Sommaire du printemps 2007

 

p. 4 : Toile de fond céleste
p. 6 : Dossier :
Eternelle apprentie de la Vie
p. 6 : Pourquoi sommes-nous là ?
p. 8 : “In Pace”
p. 12 : De mémoires de Sorcière
p. 14 : Conte déboussolant d’une Ame
en incarnation
p. 18 : Un Gai Rire de Soi
pour guérir le moi
p. 19 : Un pas vers... l’allégresse
p. 20 : Pirouette
p. 22 : Gai-Rire de la violence par le Clown
p. 24 : Publicités
p. 26 : Abonnement
p. 27 : Le Rêve d’une femme
p 28 : Calendrier des 13 lunes de ce printemps

 

 

 

Un extrait de la revue

 

 

Quelle que soit votre tradition, peu importe la pratique que vous
avez adoptée pour voir la clarté de votre esprit, peu importe ce qui
vous a calmé, retracez-en les racines – car en retraçant ces racines,
vous voyez qu’il n’y a qu’une vérité, une seule sagesse. Ici, les
gens de l’Ile-de-la-Tortue disent : “Ensemble, en retraçant nos
racines jusqu’au Grand Arbre de la Paix, nous complétons le cercle
sacré, et le feu sacré sera rallumé dans chaque cœur.” Visualiser
cela, c’est une idée, et cette idée se manifeste à mesure que chacun
de nous fait l’offrande de son ignorance dans ce feu de la
transformation. L’ignorance est pénible – pourquoi s’y attacher ? On
peut l’offrir au feu…
… Avoir reçu le cadeau d’un corps, être vivant maintenant, c’est une
véritable occasion de cocréer, de mettre au monde une famille d’êtres
humains dignes.
En étant en juste relation les uns avec les autres, en posant des
gestes bienveillants pour les gens, par l’intelligence claire, nous
voyons les possibilités qui sont offertes et nous choisissons en
toute sagesse la meilleure
d’entre elles : la paix. Nous revenons au Sentier de Beauté en
cheminant dans la beauté en nous-mêmes, et en honorant et en
respectant cette semence de beauté en chacun de nous. Ainsi, nous
engendrons la sagesse de la famille planétaire. C’est ce que nous
faisons maintenant, en ce moment même. Lorsque mon grand-père me
disait ces choses, je me demandais : “Nous étions ici avant, mais
nous sommes ici en tout temps, et maintenant, et avant, et après;
tout se passe maintenant.” Il faut être attentif ici et maintenant.
C’est cela, être sur le Sentier de Beauté.
Alors parcourons clairement le Sentier de Beauté. La voie est
jalonnée de plusieurs enseignes. Que disent-elles ? “Bourbier du
doute”; n’allez pas dans cette direction. Voyez-la pour ce qu’elle
est, et sachez que c’est un tissage de la pensée. En cas de doute,
rappelez-vous seulement que vous êtes assis, que vous respirez, que
vous inspirez et que vous expirez. Voilà une certitude. Ayez un peu
de certitude. Réalisez que votre voix est un trésor et un puissant
cocréateur. Apprenons à parler en bien les uns des autres; suscitons
la beauté en nous-mêmes. Ayons le courage de dire la vérité.
Dans cette famille humaine, plusieurs ont trouvé une voix éclairée.
Plusieurs trouvent des façons de partager les talents, de planter
ensemble des jardins de bonne volonté, de bonnes semences, de respect
pour nous-mêmes et les uns pour les autres. Plusieurs se sont
rappelés la sagesse des anciens et savent qu’il faut trouver la
vérité, vieille ou neuve, en soi-même. Ensemble, nous pouvons
traverser les pensées, traverser le doute, arriver à nous connaître
en tant qu’humains. Ceux qui pratiquent et prient ensemble deviennent
parents d’un même esprit. Ainsi, nous lançons un chant commun, un
espoir, un rêve au sein de ce grand rêve de la vie. Le rêve du
Peacekeeper : engendrer la vie qui est toujours là, et rallumer le
feu sacré. Un autre nom de Tsalagi est Cherokee, c’est-à-dire le
Peuple-d’un-seul-feu. Un seul feu a tout engendré, et ce feu était
une lumière, était un son. Ainsi, à partir de ces sons, disons-nous,
tout arrive; tout arrive à partir de ces sons, à travers le feu bleu
de la volonté. La volonté d’être uni dans le rêve de l’humanité. Nous
sommes venus ici ensemble, et cette volonté de continuer restera
forte jusqu’à ce que nous ayons pleinement appris à découvrir la paix...
Dhyani Ywahoo sagesse amérindienne