quatre émotions vu qu’elles habitent toutes en moi en permanence, c’est-à-dire que je peux à chaque instant trouver une pensée qui me rendra triste, comme une qui me rendra joyeuse. J’ai donc ainsi le choix de me concentrer plus sur le ressenti de la joie que sur le ressenti des émotions désagréables.

Mais cet outil ne me satisfait pas entièrement.

Que faire des émotions désagréables qui surgissent en moi et qui prennent tellement de place que la joie ne m’est plus accessible ? Est-ce que je dois les rejeter ?
Soit, ces émotions sont désagréables à vivre et à faire vivre aux autres. Leur présence dérange, surtout quand on ne sait pas quoi en faire. Souvent, on n’a pas appris à les gérer sainement et sereinement ni à les comprendre. Et on peut préférer mettre toute son énergie à essayer de les faire taire afin qu’elles ne se manifestent plus et qu’on soit tranquille !
Vaine tentative ! Vous avez sûrement fait l’expérience de cette fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ou bien de cette déconnexion avec nous-mêmes qui fait qu’on ne sait même pas ce qui nous met vraiment en pétard ou nous déprime tant et ainsi nous prive de la possibilité d’agir sur la cause ! Sans parler des maladies psychosomatiques qui révèlent ces enfouissements.

Cultiver la joie est pour moi une invitation à l’écoute des émotions qui surgissent et également des émotions désagréables. C’est leur donner de l’espace. C’est accepter qu’elles vivent en moi. C’est envisager qu’elles ont un message important à me transmettre par rapport à la situation que je vis. C’est s’ouvrir à elles et ne pas les juger ni les enfermer dans la case « me pourrissent la vie et je serais mieux si elles n’étaient pas là ! »

L’écoute et la considération des émotions sont pour moi le chemin vers la joie, la vraie, la durable. La joie est notre état naturel.
Une fois que l’émotion désagréable s’est sentie entendue et comprise, alors elle cesse instantanément de se manifester, et la joie revient ! Il n’y a pas besoin de se battre pour que la joie soit au rendez-vous ! Les enfants pleurent à chaudes larmes et une fois que leur chagrin a été écouté et pris en compte, il cesse et ils repartent jouer comme si rien ne s’était passé.

L’écoute signifie :
- Prendre du temps ;
- Se connecter à soi : se concentrer sur soi et laisser émerger ce qui vient ;
- Accueillir ce qui est en essayant de ne pas juger ;
- Écouter les jugements qui arrivent (sans se juger !) ;
- Être avec ce qui surgit.
Par exemple, en faisant une activité qui amène à la concentration et à l’introversion (méditation, marche…), en utilisant un support (écriture, dessin…), en en parlant à une personne bienveillante et dans l’accueil, etc.

Quel message les émotions désagréables ont-elles à nous dire ?
Elles nous disent qu’un besoin n’est pas satisfait. C’est un voyant rouge sur notre tableau de bord, c’est un signal lumineux qui nous dit « quelque chose ne va pas ». Tous les êtres humains ont les mêmes besoins à satisfaire. Il y a des besoins physiques (boire, se nourrir, avoir chaud…) et des besoins psychologiques (se sentir aimé, reconnu, en sécurité, autonome, avoir une orientation, pouvoir être créatif…).
Ainsi, la colère nous informe que l’objet de cette colère est considéré comme une menace à notre bien-être et elle crée en nous une grande force pour nous battre contre cette menace. La tristesse nous informe que nous ressentons un manque et permet de prendre le temps de faire le deuil. Et la peur nous informe qu’il y a un danger et déclenche en nous des réactions physiques qui nous aident à faire face au danger plus efficacement.

Est-ce acceptable d’exprimer ses émotions ?
Accueillir ces émotions désagréables, c’est aussi se libérer des jugements qu’on a sur elles, du fait qu’on les ressente. Selon notre histoire et notre éducation, nous pouvons avoir des croyances sur l’interdit d’exprimer certaines émotions, voire toutes : « une petite fille est laide quand elle se met en colère », « un garçon qui pleure est une femmelette », « pour survivre, tu ne dois pas avoir peur », « il faut être positif », « ressentir des émotions, c’est être faible »…
Or tout le monde, y compris les animaux, ressent ces émotions. Elles s’expriment en premier lieu par notre corps (accélération du battement du cœur, frissons, tétanie…). Elles font donc partie de nous. Elles vont et viennent au gré des situations, nous informant si ces situations nous conviennent ou non. Elles nous permettent de réajuster nos décisions et nos comportements pour être satisfait profondément. Elles sont là pleinement à notre service et pour nous guider vers l’épanouissement.

