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Printemps 2010 - N°18

SOMMAIRE

3 édito
PAROLE DE TERRIENNE
4 Le printemps, une renaissance
5 Introduction à l’astrologie
DOSSIER
Pour une ménopause épanouie

7 Quelques clés pour une ménopause épanouie
10 Femme du passage
12 Le temps de s'émanciper et de s'épanouir
14 La ménopause en astrologie
15 La fin du temps cyclique
16 Ménopause et méditation

TEMOIGNAGES
Le Tao des émotions
18 Le tao de l'univers...elle
18 La modalité bois
20 La rate et le tao
22 Avez-vous les reins solides ?
23 Au Coeur de la matière
25 Les poumons et la tristesse
26 La voie des émotions
27 La traversée du désert
28 Emotionnellement vivante et entière

29 Publicités
30 Abonnement

31 Le rêve d’une femme
32 Portrait d’artiste : Christina Smith

 
 
 

EXTRAIT

La fin du temps cyclique, la connexion avec la femme sauvage

On me dit que j’ai le retour d’âge.
Vers quoi mon âge s’en retourne-t-il ?
Ménopause...
Elle est là cette période de notre vie vêtue de connotations plus ou moins effrayantes en tout cas, rarement positives. Comment passer ce cap ? Comment vivre la perte de notre jeunesse et de tout ce qui se rattache, comment accomplir ces deuils pour nous ouvrir à autre chose ? Comment ne pas se recroqueviller mais au contraire étendre nos bras et nos jupes et danser la danse de la femme sauvage, de “Celle qui sait ?” Comment devenir une femme mature vibrante ?

La perte du temps cyclique
Avec la fin des menstruations, ce cycle qui réglait notre vie avec ses multiples, disparaît. Nous étions femmes-lune, directement reliées au rythme des marées et des maternités et nous voilà, le ventre sec avec l’impression que cette sécheresse s’étend à toutes les parties de notre corps.
L’élément eau relié à la lune se retire. Nos yeux s’assèchent, notre peau et parfois notre sexe.
L’élément feu nous envahit parfois avec ses bouffées de chaleur qui nous laissent exténuées. Il irradie nos articulations et accentue cette soudaine impression d’accéder trop vite au rivage de la vieillesse.
Nous sommes, comme par le coup de baguette magique d’une vieille fée hostile, devenues quasiment transparentes pour la gent masculine. Cela augmente notre désarroi.
Femmes qui étions femmes-lune, que devenir ?
Nous devons vivre ce paradoxe ; au moment où notre corps perd une grande partie de sa séduction (celle de la jeunesse et de la fécondité), il se rappelle à nous sans cesse et de multiples façons.
Peut-être a-t-il quelque chose à nous dire ? Peut-être devons-nous commencer à nous voir autrement qu’à travers le regard de l’autre ?
Ce corps qui sue, s’échauffe, qui a mal et qui s’angoisse, peut-être a-t-il besoin que nous le considérions autrement, que nous lui reconnaissions sa noblesse, sa force et sa stature de femme mature. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, cela passe par le fait de reconnaître sa fragilité. Comme il est terrible le corset psychique que notre époque nous fait porter : il me semble, lorsque je regarde nos grand-mères, qu’elles vivaient mieux cette entrée dans l’âge.
Qu’elles n’avaient pas cette suridentification au corps qui nous caractérise. Les femmes de 40-50 ans avaient le corps des femmes mûres, c’était ainsi. Elles avaient la fierté d’avoir élevé leurs enfants, d’avoir survécu aux guerres et autres cataclysmes. Nous, nous ajoutons à
notre image, le calque du corps de la jeune femme parfaite de 35 ans et détestons tout ce qui dépasse de ce calque.
Nous nous rejetons sans cesse et nous étonnons d’être rejetées.
Il doit s’agir d’être présente autrement à notre corps, de le considérer avec bienveillance, de le remercier pour le fait de contenir notre âme et de cheminer avec nous pendant cette vie qui nous est donnée.
Pour cela, rejoignons la femme sauvage, cet archétype instinctuel qui est en chacune de nous et comptons nos blessures de guerre.
Comptons nos cicatrices ; nos blessures, nos accouchements, nos avortements, les agressions vécues, les maladies...
Fabriquons-leur un totem, en papier, en carton, en branchage...
Et entonons le chant de la guerrière qui est revenue de la bataille, meurtrie mais vivante. Chantons un chant sauvage d’Indienne, d’Africaine, de femme Celte, de Basque, de Bretonne... Nous chanterons le canto hondo, le champ des profondeurs du monde.
Puis baignons ce corps, massons-le, enduisons-le de lait et d’huile parfumée et soyons douces pour ses plis, ses tâches et ses rides.
Autrefois la jeune épousée avait préparé son trousseau.
Offrons à notre psyché un acte symbolique : faisons le trousseau de notre maturité avec deux, trois belles choses qui parlent à l’âme. Osons une nouvelle couleur, un vêtement doux où nous envelopper. Offrons-nous de la beauté dans notre quotidien...

