Sommaire
de l'Hiver
2006 / 2007
Vivre
en Harmonie avec l'Hiver
Toile de fond céleste
Dossier
:
Notre Lieu de Pouvoir
La terre et la Tortue
Voyage vers l'utérus
Parfun d'Utérus
Les fibres d'énergie
Technique de récapitulation
Entrer en Tiyoweh
Un pas vers ... l'intérieur de soi
Etre intuitif
Le silence, accueillir le merveilleux
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Abonnement
Le Rêve d'une
femme
Calendrier
des 13 lunes de cet hiver
Un extrait de la
revue
Parfum d'Utérus
Au plus profond de nous, dans notre silence intérieur, réside
un Lieu de mystère, espace de création universelle d’où
naît l’intuition. Lieu de mémoires, lieu de pouvoir,
approchons-nous de ce qui est en dedans de nous et offrons au monde
le féminin dont il a tant besoin.
Cet organe tout intérieur incarne l’essence de notre féminité
et pourtant il mène une existence misérable, oublié,
renié au plus profond de notre corps.
Nous allons descendre et rencontrer notre mystère, notre puissance,
pallier par pallier, en faisant des pauses, jusqu’au plus profond
de nous-même… sans fausse pudeur.
Souvent à un pallier un événement de notre histoire
émerge. Sa mémoire demande à être accueillie,
comprise, digérée, intégrée.
La rencontre avec l’utérus, son silence, sa créativité,
est une porte d’accès pour des perceptions illimitées.
L’histoire commence par une exploration de soi, de son corps,
de ses émotions pour développer plus de sensibilité,
approfondir ses perceptions et pouvoir également se fier à
ses propres sensations et à son intuition. Cette rencontre nous
permet d’offrir à notre intimité la possibilité
de se révéler, de devenir capable de l’entendre,
de la recevoir, de comprendre comment va l’utérus et ce
qu’il porte en lui. Dans cette rencontre avec soi-même,
développer l’écoute, puis le senti.
“L’important n’est pas le but, mais le chemin”
de connaissance que nous allons emprunter. Un chemin non balisé,
rarement exploré… tout reste à découvrir.
Lieu
de mémoires
L’utérus garde en mémoire les impacts des événements
passés, de vécus agréables ou difficiles. Réceptacle
universel, il garde aussi en mémoire des traces des générations
passées, notre corps réagissant, sans que cela soit conscient,
par exemple à une ancêtre morte en couches, rendant impossible
la mise au monde d’un enfant, alors que médicalement, rien
n’est à signaler. De même, lorsqu’un avortement
est vécu dans la négation (non à l’enfant,
non à la situation, non au partenaire), ce négatif reste
bloqué dans l’utérus même quand l’enfant
est parti. Un travail de nettoyage de cette mémoire est souvent
nécessaire. Il en va de même pour les empreintes laissées
par ceux qui ont voulu goûter au nectar, s’approcher du
calice sans qu’ils y aient été invités …
Ce qu’on voit de l’utérus, c’est ce qui sort
de lui : le sang, les bébés, et ce qui entre en lui :
la semence dont il va se nourrir pour créer un nouvel être.
Ce lieu a le pouvoir à la fois de contenir un être pendant
neuf mois, l’énergie étant tournée vers l’intérieur,
et d’expulser, de transformer sa chimie et les hormones, lorsque
le bébé le demande, pour l’accompagner vers la sortie
: c’est l’enfant qui informe l’utérus qu’il
est prêt à sortir et ce dernier, qui a contenu pendant
neuf mois, à l’écoute des besoins du bébé,
sécrète les hormones qui modifient le contenant en expulsant.
Cycliquement, il prépare l’espace à accueillir la
vie : dans cette phase du cycle nous sommes tournées vers l’intérieur,
jusqu’au moment des lunes, période de Tiyoweh, d’écoute
intérieure, où, dans le silence, nous arrivent du très
profond des intuitions, des visions, des clarifications. Dans cette
période l’énergie est tellement tournée vers
l’intérieur que les objets nous échappent des mains.
L’aviez-vous remarqué vous aussi ?
Les émotions stockées empoisonnent de l’intérieur
et créent des pathologies qui vont finir par se voir à
l’extérieur. Nos mémoires douloureuses laissent
des traces et des marques jusque sur nos visages, dans nos regards,
ces mémoires font qu’une distance s’installe entre
nous et les autres, et ce n’est pas forcément cette distance
que nous désirons, ce n’est pas celle-là, la “bonne”
distance. Dans cette distance la peur a pris place, peur du contact,
de l’intrusion, que l’autre vienne prendre à nouveau.
Selon M.D. Piontek, “L’utérus est l’endroit
privilégié dans le corps d’une femme où des
années d’émotions négatives vont s’accumuler
et empoisonner l’organisme féminin de l’intérieur.
Les problèmes de l’utérus, comme les règles
douloureuses, les pertes vaginales, les fibromes ou le cancer, sont
des manifestations de cet empoisonnement intérieur. D’un
point de vue médical, ces maladies sont considérées
comme normales. Mais d’un autre côté, vivre en étant
malheureuse, négative et pessimiste est une attitude qui montre
à quel point la femme est déconnectée de son potentiel
féminin …”
Chaque expérience sexuelle qui n’est pas source de joie
est mémorisée dans le corps et particulièrement
dans l’utérus. La violence sexuelle, l’absence d’amour
et les conflits non résolus sont du poison pour un utérus
affaibli. Faire l’amour en étant absente fait que l’on
n’habite plus notre utérus, que nous nous coupons complètement
de lui ...
Karine Nivon