Cultiver la joie est un chemin. Un chemin merveilleux vers le dialogue et la connaissance de soi, vers le pardon et la guérison, vers la libération de ce qui nous pèse et des non-dits. Un chemin à la rencontre de notre joie intérieure, celle qui nous habite naturellement.

À chaque instant, notre être nous donne les clés par un ressenti de ce dont il a besoin pour se sentir en joie. À nous de l’écouter et de lui tendre les bras !

Laure GUIGARD
consciencejoyeuse.com
consciencejoyeuse@mailoo.org

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Texte 2

La joie

La joie est où ?
La joie, c’est quoi ?
La joie, pourquoi ?
Bonjour la joie, me voilà
Oui je viens vers toi
Quelle joie de te voir, de te sentir, de te tenir, de te ressentir, de t’aimer
La joie est là, oui juste là,
Si si, elle est là à côté de moi, de toi, de lui, d’elle
Il y a juste à la cueillir, la nourrir, la bercer, l’aimer,
Regarde ce bel oiseau sur sa branche d’arbre,
Regarde cet enfant qui joue dans une flaque d’eau
Regarde-toi dans un miroir et souris
Souris à la vie,
Écoute les sons,
Savoure le fruit de l’arbre
Touche le velours de la rose et sens son odeur
Marche et ressens ce qu’il se passe autour de toi
Sens la caresse du vent, la caresse de la main de l’autre, la caresse de l’enfant
Entre dans la danse du rire, du jeu, de ton je,
Danse, saute, joue, comme une enfant
La joie est partout, partout, partout autour de nous,
Seul, seule, en couple, en famille, entre ami(e)s
Vivons, explorons, ressentons, vibrons, partageons, nourrissons-nous de la joie,
Joie, J pour Je, O pour on, I pour image, E pour ensemble
La joie d’un jour, vibre pour toujours,
La joie



Signature
Marie-France Omedes Pichot
energeticienne-aude.wifeo.com
www.facebook.com/La-Magie-de-Marie
https://www.facebook.com/cerclesdefemmescarcassonne

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Texte 3 - Renaître à la joie

« La joie profonde du cœur est une boussole qui nous indique le chemin de la vie. », Mère Teresa.
Cultiver comme un jardin la joie dans son cœur. Telle l’Abbesse Hildegarde de Bingen, mettre des épices dans ses biscuits (si possible à l’épeautre !), c’est donner un goût de joie à sa vie dans toutes les circonstances. Une saveur proche du chocolat noir : amer mais intéressant, ouvrant le palais à une notion nouvelle.
Un certain mystère habite la réception de la joie par le don. Quelque chose de plus grand que soi est exprimé par les plus grands mystiques ou philosophes : « Bonne est l’action qui ne donne aucun regret et dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité. » selon Bouddha.

Donner de la joie, de l’attention, du temps, un petit bout de vie, permet de ressentir soi-même un certain allègement jusque dans les moments de détresse absolue. La science le prouve aujourd’hui, ce que Mathieu Ricard a démontré en se soumettant à des tests neurologiques relatés récemment .

Cette vérité, je l’expérimente depuis plusieurs mois, après le décès in utero de notre premier enfant à 6 mois de grossesse. Il vous semble littéralement que le Ciel vous tombe sur la tête. Au-delà de toutes les questions qui ne trouveront jamais de réponse, il faut apprendre à se relever, continuer de se lever le matin, se nourrir, prendre soin de ce corps qu’on ne peut regarder sans pleurer…
Et pourtant, quelque chose renaît. Comme une fleur au printemps réussit à percer la neige. Équilibre entre amertume et douceur. Nostalgie et Amour de la vie.

Tristesse s’installe et Joie se tait. Joie boude, croise les bras, puis se ressaisit, essaie d’écarter les coudes. Tristesse se défend mais Joie nous surprend au détour d’un anachronisme de la vie qui réussit à nous arracher un petit sourire… un premier petit sourire… l’éclat de rire reviendra plus tard… Il revient le jour où l’on comprend que la tristesse et l’amour déjà porté à cet enfant vivront toujours avec nous.

Accepter l’ambivalence, c’est planter la graine pour cultiver la joie. Ces sentiments nous accompagneront en donnant des couleurs nouvelles à la toile qui continue de se dessiner jour après jour pour nous faire grandir. Ces couleurs s’exprimeront dans des tons gris, orageux, mais enrichissent la gamme de notre existence et, curieusement, ouvrent notre cœur à une expérience nouvelle, celle de la compassion.