Marlène Herrero



VOS ECRITS

D’une grand-mère j’ai reçu les enseignements des 7 cordons à couper. Ces cordons représentent les différents passages de notre vie, de la naissance à la mort. Il sera toujours préférable de vivre ces passages en conscience. Présentement dans mon histoire de vie je suis au début du passage du 6 ièm cordon, la ménopause.
Je suis grand-mère à mon tour et je sens la responsabilité de transmission dans ce monde d’illusion ou les petites filles et les femmes tombent trop souvent…faute d’avoir écouter leurs intuitions. À la ménopause nous avons toutes le choix d’assumer ce passage ou de le vivre dans l’illusion de la jeunesse éternelle. Sachez toutefois que la gravité se chargera de vous rappelez que l’appel de la terre se fait sentir de plus en plus…et ce inexorablement. La mort faisant partie de la vie. Seul le changement lui-même ne change pas.
Voici une petite histoire de transmission :
Juste avant mon départ pour la France, le 22 juin dernier, mon frère m’a contacté en me demandant de téléphoner à ma nièce de 11 ans qui avait pour la toute première fois ses lunes.
Mon frère sait qu’à titre de grand-mère j’anime des ateliers sur les différents passages de vie que les femmes traversent. Ma nièce, Bianka, était à vivre le début du passage du 4iem cordon de sa vie de femme en devenir.
Le seul temps que j’avais pour contacter Bianka était le lendemain matin avant qu’elle ne parte pour l’école car je prenais l’avion dans le courant de l’après midi.
N’ayant pas d’autre disponibilité pour parlé à Bianka, avant mon départ, j’ai dis à mon frère que je téléphonerais le lendemain. Je me sentais un peu bousculé par le temps et surtout je me sentais étrange de téléphoné si tôt le matin, 07h30, pour aborder le propos du cycle lunaire qui prend place dans notre vie.
Le soir venu lorsque je me suis couché, je pensais donc à ma nièce et j’ai demandé à recevoir, durant la nuit, ce qui serait juste pour elle. Voici donc le rêve qui est passé à travers moi cette nuit là et que j’ai partagé à ma nièce le lendemain matin:
«BIANKA la nuit dernière j’ai rêvé à toi !
Dans un endroit, autour d’un feu, il y a d’assise par terre sept Grands Mère.
Dans l’embrassure de la porte je vois ta silhouette, il y a de la lumière dehors mais à l’intérieur c’est plutôt sombre. Genre de loge des lunes ou seul les femmes étaient admise.
-La première grand-mère t’invite à venir t’assoir avec elles autour du feu en te souhaitant la bienvenue dans le monde des femmes. Par ce geste elle te reconnait dans ton rôle de femme en devenir.
Toi BIANKA tu as pris place avec les sept grands mère auprès du feu.
-La deuxième grand-mère t’explique le cadeau de créativité que nous les femmes avons reçu, entre autre celui de porter la vie en nous. Tu auras peu être un jour, lorsque le temps sera venu, le privilège d’avoir deux cœurs qui bâtent dans ton corps de femme.
-La troisième grand-mère te parle du lien entre la terre et les femmes. La terre transforme la semence qui vit en elle, se nourri d’elle et qui grandi, ce qui est très semblable au bébé qui se développe en nous et qui se nourri du sein de sa mère. Nous parlons souvent de Mère Terre qui, entre autre, sait si bien composter ‘’nos déchets’’ lorsque nous lui demandons.
-La quatrième grand-mère te parle du sang qui coule de ton corps et du cycle qui s’installe dans ton corps tel un cycle lunaire, tout les 28 jours à peu près. Elle t’explique l’importance de ton lien avec la lune et l’univers tout entier.
-La cinquième grand-mère te parle du cadeau d’intuition que tu reçois en même temps que tes lunes. Intuition que tu devras apprendre à développé, surtout au moment de tes lunes. Écoute tes rêves. Fais-toi confiance avant de faire confiance aux autres.
-La sixième grand-mère te parle de la porte sacré qui permet à l’homme de mettre sa semence en toi et de l’importance de ne pas ouvrir cette porte à n’importe qui et dans n’importe quelle condition.
-Moi j’étais la septième grand mère assise au feu et lorsque mon tour de m’adressé à toi est arrivé, je t’aie remit un petit cadeau symbolique. Un petit collier avec une pierre de lune qui symbolise ton cycle lunaire faisant partie du passage que tu vie maintenant.
J’ai pensé te partagé ce rêve belle BIANKA, car tu es importante pour moi.»
Lorsque j’ai eu fini il y à eu un silence et Bianka m’a dit qu’elle avait eu pour la première fois ses lunes.
J’ai promis à ma nièce de lui écrire ce rêve afin qu’elle puisse le lire à sa volonté. Naturellement mon frère et moi n’avions pas dit que ce rendez vous téléphonique était planifier.
Lorsque je suis arrivé en France chez mon amie Françoise de Dinard, j’ai pris le temps de mettre ce rêve sur papier. J’ai par la suite trouvé un collier avec pierre de lune que je me suis empressé de poster. J’étais bien consciente que cette lettre n’était pour elle que le début qui marque le passage du 4 ièm cordon. Il y a tant à dire et à développer sur ce que chacune des grands-mères à apportés.
Chaque fois que j’ai partagé cette histoire aux femmes elles me demandaient si elles pouvaient s’en inspiré pour les jeunes femmes en devenir qui sont autour d’elles.
La ménopause représente pour moi un temps de synthèse, le temps de semer pour les générations à venir…
Mulgtess Joan Pawnee