Plus simplement, en posant son regard sur le monde, il est évident que l’épreuve est présente tout autour de nous : l’acidité de la vie qui s’exprime dans la pauvreté matérielle s’affichant sous nos fenêtres, l’appauvrissement de l’âme malgré les richesses terrestres, les déchirements familiaux, les départs, les incompréhensions. Ces drames n’ont d’égal que la douceur dans le sourire des enfants des rues jouant avec insouciance momentanée sous une pluie battante, lors d’une visite impromptue, joie dans le regard d’une personne âgée connaissant la solitude…
Il convient de ne pas tomber dans le piège de tout relativiser : ma détresse est bien présente, celle de mon interlocuteur est incomparable à la mienne. Joyeuse, cette mère de famille nombreuse dans un quartier défavorisé des favelas me montre l’échographie payée par notre association : quelle force me permet de ne pas éclater en sanglots malgré les larmes qui montent ? Je ne le sais pas. Je suppose que c’est la petite graine que j’ai choisi de planter ce matin dans mon cœur en me forçant à aller apporter de l’écoute et du réconfort à ces femmes défavorisées. Mais défavorisées par quoi ? Par la vie ? La détresse matérielle et la détresse morale sont-elles comparables ? Nul ne le sait. Chacune est présente sur Terre depuis la nuit des temps. Et pourtant, ces femmes ont planté la même graine que moi, choisissent en se levant de cultiver la joie malgré les coups de leur mari, les maladies de leurs enfants, la douleur des crises de manque, les viols des clients…
L’épreuve peut renforcer. J’ai connu des moments tellement sombres que le déchirement ne peut que laisser entrer un peu de lumière. Cette toute petite lueur, c’est l’espoir d’un jour nouveau dont a besoin la petite graine qui ne demande qu’à être cultivée pour grandir et se donner dans une énergie nouvelle.

« Partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie. »
Cultiver la joie, c’est chérir ce jardin dans notre âme par tous les moyens que la vie met à notre disposition si nous ouvrons les yeux : ces proches qui n’attendent qu’un pas vers eux, cette œuvre musicale qui réveille nos sens, ce paysage qui s’étend sous notre regard, ce texte qui nous apporte exactement les mots dont nous avions besoin à cet instant, ces bras qui nous entourent de leur chaleur, ce dépassement de soi dans une course effrénée. Cultiver la joie dans la solitude gracieuse, un moment volé à nos obligations, au jour, à la nuit, à l’éternité.

Cultiver la joie devient alors un choix : je choisis de laisser la mélancolie me happer à chaque moment de ma journée, ou je choisis de nourrir, en me forçant un peu, les petites folies qui m’habitent. Dire oui à la vie, accepter de se laisser approcher par la bienveillance, accepter de voir la chance d’être portée par ses proches et à son tour, de porter assistance à ceux qui n’ont pas ce bonheur. Ouvrir les yeux sur les autres couleurs dont la vie nous entoure et peu à peu, faire grandir cette petite graine de joie qui veut percer le froid, la neige et la détresse.
Cultiver la joie, c’est aussi apprendre à renoncer. Les choix me conduisent à refuser les sollicitations qui ne me ressemblent pas, résister aux chants des sirènes, quitte à s’initier à la nage à contre-courant. Bien sûr, c’est plus fatigant ! Mais quelle libération, quelle joie plus grande encore que celle connue jusqu’alors, que de renaître à soi, profondément, sereinement, joyeusement.

Yola SARRAT
desraisinsverts@gmail.com


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Texte 4 - Créatrice de joie

Pour moi la joie se provoque. Comme une contestation pacifiste face à des situations que je ne peux améliorer immédiatement, j’utilise cette émotion afin de construire un lendemain meilleur.

Je ne saurais dire si la joie est apparue un jour dans ma vie ou si elle était présente au fond de moi depuis toujours ; un peu comme une amie de valeur dont on n’aurait encore jamais remarqué la présence et surtout, l’importance.
Entre vingt et trente ans, les réflexions de mon entourage sur mes agissements face aux vicissitudes de la vie m’ont poussée à analyser mes réactions. Car d’un côté il y avait les gens pour qui j’étais une sorte de râleuse, une révolutionnaire à l’humour ironique qui voulait toujours tout changer. De l’autre il y avait ceux qui me considéraient comme une sorte de modèle. Car quelle que soit la difficulté à dépasser, je m’y confrontais, non sans un certain humour, sachant au fond de moi que cette situation était toujours temporaire et que le meilleur m’attendait. Finalement, je ne me reconnaissais dans aucune de ces deux représentations qui étaient faites de moi et je me suis même sentie comme enfermée par celles-ci.
Évidemment je n’ai jamais attendu les bras croisés l’amélioration de mon sort. Je me suis toujours ajustée à l’instant présent sans pour autant nier mes désirs et mes rêves. Comportement qui a d’ailleurs souvent provoqué l’énervement de ceux qui souhaitaient me rendre plus à leur image. Il s’agissait d’ailleurs des personnes qui, me cataloguant au rang de révolutionnaire, négligeaient certainement de reconnaître que ma quête d’authenticité dérangeait leurs habitudes. Hors de question de prendre le risque de sortir du périmètre conventionnel qu’ils avaient choisi. Ce qui pour moi n’était en fait qu’une prison dorée était pour eux, à les entendre, source de leur bonheur.

Vers la trentaine, j’ai compris que ce comportement-là ne permettait aucunement de se développer personnellement et par conséquent de s’autoriser la joie. Il m’a paru évident que pour accéder à cet état d’être il me fallait dépasser mes peurs pour naître à moi-même. M’autoriser l’originalité dans une société si conventionnelle et normative, ne plus me censurer pour être authentique à moi et donc à autrui. Mon cheminement évoluant, j’ai laissé pas mal de gens derrière moi ; avec un sentiment d’affection pour certains, de détachement salutaire pour d’autres. La qualité d’une relation étant toujours plus importante pour moi que la quantité.
Face aux difficultés de la vie j’ai toujours eu conscience que celle-ci était de nature impermanente même si je ne savais pas l’expliquer ainsi à l’époque. Doit-on d’ailleurs toujours savoir expliquer ce qui est inné chez nous ? Demandons-nous à un enfant de nous expliquer comment il marche ? Il ne saura l’expliquer par contre il le fera car il sait que c’est bon pour lui.
J’accueille le positif en chaque événement qui se présente à moi comme pour me nourrir, en attendant que s’améliore une situation vécue comme négative sur l’instant. Car en chaque crise réside une petite part de lumière qui me permet de rebondir. Ce comportement peut être considéré comme du survivalisme émotionnel. Grâce à ça je n’ai jamais perdu mon pouvoir d’action et de création. Pour permettre qu’un avenir meilleur arrive, il me semble évident que chaque petit instant de bonheur doit être considéré comme sacré. Je dirais que tout est bon pour être heureux : un oiseau qui se pose devant nous, le sourire ravissant d’un inconnu... C’est ma capacité d’émerveillement aux petites simplicités de la vie qui me permet de rester ancrée à la source de joie.

Je décide de ce que sera ma journée, ma vie.

Et si l’occasion ne se présente pas alors je la crée. Que ce soit seule avec un livre qui éveille ma curiosité, une musique qui me plaît, ou lors d’un rare moment de pleine solitude où je peux prendre un bain aux huiles essentielles ! Ou alors entre amis autour de gaufres cuites au feu de bois. Et si la maison grouille d’enfants alors là je ne peux rien demander de mieux.
Créer des moments de partages avec des personnes réceptives à la joie permet d’en décupler l’énergie.
Suis-je pour autant une personne à la vie facile ? Et bien je pense pouvoir répondre non, car après avoir été longtemps privée d’exprimer mon être suite à une éducation restrictive, j’ai déclaré un rhumatisme inflammatoire à l’âge de vingt-deux ans qui a bouleversé ma vie.
Alors j’ai décidé après un lourd parcours d’accueillir la vie comme elle se présente. Après tout, les moments difficiles sont une formidable occasion de resserrer les liens avec ceux qui nous aiment comme nous sommes.


Réjane Allons
rejane@vie-sante.fr
http://vie-sante.fr

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Texte 5 - Êtres de joie

Joie aux joues rosies de n’être que ce qu’elle est :
la présence sacrée,
consciente d’être,
consciente de vie.

Joie de mon cœur de battre pour la vie !
Joie de mon corps de naître à chaque instant !
Joie de mon esprit de refléter la Vie !
Joie de mon âme de s’incarner dans la légèreté de l’Être !

Une légèreté au goût de liberté qui exalte le rien, le simple et le beau.
Un émerveillement qui ouvre le chemin de tous les possibles.

Avec une lettre de plus, la joie devient la jolie !
Jolie joie qui enflamme mon regard et embrase mon cœur !
La joie de toi à moi,
La joie au fondement de moi.

Joie rime avec foi.
Foi dans la joie et joie dans la foi.
Avec toi, avec moi, pour le Soi.