Le TAO des émotions

Attention aux profondeurs de l’Eau qui nous plonge dans l’obscurité et la solitude. Dans cette situation, le silence et l’introspection nous permettent de traverser la mélancolie et le désespoir et d’atteindre la clairvoyance.
Les sentiments de totalité et d’exaltation sont représentés par le Ciel. Il s’agit-là d’un pouvoir de détermination et de volonté, dans la constance ; sans hésitation, ni contradiction.
Le Lac est une période calme et tranquille où la joie habite notre cœur. La confiance et la tolérance nous accompagne. Attention cependant à ne pas être séduit par les plaisirs au point d’en oublier notre sérénité.
Accueillante, réceptive est la Terre. En nous abandonnant, comme elle, nous devenons fertiles et créatives. L’ennuie, la lassitude, le désœuvrement ne sont plus de notre monde. Les accusations et le rejet font place à des qualités d’acceptation et de soutient.
Explosif, le Feu est lumineux mais aussi dépendant de son combustible. En reconnaissant ce « combustible » (dans notre moi profond et/ou nos relations) nous pourrons établir une communication vraie avec nous-mêmes et les autres. Ainsi nous pouvons dépasser les colères et frustrations et connaître l’illumination, l’éveil qu’apporte cette énergie solaire.
Le Vent nous rappelle la douceur avec laquelle nous pouvons accueillir ce qui vient. L’égoïsme, l’obstination disparaissent dans la fluidité de notre engagement. Le discernement permet un positionnement juste et serein.
L’énergie du Tonnerre est impulsive. C’est le moment où la puissance et le pouvoir emmagasinés pendant les phases précédentes jaillissent. Les peurs, hystéries, paniques proviennent d’un égo prédominant. L’accueil et l’équanimité en toutes circonstances nous permettent de nous libérer du corps de souffrances et d’expérimenter de nouveaux aspects de nous-mêmes.
Immobile, la Montagne nous invite à l’arrêt, au repos. Nous sommes sur le sentier de la connaissance, unie au temps et à l’espace. L’ici et maintenant est spontané. Les illusions et les rigidités n’ont plus lieu d’être.
Marjolaine Chamayou

 
 

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