Brigitte Bontemps
brigitte-bontemps@haona.fr
www.haona.fr

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Texte 6 - La Joie est ta Foi

« Cultiver la Joie,
Encore faudrait-il en avoir sur soi ! Et qu’est-ce que la Joie ?
Voilà bien qui rime avec Foi, alors, où est-elle en toi ? »

« La joie est à l’opposé du lisse, du factice. Avec elle, pas besoin d’artifice,
Cela bruisse.
Un mouvement doux et ondulant,
Qui part de l’en-dedans.
La Joie est ta Foi.
Elle te lie à l’instant, au Vivant. Renouer avec ton sacré,
Est la porte d’entrée,
Pour retrouver ta joie d’exister, L’envie d’être En Vie.
Sans en faire des folies,
Mais bien petit à petit,
Pour épouser l’espace, ta place, Et savourer ta quotidienneté, Avec légèreté et onctuosité. Abandonner ta personnalité, Au service de ton humanité. Être enamouré,
En totale abandonnée,
Reliée à ton essence,
Tout a du sens et fait sens. »

La Joie est ta Foi – 30 septembre 2016 - Texte Inspiré – Pascale Lecoq

À propos des textes inspirés :
Ils s’écrivent en quelques minutes, ont la particularité d’être en rimes, comme des poésies. Avec des mots nouveaux, des néologismes qui agrandissent notre perception, la rendent plus intuitive.
C’est du langage chantant, qui s’entend.
Ils agissent comme des mantras, ils possèdent une vertu magique : quelque chose se passe
en soi à leur lecture, d’autant plus si elle se fait à haute voix.
Ces textes servent de révélateur à notre être.
C’est une mise en lumière d’une partie de soi, avec un mot, une image, une sensation.
Je vous souhaite une belle exploration !


Pascale Lecoq
www.reveilasoi.com
contact@reveilasoi.com


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Texte 7 - Cultiver la joie par l’écriture

Le positif se cultive et la joie s’entretient.
Écrivez-le, vous verrez que ça reste !

L’écriture m’accompagne depuis toujours. C’est mon refuge, mon aide, mon confident, mon exutoire. Chaque épisode de ma vie, chacune de mes victoires, mes difficultés, mes interrogations ont toujours trouvé leur place couchés sur du papier.
L’écriture permet au mental de trouver matière et ainsi trouver son chemin. Elle conjugue prise de conscience, temps et action ; un moyen de s’ancrer ici et maintenant.

C’est aussi mon jardin.
Dans ce jardin, je plante tout ce qui me fait vibrer : les sons, les images, les odeurs, les pensées. Des plus petites aux plus grandes idées, tout a sa place.
J’appelle cela « cultiver son jardin positif ».
Dans un joli cahier, un objet auquel j’accorde de la valeur, j’écris ce qui me plaît, me parle comme si je semais des petites graines de plaisir, tout ce que je veux garder précieusement. En relisant, je me reconnecte à ce qui me fait vibrer : ces graines, plantées au fil des jours vont grandir et donner des fleurs, des plantes, puis des arbres, prenant racines au plus profond de mon cœur.

S’ouvrir au positif, s’attarder sur le beau et en garder une trace.
Le cercle vertueux aussi existe.

Cristalliser nos pensées, nos émotions, nous le faisons sans arrêt, sans même nous en rendre compte.
Avec le négatif, si on n’y prend pas garde, c’est quasi systématique puisque nous regardons des choses négatives, véhiculons plus souvent des choses négatives et le négatif engendre lui aussi du négatif. La pression, le stress, les peurs, ce qui est révélé mais aussi ce qui sommeille va être perturbé par ces énergies que nous allons sans cesse relayer, véhiculer. Nous ressassons ce qui ne nous plaît pas, ce qui nous énerve, ce qui nous fait peur. Télé, Internet, échanges rapides entre personnes : attentats, météo (ben oui ma pauv’dame on n’a plus de saisons !), politique, culture, social… Encore, encore, encore… Nous ne savons plus de quoi nous parlons, nous ne savons plus où nous en sommes mais nous relayons.
Quand nous comprenons ce mécanisme, il est aisé d’envisager un autre cycle d’engendrement.

Du concret naît la confiance. De la confiance naît la joie.

Alors un vrai travail de reconditionnement commence. Apprendre ou réapprendre à voir le beau, à voir le positif et le garder très précieusement car c’est un trésor. Ce n’est plus abstrait dans la tête car c’est écrit sur le papier, ça a pris forme, c’est réel, ça existe ! L’écrit « encre » les choses, pour maintenant, pour plus tard.
Les périodes plus difficiles de la vie, car nous en connaissons tous, nous savons alors que la joie est présente dans notre cœur. Et si nous en doutons, le cahier est là pour nous rappeler qu’il faut juste réussir à nous reconnecter à elle. C’est comme un puits, une oasis au milieu du désert. On peut venir s’y ressourcer et repartir.

Le passé n’existe plus, le futur n’existe pas et le présent est tel que nous choisissons de le voir et de le construire. La joie ne se vit que dans le présent.

Tous à nos cahiers, à nos jardins.
La joie est un feu intérieur : nourrissons-le !


Nathalie Sauron-Raisin
www.therapiesmanuelles.com

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Texte 8 - Alchimie de la Joie ?
Du plomb d’un sourire à l’or de la Joie

Vous avez dit « cuisiner » la Joie ? Alors allons-y !…

« Quand on rit, quand on naît ! » ou bien « Quand on rit quand on Est » ?
Oui, en effet, la Joie est une Sacrée cuisine, et certains vont même jusqu’à en faire une profession avec un beau nez rouge au milieu du visage pour que sorte, coûte que coûte, au milieu de muscles partiellement atrophiés… un sourire puis enfin un rire, condensé de stress, de lâcher-prise, de « Il faut que j’y arrive ! J’ai payé, je dois rire… »
Qu’en est-il de la Joie dans ce bouillon de culture réactionnel et de conditionnements ? Pour ma part, je crois que l’on est un peu à côté du sujet et que le rire ne procède peut-être pas de la Joie, que nos deux marmites, intellectuelle et émotionnelle, nous font croire que cette fois-ci ça y est !

On ne cultive pas la Joie, comme on ne la cuisine pas. Pas de recette, pas de méthode, pas de savoir-faire… alors peut-être un savoir-être ?

Au cœur d’une expérience de Vie, et peut-être pas aussi facile que ça, un surgissement, une étincelle, une Lumière, une Connexion, en dehors de toute procédure intellectuelle et émotionnelle, simplement une Connexion, au cœur d’un dépouillement, d’un vide et d’un silence habités.

Alors la Joie est là, sans explication ni stratégie, comme une Force de vie, un feu intérieur qui brûle toutes les différences, les distances, les cloisons. La Joie comme une vibration d’Unité, une Source éternelle au cœur du Temple de chair.
Ceux qui l’ont touchée n’en parlent pas, ils se contentent de la rayonner. La fonction de Joie est une fonction d’Amour sans condition, sans avant ni après, sans là-bas ou ailleurs, une fonction de Présence reliée.
Alors je ne peux pas cultiver la Joie, je cultive tout ce qu’il y a autour pour laisser au centre, un espace libre et vierge de tout, et si c’est l’heure pour moi de cette connexion, alors je ferai la seule expérience qui puisse honorer et justifier mon chemin de Vie.

Franck Aubert
franckaubert53@yahoo.fr
http://lapprenti-sage.jimdo.com

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Texte 9
Et si les crises de vie étaient de véritables cadeaux prometteurs pour nous permettre de nous reconnecter à notre joie et la vivreau quotidien ?

Comment mes crises de vie m’ont donné la chance de me remettre totalement en question pour me permettre de suivre ma voie, de libérer mon potentiel !

Je m’appelle Virginie, j’ai quarante-trois ans, trois enfants, Roxane, seize ans, Armand, treize ans et Hortense, onze ans, les trois amours de ma vie. J’habite dans la Drôme, à Die, une petite ville nichée au pied des montagnes du Vercors, dans un cadre de nature extraordinaire. J’ai fait le choix il y a neuf ans de quitter Paris avec toute ma famille : un choix de vie, comme un appel du cœur à passer a autre chose… Ingénieur agro de formation, j’ai travaillé dix-huit ans en tant que salariée dans le monde de l’entreprise sur des postes à responsabilité dans le domaine du marketing et du vin. Trois électrochocs ont bouleversé ma vie en 2013 2014 : mon mari me quitte, ma maison brûle et je me fais licencier… Des événements qui m’obligent à me remettre en question, à reprendre le contrôle de ma vie, à me reconnecter à moi-même, à ce qu’il y a de plus profond en moi, à ma joie intérieure. Comprendre, accepter, transmuter, transformer les épreuves pour en sortir grandie. Passer du rôle de victime à celui de guide… une reconversion vers le coaching qui coule de source et l’envie de partager mon expérience avec le plus grand nombre, l’envie de réveiller cette graine de joie qui sommeille en chacun de nous, d’activer son énergie, de lui laisser exprimer tout son potentiel… pour qu’elle grandisse et devienne la belle fleur que vous avez toujours eu envie ou rêvé d’Être.

Qui aurait dit il y a quatre ans que ma raison d’être était de semer des graines de joie dans le cœur des hommes et des femmes tout particulièrement…? Malgré toutes ces épreuves sur mon chemin, je me sens tellement plus épanouie qu’il y a quatre ou cinq ans… J’ai enfin repris ma vie en main, repris l’entière responsabilité de ma vie, de ce que j’avais envie de vivre. C’est une véritable RE-naissance… à moi-même !
Je suis passée à travers un certain nombre d’étapes dans ma transformation, un processus de reconnexion que je partage avec vous aujourd’hui… et les six clefs essentielles pour cultiver la Joie au quotidien ! Puisse-t-il vous inspirer…
La reconnexion à mon corps et à mes émotions : le socle, la base de ma reconstruction
À travers la découverte de la pleine conscience, de la méditation, j’ai réappris à vivre dans l’instant présent, à prendre du temps pour moi, appris à me poser et à me mettre à l’écoute de mon corps et de mes émotions, j’ai appris à gérer mes émotions, les accueillir pour ne plus être dans la réaction systématique ! Arrêter d’être dans le faire et apprendre à être. Redécouvrir la joie de vivre dans le moment présent.

La gestion de mon énergie, de ma force vitale : c’est quand mon énergie est au top que je peux vraiment m’engager dans le changement et la transformation. Cette étape m’a permis de faire le point sur tout ce qui a une influence sur mon énergie : mon alimentation qui a progressivement évolué, mes pensées, mes émotions, mon environnement et les événements. J’ai repris la responsabilité de ma vie : devant chaque événement, j’ai toujours le choix, en fonction de mon choix, de ma réaction, l’événement me tire vers le bas ou vers le haut.

Me remettre dans une spirale positive : choisir de faire des choses qui me font du bien, tout simplement, apprendre à mettre le focus sur le positif dans n’importe quelle situation et découvrir la puissance de la gratitude, mettre l’accent sur tout ce qui va bien dans ma vie. Une étape capitale pour moi de réaliser tout ce que j’avais de magnifique dans ma vie, malgré les épreuves… et remercier pour cela.

Dépasser mes peurs, mes doutes et exploser mes croyances : j’ai clairement appris à sortir de ma zone de confort et à faire face à mes peurs pour mieux les transcender et grandir ! Le bonheur est bien souvent juste derrière la peur ! Il suffit souvent de casser les vieux schémas, les « programmes » de notre enfance pour enfin se libérer. L’accompagnement, le coaching ont été merveilleux pour moi et m’ont permis d’avancer plus vite sur mon chemin.

Clarifier ce que j’ai envie de vivre : s’ouvrir à tous les possibles, rêver sa vie, laisser parler son cœur et se dire que finalement tout est réalisable et atteignable. Tout ce que la pensée peut imaginer peut devenir réalité. Qu’est-ce qui est important pour moi ? Qu’est ce que j’ai envie de vivre et d’expérimenter ? Qui ai-je envie d’être ? Plus je suis claire sur ce que je veux, plus l’Univers a la capacité de répondre à mes demandes.

Me laisser porter par le flux de la vie et lâcher prise : apprendre à faire confiance à la vie, comprendre que tout est juste et que toutes les situations sont là pour me faire grandir ! Je m’ouvre à la magie de l’Univers, la vie devient un jeu, je me laisse porter par les signes et les synchronicités. Tout se met en place.
Voilà donc un partage de quelques pépites croisées sur mon chemin, pour vous aider à vous reconnecter avec votre joie intérieure, étape par étape. Le chemin ? La reconnexion à mon corps, à mon cœur, à mon âme, puis le lâcher-prise pour enfin vivre ce que je suis venue vivre sur Terre… Le yoga a joué un rôle majeur dans mon processus de transformation. C’est pourquoi aujourd’hui je suis coach, professeur de yoga et je pratique également la danse, la méditation, le rire, le chant pour travailler en profondeur à la fois sur le corps et le mental.

Les clefs d’une joie durable ? Redonner du sens, vivre et apprécier chaque moment, se sentir en lien, contribuer à quelque chose de plus grand que nous, qui nous dépasse Réaliser notre mission de vie, au service des autres. Choisir l’AMOUR et non la PEUR, reprendre notre pouvoir et devenir la meilleure version de nous-mêmes à offrir au monde ! Telle est notre destinée.


Virginie BERTRAND de MARLES
Graine de Joie, www.prenez-vous-en-main.com
v.bertrand.coaching@gmail.com

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Texte 10
L’Art d’être en joie

Bizarrement, je me suis rendu compte il y a moins d’un an qu’il n’était pas si évident d’être en joie. Je m’interrogeais ; comment cela est-il possible ?
J’étais persuadée que nous naissions dans la joie alors comment pouvait-elle s’envoler, disparaître de notre corps ? Pire ! Comment nous, adultes, pouvions-nous culpabiliser d’être en joie ?

Qui a fait un peu de travail de guérison ou de chemin personnel sait que nos parents par leurs héritages respectifs, puis l’école, la société ont vite fait de faire taire cette joie d’enfant en nous pour ne laisser place qu’à des peurs. Bien, ça, c’est vu.
Mais culpabiliser d’être en joie ? Je tombais des nues.

Le fait est que cette société dans laquelle nous vivons, et qui sait si bien nous manipuler pour nous maintenir dans un état de peur, nous conditionne également à culpabiliser les uns envers les autres.
Depuis bientôt un an, je me sens bien. Je pourrais même dire que je suis à deux doigts du bonheur ! Alors comment se fait-il que la joie ait encore du mal à s’installer pleinement en moi ? Eh bien, j’ai découvert deux principales raisons : l’effet miroir et l’excès d’empathie.

En effet, qui suis-je pour être tellement en joie dans cette société malade ? Soit disant les temps sont durs, la crise, les guerres, les tempêtes météorologiques… Parlez à quelqu’un et dites-lui que vous allez parfaitement bien, que vous êtes heureux(se) de vivre, que la vie vous sourit et que… vous êtes en joie. Puis attendez la réaction, regardez son visage. La plupart des gens vous regarderont avec des yeux étonnés, voire d’un air bizarre. Ils pourraient vous faire une réponse telle que « Ah bon ? Tu en as de la chance toi ! » et vous regarder d’un air culpabilisateur. À ce moment-là vous devrez ne pas perdre face mais assumer fièrement cette joie et ce sourire si fièrement acquis qui vous caractérisent dorénavant. Car les rabat-joie auront tôt fait de vous entraîner avec eux dans leur sillage inconscient mais pervers ; si je ne vais pas bien, tu ne le dois pas non plus car sinon tu me renvoies en pleine face mon incapacité à être dans cette même joie et je me vois obligé(e) de me questionner sur qui je suis et sur ce que je fais de ma vie. Je ne vais pas te prendre pour modèle d’inspiration car je suis incapable d’aller à la rencontre de moi-même et de mes peurs, alors je préfère croire que tu es une exception et ne pas accorder foi à tes délires. De plus, il est absolument impossible que tu sois en joie et heureuse de vivre, il y a sûrement quelque chose qui cloche chez toi ! Voilà un des scénarios possibles mais il n’est pas le seul.

Il existe un autre effet pervers : l’excès d’empathie.
Auparavant, lorsque j’étais dans un groupe de personnes, au bout de quelques heures ou un jour ou deux selon les cas, ma joie m’échappait. Ayant pris pour habitude de me remettre (quasi) systématiquement en question lorsque quelque chose me perturbe, je me demandais : Que se passait-il à ce moment-là pour ne plus être en joie ? Un jour, j’ai compris ! Je ne m’autorisais pas à être en joie par empathie et ce, de façon inconsciente. Je me bridais, me retenais afin d’être « en accord » avec les autres. Une part de moi ne voulait pas montrer que j’étais sur le chemin du bonheur. En fait, le fond du problème était que j’avais encore des difficultés à accepter ma propre puissance, ma capacité à être inspirante et donc mon acceptation à être en joie.

Depuis lors, je reste vigilante lorsque je suis en société pour rester bien alignée et bien connectée avec ma joie afin d’être sûre qu’elle ne m’abandonne pas. Je m’autorise à être en joie même si mon entourage est moribond et n’est pas prêt à voir ni à supporter cela. Car je refuse de me sacrifier. Au contraire, je m’autorise par un jeu d’effet miroir, à être celle qui inspire car je veux faire ressortir le meilleur des autres pour faire ressortir le meilleur de moi-même et par là-même, qu’ils voient en moi l’espoir de vivre eux aussi, un jour, dans la joie.
Je travaille donc autant que possible à l’Art d’être en joie et ce, de façon permanente !

Peggy CASSAGNES
unebelleenergie@gmail.com
www.unebelleenergie.fr

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Texte 11
SI...



Si je vous parle en couleur, l’orange est vibrant

Si je vous parle d’un amant, mon cœur un enchantement

Si je vous parle de mes cellules, elles pullulent 

Si je vous parle d’une grâce, c’est une libellule

Si je vous parle d’une saison, c’est le printemps naissant

Si je vous parle du vent, c’est la caresse chaude d’une brise subtile.
Si je vous parle d’une femme, c’est une déesse prêtresse

Si je vous parle du temps, c’est le présent

Si je vous parle d’un tissu, c’est de la soie

Si je vous parle d’un enfant, il sourit



Je pourrais vous en parler pendant des heures, mais la joie, elle, se ressent.

Elle est à l’intérieur tantôt explosive et silencieuse, subtile et profonde, rayonnante pour le monde.

Cette joie profonde m’a amenée vers la gratitude apaisée de l’amour de la vie.



Plume Blanche
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